QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1515

ÉDITO : L’ESSENTIEL ET L’ACCESSOIRE
Jean-Rémi Girard
Président du SNALC
Combien pour un climatiseur ? Pour un désamiantage ? Pour une rénovation des locaux ? Combien pour un accompagnement réel et complet des élèves en situation de handicap ? Combien pour un fonctionnaire de catégorie A niveau bac+5, combien pour un AESH ? Combien pour des classes d’une taille simplement raisonnable ?
À l’heure où de nouvelles coupes budgétaires sont annoncées, se surajoutant aux précédentes, la réponse à toutes ces questions semble être « pas grand-chose, voire rien du tout ». Pourtant, tous les indicateurs convergent : le système scolaire français s’effrite chaque jour un peu plus, et le salaire et le moral et le bien-être de ses personnels avec lui. [Lire la suite]
DOSSIER DU MOIS :
LECTURE : LA MÈRE DES BATAILLES
04 | Gagner la bataille de la lecture : les pistes du SNALC
05 | L’entrée dans la lecture : le B.A.-BA
05 | Et si on arrêtait de sous-estimer nos enfants ?
06 | La lecture est l’affaire de tous !
07 | Numérique à l’école : l’éléphant dans la bibliothèque
07 | Quart d’heure de lecture : encore un machin ?
08 | Discours pour la lecture, coupes pour le Pass culture
08 | Pour conclure…
SYSTÈME ÉDUCATIF
09 | Entrée en seconde : entre technocratie et injonctions paradoxales
09 | La force de l’âge : trop jeune pour le bac ?
10 | Numérique de l’éducation : erreur système
10 | Éducation au numérique : une responsabilité à partager
11 | Enseignement supérieur privé : réguler, vraiment ?
11 | Enquête SNALC langues anciennes printemps 2026 : premiers résultats
LES PERSONNELS
12 | Mais si, on peut payer l’impôt sur le revenu sur les HSA sans atteindre le seuil de 7 500 € !
12 | Hors classe des attachés : ne pas s’arrêter au milieu du gué !
13 | Fonctionnarisation des AESH : le chantier est lancé
13 | CDIsation et revalorisation des AED : le fiasco !
14 | Ne l’oubliez pas !
14 | Cumul emploi retraite : un cadre simplifié à partir de 2027
15 | Le congé supplémentaire de naissance

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.
QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1515 – école

ÉDITO : C’EST COMBIEN ?
J-Rémi Girard
Président du SNALC
Combien pour un climatiseur ? Pour un désamiantage ? Pour une rénovation des locaux ? Combien pour un accompagnement réel et complet des élèves en situation de handicap ? Combien pour un fonctionnaire de catégorie A niveau bac+5, combien pour une direction ayant les moyens de fonctionner ? Combien pour des classes d’une taille simplement raisonnable ?
À l’heure où de nouvelles coupes budgétaires sont annoncées, se surajoutant aux précédentes, la réponse à toutes ces questions semble être « pas grand-chose, voire rien du tout ». Pourtant, tous les indicateurs convergent : le système scolaire français s’effrite chaque jour un peu plus, et le salaire et le moral et le bien-être de ses personnels avec lui. [Lire la suite]
SOMMAIRE
04 | Canicule à l’école : entre consignes inopérantes et transfert de responsabilités
05 | La fonction de direction désenchantée par son nouveau référentiel
05 | Des évaluations d’école de plus en plus indiscrètes
06 | Violences, discriminations, harcèlement : un dispositif à connaître
06 | Les résidences pédagogiques : des séjours dont on se passerait bien !
07 | Harcèlement scolaire : un enjeu majeur dès le primaire
07 | Baisse d’effectifs et ségrégation scolaire
08 | Affichage des listes de classes : attention aux données !
08 | ATSEM et enseignant : un duo essentiel en maternelle
09 | Questionnaire « Brisons le silence »
09 | Quel que soit votre âge, un outil pour estimer votre retraite
09 | Ne l’oubliez pas !
