Audience sur la rentrée à l’Assemblée nationale le 17 septembre 2025

© Palais Bourbon

COMMISSION DES AFFAIRES CULTURELLES

TABLE RONDE SUR LA RENTRÉE SCOLAIRE RÉUNISSANT DES REPRÉSENTANTS DES SYNDICATS REPRÉSENTATIFS D’ENSEIGNANTS

Mercredi 17 septembre 2025

LES VIDÉOS

PREMIER DEGRÉ

« Notre école ne va peut-être pas continuer à fonctionner sur le dos des personnels et sur la bonne volonté des personnels. »

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TRANSCRIPTION

Bonjour Madame la Présidente, bonjour Mesdames et Messieurs les députés,

Nous avons une pensée de la part du SNALC pour notre collègue Caroline Grandjean-Pacoud. Rappelons que c’est une affaire qui n’est pas nouvelle, qu’il y avait déjà eu des alertes, et même de la médiatisation ; à l’arrivée, alors que la protection fonctionnelle était donnée, alors que toutes les alertes étaient faites, en arriver à ce que notre collègue se suicide nous paraît absolument nécessiter une enquête approfondie pour déterminer notamment si le soutien de l’institution a été plein et entier.

Sur la rentrée, cette rentrée n’est malheureusement pas très différente des rentrées des années précédentes.

Le problème d’attractivité est toujours le même, nous avons toujours des manques au concours, dans le premier degré, dans les académies déficitaires – maintenant structurellement – que sont Versailles, Créteil, la Guyane ou Mayotte, pour des raisons qui ne sont pas non plus toujours les mêmes ; néanmoins, ces difficultés se sont installées dans la durée. Vous allez avoir à voter un budget. Budgéter, à un moment, c’est choisir. Nous, au SNALC, nous pensons qu’il faut choisir l’école de la République qui, contrairement à ce qu’on peut entendre, n’a pas été privilégiée, et cela s’en ressent sur les conditions de travail des professeurs des écoles.

Je voudrais vous rappeler quelques chiffres du ministère de l’éducation nationale. Alors que les professeurs des écoles sont ceux qui ont le plus l’impression de faire quelque chose d’utile, d’avoir le sentiment que leur travail a du sens et de la valeur dans l’éducation nationale, ils sont aussi ceux qui ont le moins le sentiment que leur métier est valorisé dans la société (2,5/10 d’après l’échelle du ministère de l’éducation nationale, et 3,2/10 sur la satisfaction sur le niveau de rémunération).

Vous allez me dire, l’argent on en manque… Néanmoins, est-ce qu’on utilise celui qu’on a de la meilleure des façons possibles ?

J’en viens à la formation initiale, par exemple. On a beaucoup de politiques pour essayer d’attirer de nouvelles personnes. Nous allons avoir une formation – qui d’ailleurs, sur le premier degré, n’est pas forcément mauvaise, et nous on n’avait pas de soucis avec le changement de place du concours par exemple – mais on se préoccupe très peu de garder les agents qu’on a déjà.

La ministre démissionnaires Borne a bien signalé qu’il y avait un souci de milieu de carrière, je ne crois pas qu’elle ait fait quoi que ce soit pour le résoudre ; et quand bien même elle aurait essayé de le faire, les arbitrages budgétaires ne l’ont pas permis. À un moment il faut bien se rendre compte que les personnels de l’éducation nationale ont envie de partir et que la satisfaction de faire quelque chose d’utile n’est pas un moteur suffisant pour les faire rester. Ils ont pris conscience qu’ils ont des compétences qui peuvent être aussi utiles ailleurs dans la société. Donc il va falloir véritablement avoir une prise de conscience collective sur le fait que notre école ne va peut-être pas continuer à fonctionner sur le dos des personnels et sur la bonne volonté des personnels.

Sur l’école inclusive, nous avons un vrai souci avec les pôles d’appui à la scolarité (PAS). On avait un souci avec les PIAL aussi, mais celui-là est qu’il y a notamment la disparition d’un mot qui nous paraissait pourtant un mot très important dans la politique de l’école inclusive, c’est le mot handicap. Nous sommes en train de glisser d’une politique à destination des élèves en situation de handicap vers une politique à destination des élèves à besoin éducatif particulier, notion très floue qui pour le moment, c’est un mot qui pour nous recouvre 100 % des élèves : chaque élève a des besoins éducatifs particuliers. Le saupoudrage qui est actuellement l’école inclusive risque d’être encore plus du saupoudrage.

Je voudrais aussi signaler qu’avant de généraliser, normalement, on doit faire le bilan des expérimentations. On a expérimenté les PAS dans 4 départements. À ce jour, pour les organisations représentatives, aucun bilan n’a été présenté par le ministère de l’Éducation nationale, mais déjà il y a la volonté de l’inscrire dans la loi, ce qui nous semble à minima étrange. Pourquoi expérimentons-nous si c’est pour ne pas s’appuyer sur les résultats des expérimentations ?