10 | Une école à reconstruire : Mobilité interdépartementale

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.
Corps de fonctionnaires pour les AESH : compte rendu du 8 juillet 2026

Échange consacré aux AESH entre le SNALC et le ministère
Compte rendu du SNALC du 8 juillet 2026
LE THÈME
Création d’un corps de fonctionnaires pour les AESH.
L’ESSENTIEL
Suite au groupe de travail (GT) du 15 juin dernier dédié aux conditions d’exercice des AESH et à la réflexion engagée sur l’éventuelle création d’un corps de fonctionnaires, le ministère a souhaité un échange bilatéral avec le SNALC avant le prochain GT envisagé après la mi-septembre.
L’échange a certes porté sur la fonctionnarisation des AESH mais également sur la nécessité pour le ministère de l’Éducation nationale d’apporter des réponses à ces personnels confrontés aux problématiques suivantes :
- écrasement de leur grille indiciaire avec l’augmentation du SMIC au 1er juin 2026 ;
- report de la subrogation ;
- extension du périmètre géographique d’intervention pour beaucoup d’AESH avec le passage des PIAL en PAS ;
- non prise en compte de la pénibilité du métier ;
- abus dans les changements d’affectation (dont le non-respect des préconisations médicales) et d’emploi du temps;
- difficulté pour saisir les frais de déplacement et délais très longs pour obtenir leur remboursement ;
- refus d’accorder les journées de fractionnement sous forme de deux journées ou quatre demi-journées supplémentaires de congés annuels dans certaines académies.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
Le SNALC a insisté sur la nécessité de créer un corps de fonctionnaires pour les AESH.
La reconnaissance du métier d’AESH que constituerait la création de ce corps est une revendication portée par ces agents publics qui sont maintenus depuis trop longtemps par l’institution dans une précarité indigne de leur rôle fondamental dans l’inclusion scolaire.
Or, la volonté ministérielle de confier aux AESH de nouvelles missions liées aux métiers de l’accessibilité pour tous les élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP) revient à créer un nouveau métier, orienté entre autres vers le volet pédagogique. Certes, ce dernier pourrait relever d’un statut de fonctionnaire mais une telle évolution laisserait la quasi-totalité des AESH sans statut, donc dans une très grande pauvreté.
Concernant la création d’un statut de fonctionnaire à temps complet, le SNALC a défendu un temps d’accompagnement hebdomadaire de 24 heures en classe (en cas de service partagé, le temps de déplacement devra être décompté de ces 24 heures) auquel pourraient s’ajouter des temps :
- de préparation (adaptation des supports et évaluations réalisés par les enseignants pour la mise en œuvre des PPS) ;
- d’échange (d’une part avec les familles en présence de l’enseignant et d’autre part sur les pratiques avec les équipes éducatives) ;
- de réunions (ESS, conseils de classe, conseils d’école…) ;
- dédiés à des ateliers avec deux ou trois élèves en situation de handicap au maximum, toujours sous la responsabilité de l’enseignant ;
- de formation continue d’un volume annuel minimal de 48 heures axée sur le handicap et l’utilisation des Matériels Pédagogiques Adaptés (MPA), tout en étant le plus souvent croisée avec les enseignants.
Ces tâches exercées hors temps d’accompagnement sont indispensables pour mener à bien leurs missions, représentent in fine beaucoup d’heures chaque semaine et sont à renouveler régulièrement en fonction des élèves en situation de handicap accompagnés et des enseignants avec lesquels les AESH travaillent.
Pour le SNALC, qu’ils aient ou non le statut de fonctionnaire, les AESH ne doivent intervenir qu’auprès des élèves en situation de handicap et non auprès de tous les EBEP.
Concernant les modalités d’accès au statut, le concours devra dans un premier temps (période à définir) être réservé aux AESH déjà en poste, sous condition d’ancienneté de service.
Le SNALC est fermement opposé à limiter l’accès au statut de fonctionnaire à seulement 20 % au maximum des AESH actuellement en fonction.
Tout en poursuivant les échanges destinés à construire un statut de fonctionnaire, un certain nombre de mesures doivent être engagées dès maintenant afin d’améliorer les conditions d’emploi et de travail des AESH. Elles doivent notamment porter sur l’affectation (retour à une affectation pérenne sur une école ou un établissement), le délai de prévenance (en cas de changement d’affectation et/ou d’emploi du temps), les temps de déplacement, le remboursement des frais de déplacement en cas de service partagé, la refonte de la grille indiciaire, les jours de fractionnement, la formation, la pénibilité, la situation particulière des Accompagnants des Personnels en Situation de Handicap (APSH), etc.
Il y a également urgence à terminer l’actualisation de la circulaire cadre de gestion des AESH et du guide ministériel AESH dont les premiers et seuls échanges avec les organisations syndicales, dont le SNALC, datent respectivement du 23 mai 2024 et du 25 mars 2025.
Le ministère doit définir des bonnes pratiques de gestion des AESH et les rectorats doivent avoir obligation de les appliquer, sans possibilité de s’en dispenser ou de les transgresser.
L’AVIS DU SNALC
Dans l’attente du prochain GT qui devrait permettre de concrétiser les missions hors accompagnement et les enjeux d’affectations, cet échange avec le ministère a été des plus cordiaux et s’est révélé constructif.
Cela dit, tout en ayant conscience qu’un statut de fonctionnaire ne pourra pas voir le jour avant 2028 compte tenu de l’ampleur des travaux, le SNALC déplore que des mesures d’urgence ne soient toujours pas prises concernant l’amélioration des conditions d’emploi et de travail des AESH. Par exemple, l’attente concernant l’arbitrage sur la mise en œuvre des jours de fractionnement dans les académies ainsi que sur l’effectivité de la subrogation n’est plus supportable.
L’administration ne semble pas pleinement appréhender la réalité du quotidien professionnel et personnel des AESH. Le SNALC continuera sans relâche de défendre la cause de ces personnels pour que les arbitrages ministériels et interministériels ainsi que les décisions politiques en leur faveur s’accélèrent enfin !
Les AESH ne doivent plus être la cinquième roue du carrosse de l’inclusion scolaire. Aussi nombreux et profonds que soient les dysfonctionnements auxquels celle-ci est confrontée, la souffrance des AESH doit cesser car ce n’est pas à ces personnels d’en payer le prix !
Conditions climatiques : compte rendu du 24 juin 2026
Réunion ministérielle sur les conditions climatiques
Compte rendu du SNALC du 24 juin 2026
LE THÈME
Gestion de l’épisode de chaleur (3e réunion).
L’ESSENTIEL
Dernier état sur la situation et le suivi dans la cellule de crise à Matignon :
1) Doctrine arrêtée
Fermeture ciblée et aménagements d’horaires « lorsque c’est nécessaire ». Adaptation demandée pour les activités physiques et les sorties scolaires.
2) Examens
Toujours les mêmes possibilités d’adaptation sur les épreuves orales du bac .
Maintien de l’épreuve de français vendredi matin. Possibilité d’une pause supplémentaire entre les différentes composantes de l’épreuve. Possibilité pour les élèves de sortir. « Les conditions climatiques de vendredi sont de nature à permettre le maintien de l’épreuve ». Consignes de « souplesse » sur les corrections
LE SNALC A INSISTÉ SUR
- L’absence de cadrage national qui a créé et crée des disparités invraisemblables et des situations dangereuses. On a besoin de données chiffrées, de seuils, et pas de prise de décision locale sur des ressentis.
- Le choix invraisemblable de maintenir l’épreuve de français du brevet vendredi, après une semaine complète de canicule et des températures très élevées sur une partie du pays. La priorité annoncée sur la santé des élèves et des personnels ne se voit pas dans nos écoles et établissements.