Un dernier point sur la direction d’école. Les directrices et directeurs d’école sont absolument surchargés. Le SNALC a demandé depuis très longtemps que des personnels administratifs puissent venir en soutien au directeur d’école. Il y a aussi la question parfois de l’accueil, le fait d’avoir des personnes à l’entrée des écoles. Les écoles sont souvent des passoires, très clairement, puisqu’une fois que les personnels sont en classe, il n’y a absolument personne pour voir ce qui s’y passe. La loi Rilhac, de ce point de vue-là, n’a strictement rien résolu. Les directrices et les directeurs d’école tirent la sonnette d’alarme.

Je vous remercie.

SECOND DEGRÉ

« On nous a beaucoup parlé de l’école de la confiance. Et ce qui nous remonte des personnels du second degré, c’est qu’on ne nous fait absolument pas confiance. »

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TRANSCRIPTION

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, bonjour, ou re bonjour.

Je ne vais pas revenir sur certains points de ce matin, mais qui concernent tout autant le second degré que le premier degré, la question de l’attractivité. Cette question de l’attractivité se pose même d’ailleurs depuis plus longtemps, dans le second degré.

La question de l’école inclusive et de ce que, nous, on appelle l’inclusion au rabais des élèves se pose de plus en plus massivement dans les collèges prioritairement, mais aussi énormément dans les lycées professionnels. C’est un point dont les collègues nous parlent de plus en plus.

Quant aux postes au concours, on sait que certaines disciplines sont maintenant structurellement sinistrées, les lettres, les mathématiques, l’allemand. Et certaines viennent chaque année s’ajouter ; on se rend compte qu’on a de plus en plus de mal à vouloir devenir enseignant, quand bien même des choses sont tentées pour changer la place du concours, tenter des petites revalorisations salariales. On voit qu’on est quand même très loin du compte sur un métier qui aujourd’hui n’attire plus.

Je voudrais, au nom du SNALC, revenir sur une formule qu’un précédent ministre utilisait beaucoup et qui nous semble nécessaire de réanimer ici, la formule d’école de la confiance. On nous a beaucoup parlé de l’école de la confiance. Et ce qui nous remonte des personnels du second degré, c’est qu’on ne nous fait absolument pas confiance. On n’a absolument aucune confiance dans nos compétences professionnelles.

On n’a, exemple récent, aucune confiance dans notre capacité à évaluer nos élèves au lycée général et technologique. Puisqu’on nous sort une note de service de rentrée qui n’a été même pas discutée, ni même évoquée avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives, avec les représentants des personnels qui sont supposés la mettre en œuvre. Cette note de service est censée nous expliquer qu’il faut évaluer comme ci et plus comme ça, qu’il y a des évaluations comme ci et des évaluations comme ça. Que pour certaines, il faut mettre coefficient zéro et pour d’autres, non. Et que tout ça va permettre aux élèves d’être moins stressés, puisque c’est bien connu, s’il y a moins d’évaluations qui comptent, ces évaluations-là ne vont pas plus les stresser. Ça n’a aucun sens. Mais ça arrive peut-être parce qu’il fallait dire quelque chose, je ne sais pas, peut-être parce que quelqu’un a eu une idée dans un bureau de la DGESCO à un moment… alors voilà, on est en train de redésorganiser le baccalauréat général et technologique qui n’avait vraiment pas besoin de ça. Puisque depuis qu’il a été mis en place ce nouveau bac, je rappelle qu’il y a à peu près un nouveau bac par an. Nous vivons chaque année un renouvellement du baccalauréat et du fonctionnement du baccalauréat. Alors cette année, on va avoir une épreuve de mathématiques. Ça fait quand même plus d’un an qu’au SNALC on alerte sur le fait qu’on n’a peut-être pas les correcteurs pour corriger l’épreuve commune de mathématiques, les épreuves de spécialité et être jury du grand oral. Moi, qui suis professeur de lettres, je sais qu’on manque de professeurs de lettres pour faire tout ça. Donc pour les professeurs de mathématiques, ça risque d’être le même problème. Si on veut montrer qu’on ne fait pas confiance aux personnels de l’éducation nationale, il faut continuer à faire ça : il faut continuer à balancer des directives qui viennent contredire les directives précédentes. Et réformer la réforme de la réforme de la réforme… parce que visiblement, on n’a pas dû bien la comprendre la première fois et qu’il faut nous la présenter différemment.