- Les grandes difficultés pour les épreuves orales actuellement.
L’AVIS DU SNALC
La gestion de la canicule, à courte vue et aléatoire de par sa nature purement locale, ne permet pas de protéger la santé des élèves et des personnels.
Le maintien d’une épreuve écrite longue vendredi matin (qui se terminera après 12h, et même après 13h pour les élèves avec un tiers temps) est du pur délire.
Le ministère se défausse complètement sur l’échelon local, qui n’a pas la capacité d’une prise de décision éclairée.
Lire aussi :
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Gestion de la canicule : on va cuire candidats et surveillants pendant le brevet
Communiqué de presse du SNALC du 24 juin 2026
Le SNALC avait alerté le ministre dès samedi sur la question des épreuves écrites du brevet, notamment de l’épreuve de français de ce vendredi.
Cette épreuve se termine vers 12h, 13h pour les candidats disposant d’un tiers temps.
Alors que la canicule se prolonge tout au long de la semaine, avec de nombreuses régions où l’on annonce des températures entre 35 et 38°C jusqu’à vendredi inclus, sans possibilité de « rafraîchir » les établissements la nuit, le ministre maintient l’épreuve. La seule adaptation est de permettre davantage de temps de pause, faisant finir les candidats encore plus tard.
Pour le SNALC, cette décision est dangereuse. Alors qu’on avait été capable de reporter l’ensemble des épreuves de brevet en 2019 dans des conditions similaires, voire moins graves, on n’est pas capable de le refaire en 2026. Le SNALC a joué son rôle de lanceur d’alerte : le risque est maximal pour les candidats, comme pour les collègues.
La santé des personnels passe avant la surveillance d’une épreuve lors d’un examen.
Le SNALC recommande aux personnels vulnérables de se signaler et rappelle aux collègues, qu’ils soient dans les écoles, les collèges ou les lycées, de prendre toutes les dispositions nécessaires, notamment par des remontées précises via le registre santé et sécurité au travail (RSST).
Le SNALC rappelle que son préavis de grève couvre toute la période et qu’il peut être utilisé.
Santé menacée, droits en danger : le SNALC alerte !
Communiqué de presse du SNALC du 22 juin 2026
Le SNALC s’insurge contre le projet de décret présenté au conseil commun de la fonction publique le 18 juin, et dont la publication est prévue en catimini au milieu de l’été.
Non satisfait d’avoir déjà raboté de 10% l’indemnisation des arrêts maladie en 2025, le gouvernement poursuit sa saignée contre la santé des agents de la fonction publique. Ce projet est d’autant plus honteux que l’Éducation nationale est loin de remplir ses obligations d’employeur en matière de protection de la santé et de la sécurité de ses personnels. Fort de ses remontées de terrain confortées par des données objectives, le SNALC alerte depuis des années sur cette situation.
Face aux conséquences de l’explosion des risques psycho-sociaux et à la dégradation des conditions matérielles de travail, au lieu d’investir dans la santé et la sécurité des personnels, le gouvernement choisit de les sacrifier un peu plus en prévoyant :
- Un contrôle administratif (y compris à distance) des agents en arrêt maladie, sans garantie du respect du secret médical, et pouvant entraîner des sanctions;
- La diminution de la durée de prescription des congés de maladie de toute nature (CMO : un mois, deux mois pour les renouvellements ; CLM, CGM, CLD : autre décret non paru);
- L’instauration d’un délai de 30 jours pour la décision de mise en œuvre du temps partiel thérapeutique;
- La restriction des garanties offertes par les conseils médicaux (par exemple, la suppression de la possibilité de contester un avis conforme à celui de l’expert).
Ce décret, s’il est appliqué, va considérablement détériorer nos conditions de travail, alors même que s’accentue une crise d’attractivité sans précédent de nos métiers, mettant toujours plus en péril l’École, service public essentiel de notre société.
C’est pourquoi le SNALC ne peut que condamner ce projet et la politique désastreuse dans laquelle il s’insère. Nous appelons donc les autorités en place à mettre ce décret à sa juste place : la poubelle.
Cybersécurité à l’Éducation nationale : compte rendu du 19 juin 2026
Réunion ministérielle sur la cybersécurité à l’Éducation nationale
Compte rendu du SNALC du 19 juin 2026
Avec la participation de Sébastien HUAUMÉ, SNALC Orléans-Tours
LE THÈME
La cybersécurité à l’Éducation nationale.
L’ESSENTIEL
- Question des attaques dont le ministère fait l’objet. Hausse du nombre d’attaques, question des fuites de données : d’après l’ANSSI[1], l’Éducation nationale est le secteur public le plus attaqué.
- Retour sur ce qui s’est passé sur les Hauts-de-France et sur d’autres incidents.
- Importance des plaintes déposées à la CNIL.
- Présentation de la feuille de route interministérielle.
- Focus sur l’identification à deux facteurs.
- Calendrier de déploiement.
(1) Autorité nationale en matière de cybersécurité et de cyberdéfense en France
LE SNALC A INSISTÉ SUR
- Le renforcement attendu de la protection des accès à court terme (imposition de mots de passe robustes, déploiement généralisé de la double authentification,…).
- La nécessité absolue d’augmenter le niveau de compétences et de bonnes pratiques de tous les personnels en matière de cybervigilance (autant par la formation initiale que par la formation continue – personnels contractuels inclus – en prenant appui sur les dispositifs existants et en les développant sur ce volet précis).
- La mise en place d’audits techniques réguliers, pour anticiper les situations de crise plutôt que de « boucher les trous » a posteriori.
- L’accroissement de la résilience numérique : plans académiques / départementaux de continuité pédagogique « zéro internet », établis en concertation ; renforcement de la souveraineté numérique par le choix de solutions internes ou open-source ; renforcement du cadre juridique concernant notamment les opérateurs privés et les entreprises EdTech qui recueillent et gèrent un très grand nombre de données personnelles…
- L’impératif d’un budget transparent et suffisant, ne rognant pas sur les autres postes, et d’un dialogue régulier avec les organisations représentatives.
- La question des élections professionnelles dans le calendrier de déploiement de la double authentification : il faut éviter un éventuel « accident industriel » sur les élections si le déploiement se passe mal.
L’AVIS DU SNALC
C’était nécessaire qu’il y ait enfin un dialogue avec les organisations syndicales représentatives sur ce sujet essentiel, et l’échange a été productif.
Le chantier est immense, d’autant qu’il inclut État, collectivités territoriales et opérateurs privés, et qu’il concerne personnels de l’État, personnels des collectivités, élèves et familles.
On a besoin d’une montée de compétences en interne, qui ne peut se faire que par une formation de qualité, ce qui n’est pas le point fort de notre ministère jusqu’à présent.
IA : une annonce artificielle ?
Le SNALC prend acte de l’annonce faite par le Premier ministre d’un enseignement d’une heure consacré à l’intelligence artificielle en classe de seconde, dans le cadre de la discipline SNT (Sciences numériques et technologie).
Sur le fond, le SNALC considère qu’un enseignement de l’IA a du sens, afin d’assurer une montée en compétences des élèves dans un domaine en plein essor, tout en développant leur citoyenneté numérique.
La manière, en revanche, est incompréhensible.
Le SNALC ne voit pas comment y consacrer une heure hebdomadaire dans un enseignement de 1h30 par semaine. Le programme actuel de SNT est déjà chargé : Internet, le Web, les données et leur traitement…
Pour le SNALC, on ne fait pas une telle annonce sur les réseaux sociaux — au chapitre 2 de l’actuel programme — sans travailler au préalable avec la profession afin d’en examiner la faisabilité et les conséquences sur l’enseignement de SNT. Toutefois, devant l’importance de l’enjeu, le SNALC sera présent pour que ce sujet essentiel soit traité sur un volume horaire réel, et non artificiel.