Sur la voie professionnelle, vous avez parlé, Madame la Présidente, du fameux Y. Je voudrais juste vous donner un chiffre qui vient d’une très sympathique académie. Sur la partie d’enseignement renforcé pour les élèves qui n’iraient pas en stage, en entreprise, dans une académie, le chiffre d’absentéisme est de 90 %. Mais ce n’est pas grave, on maintient le Y cette année, même si on le réduit à 4 semaines. Au moins, ils ne seront absents que 4 semaines au lieu d’être absents 6 semaines. Une fois encore, les organisations syndicales, je crois assez nombreuses, dont le SNALC, avaient signalé ces problèmes-là, très en amont. Visiblement, on ne leur a pas fait confiance.

Un point sur la formation initiale. On a un souci spécifique sur le second degré. C’est que le master ad hoc éducation est forcément un master éducation dans le process de formation. Et qu’on ne peut plus faire des masters de recherche disciplinaire pour devenir enseignant dans le processus normal. Ça va quand même vider les viviers de thèse assez rapidement. Il faut s’en rendre compte.

En conclusion, pour les personnels du second degré [ …]. Nous n’avons plus de médecins, je tiens à vous le dire. Je pense qu’on peut quand même se mettre d’accord là-dessus, par exemple. En ont assez des dispositifs, des machins, des trucs qui changent, etc. À un moment, on ne s’occupe pas de la crise d’attractivité. On ne s’occupe pas du fait que les personnels de l’éducation nationale n’y arrivent plus et savent qu’ils n’y arrivent plus. Et ce n’est pas en changeant tous les programmes de l’école et du collège, qu’on va y changer quoi que ce soit. On va juste ajouter des tâches supplémentaires, de l’instabilité supplémentaire. Et pendant ce temps-là, on cherchera de plus en plus de contractuels qui ne sont toujours pas mieux formés qu’avant. Et on les balancera devant les élèves en priant si on est religieux, ou en croisant les doigts si on est laïque.

Je vous remercie.


Inscription aux concours 2026

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Les dates d’ouverture des serveurs d’inscription aux concours des personnels enseignants et d’éducation sont les suivantes :

  • Concours Bac+5 et concours non réformés (agrégations, PSYEN, etc.) :

du jeudi 18 septembre 12 h au jeudi 6 novembre 12 h

  • Concours Bac+3 :

du mardi 14 octobre 12 h au mardi 2 décembre 12 h

  • Période de chevauchement :

du mardi 14 octobre 12 h au jeudi 6 novembre 12 h

Ces dates intègrent d’emblée les périodes habituelles de prolongation.

Pour toute information, contactez le SNALC de votre académie : coordonnées


BFMTV – “Donnez-nous l’exemple !” : l’appel des enseignants aux gouvernants

© SNALC
« Je crois en la France. J’ai profondément foi en l’institution, en l’école. Et je demande aux politiques de redevenir républicains. Où sont les Olympe de Gouges, où sont les Simone Veil ? On a besoin d’exemplarité ! »
Laure Boulard
Trésorière SNALC Paris

Laure Boulard, enseignante en lycée professionnel et trésorière du SNALC Paris, alerte sur l’épuisement des professeurs et le manque de reconnaissance de leur métier. Elle réclame des comportements exemplaires des élus et appelle à des actes concrets du gouvernement pour redonner sens et stabilité à l’école.

Laure Boulard, trésorière du SNALC Paris, est l’invitée de BFMTV le 8 septembre 2025.

SNALC – Laure Boulard

Oui, je suis enseignante.
Je suis enseignante en lycée professionnel à Paris, et j’aimerais vous parler de l’école ce soir. Aujourd’hui, les enseignants sont exténués. Ils travaillent dans des conditions intenables. J’ai quelques exemples : au moment où nous parlons, j’ai des collègues qui dorment dans leur voiture, parce que le salaire d’un enseignant est devenu déplorable. L’attractivité du métier est catastrophique. C’est dramatique, car que veut-on pour l’avenir de nos jeunes ? Moi, je demande au gouvernement de se concentrer. On nous répète toujours que la santé et l’éducation sont des priorités, mais finalement cela passe après tout le reste. Les mots sont jolis, mais moi, j’attends des actes. J’attends qu’on fasse quelque chose pour nos enfants.

BFMTV – Journaliste

Est-ce que cela pourrait vous pousser, Laure, à manifester demain ?

SNALC – Laure Boulard

Je ne sais pas encore. Franchement, je ne sais pas encore. Parce qu’il est aussi important pour moi d’être dans ma classe. Je sais que de nombreux enseignants sont exaspérés par leurs conditions de travail, à tous les niveaux : chefs d’établissement, inspecteurs, enseignants. C’est tout le secteur de l’éducation nationale qui est meurtri par les réformes successives. Elles s’enchaînent si vite qu’on n’a pas le temps de les mettre en place qu’une nouvelle arrive déjà. Aujourd’hui, je demande à notre nouveau ministre de la stabilité. Une vraie stabilité pour notre pays. Et un vrai dialogue social.

Moi, j’ai envie d’y croire. Je crois en la France. J’ai profondément foi en l’institution, en l’école. Et je demande aux politiques de redevenir républicains. Où sont les Olympe de Gouges, où sont les Simone Veil ? On a besoin d’exemplarité. Vous savez, quand vous êtes enseignant, on vous demande de la congruence. La congruence, c’est quoi ? J’ai le respect d’arriver à l’heure pour mes élèves, donc eux arrivent à l’heure pour moi. J’aimerais que les politiques fassent de même pour nous. Donnez-nous l’exemple ! Donnez-nous vraiment l’exemple.

« Aujourd’hui, j’ai des collègues qui dorment dans leur voiture parce qu’avec le salaire d’un enseignant, c’est devenu intenable. »
Laure Boulard
Trésorière SNALC Paris


QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1504

SNALC congres Strasbourg mai 2023 - Photo Philippe Sautier (3)

Jean-Rémi Girard
Président du SNALC

En cette rentrée, le SNALC est évidemment conscient de la situation politique de notre pays. Il tient à rappeler l’importance des corps intermédiaires, que nos gouvernants ont trop négligés. En tant que président du SNALC, je sais que l’absence de prise en compte des corps intermédiaires ne peut que mener à une déconnexion entre nos dirigeants et celles et ceux qu’ils dirigent, vers un avenir qui fait tout sauf envie.

Le point de rupture est atteint dans l’Éducation nationale et dans le Supérieur, et le SNALC l’a fait savoir. Mais contrairement à ce qui figure dans les discours de notre classe politique, l’Éducation n’est pas une priorité. [Lire la suite]

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1504 – école

SNALC congres Strasbourg mai 2023 - Photo Philippe Sautier (3)

J-Rémi Girard
Président du SNALC

En cette rentrée, le SNALC est évidemment conscient de la situation politique de notre pays. Il tient à rappeler l’importance des corps intermédiaires, que nos gouvernants ont trop négligés. En tant que président du SNALC, je sais que l’absence de prise en compte des corps intermédiaires ne peut que mener à une déconnexion entre nos dirigeants et celles et ceux qu’ils dirigent, vers un avenir qui fait tout sauf envie.

Le point de rupture est atteint dans l’Éducation nationale, et le SNALC l’a fait savoir. Mais contrairement à ce qui figure dans les discours de notre classe politique, l’Éducation n’est pas une priorité. [Lire la suite]

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


Quelques articles Site national Snalc 5-9-2025


Mouvement - Nouvelle-Calédonie

Mouvement

Mise à disposition auprès de la Nouvelle-Calédonie des personnels enseignants du premier degré spécialisés – Rentrée scolaire territoriale de février 2026

Note de service du 18-8-2025 (NOR : MENH2521194N)


Parcours différencié en terminale Bac Pro : compte rendu d’audience

Parcours différencié en terminale Bac Pro

rentrée 2025-2026

Audience ministérielle intersyndicale du 25 août 2025

Compte rendu du SNALC

 

LE THÈME

 

Modification du parcours différencié en terminale Bac Pro.

 

L’ESSENTIEL

 

En réponse à la demande d’abrogation du parcours différencié, portée par une large intersyndicale, le ministère a annoncé sa réduction à 4 semaines au lieu de 6.

 

Les épreuves d’examen, y compris la PSE, se tiendront désormais fin mai.

Seul l’oral de projet sera organisé après les 4 semaines de parcours différencié.

Les professeurs de BTS devraient être davantage impliqués dans le parcours « poursuite d’études ».

Une nouvelle grille horaire sera présentée au CSL le 3 septembre 2025.

Un comité de suivi de la réforme des lycées professionnels sera installé dès la rentrée 2025.

LE SNALC A INSISTÉ SUR

 

La réduction du parcours différencié à 4 semaines ne résout en rien les problèmes majeurs :

 

L’absentéisme des élèves,

la désorganisation des enseignements pour les autres classes de Bac Pro et de CAP.

Pire encore, le fait de placer la quasi-totalité des épreuves d’examen avant le parcours différencié risque d’accentuer sa perception comme une période facultative, renforçant l’absentéisme. De plus, l’absence à l’oral du projet n’empêche pas l’obtention du diplôme : elle entraîne seulement un 0/20, compensable par la note du livret.

 

L’AVIS DU SNALC

 

Une nouvelle fois, le ministère ignore les alertes des personnels et entérine un dispositif dont l’échec est manifeste.

 

Le SNALC réaffirme sa demande d’abrogation du parcours différencié, car celui-ci :

 

réduit encore la durée réelle de formation pour l’obtention du Bac Pro,

dégrade les conditions de travail des équipes,

contribue à la perte de sens du métier d’enseignant.


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