PSC : comprendre les nouvelles lignes sur votre bulletin de paye

© SNALC Ginette Lapiche

Article rédigé par Danielle ARNAUD, secrétaire nationale du SNALC chargée des contractuels, avec la participation d’Élise BOZEC-BARET, secrétaire nationale du SNALC chargée des conditions de travail et du climat scolaire, et de Jamel HARCHAOU, secteur national SNALC AESH.

Depuis mai 2026, la mise en œuvre de la nouvelle Protection Sociale Complémentaire (PSC) se traduit par l’apparition de lignes supplémentaires sur les bulletins de paye des personnels de l’Éducation nationale.

Le SNALC vous aide à vous y retrouver !

Pour tous les agents affiliés à la PSC santé, ces lignes supplémentaires, au nombre de 5 pour le contrat collectif santé socle, correspondent aux montants de :

  • la participation employeur à la cotisation, code 720580, colonne « Pour information » ;
  • la part forfaitaire fixe de la cotisation, code 720576, colonne « À déduire » ;
  • la part solidaire variable de la cotisation, code 720577, colonne « À déduire » ;
  • la part variable de la contribution aux dispositifs solidaires d’action sociale, code 720578, colonne « À déduire » ;
  • la part variable de la contribution aux dispositifs d’aide aux retraités, code 720579, colonne « À déduire ».

Par ailleurs, les agents ayant souscrit une option en santé ont une ligne supplémentaire pour la participation employeur au financement de celle-ci, code 202483, colonne « À payer ».

Enfin, pour ceux ayant souscrit à la prévoyance collective, le montant de la participation employeur qui s’élève à 7 € mensuels figure sur une autre ligne.

Ainsi, vous pouvez avoir jusqu’à 7 lignes de plus sur votre bulletin de paye.

À savoir :

  • À partir de mai 2026, l’indemnité mensuelle transitoire de 15 € mise en place au 1er janvier 2022, suite au décret 2021-1164 du 8 septembre 2021, est supprimée et disparaît donc des bulletins de paye.
  • Les cotisations relatives aux options sont prélevées sur le compte bancaire de l’agent et n’apparaissent donc pas sur son bulletin de paye. En revanche, la participation de l’employeur à hauteur de la moitié du coût de l’option dans la limite de 5 € est versée à l’agent et figure sur celui-ci.
  • De même, les cotisations des ayants droit sont prélevées sur le compte bancaire de l’agent et n’apparaissent donc pas sur son bulletin de paye. Toutefois, celles-ci ne donnent pas lieu à une participation de l’employeur.
  • La cotisation prévoyance est directement prélevée sur le compte bancaire de l’agent et la participation employeur de 7 € est versée sur son bulletin de paye. Pour information, le montant total de la cotisation prévoyance est égal à 1,58 % (0,95 % pour la garantie interministérielle + 0,63 % pour l’option) de la rémunération brute mensuelle de l’agent.
  • Enfin, le terme « action sociale » qui apparaît sur les bulletins de paye (code 720578) est impropre (l’action sociale est un dispositif financé par le Ministère). Il s’agit en fait du fonds d’ « accompagnement social » (financé par les agents).

Le montant de votre cotisation ainsi que les cotisations additionnelles « Fonds d’accompagnement social » et « Aide aux retraités » varient en fonction de votre rémunération brute globale (soit l’ensemble des éléments de rémunération entrant dans l’assiette de calcul des contributions CSG et CRDS) : si cette dernière augmente, vos prélèvements augmenteront.

Enfin, la cotisation d’équilibre (75,40 € en 2026) augmentera en 2027, puis en 2028, ce qui aura pour effet d’augmenter automatiquement vos prélèvements au titre de la protection  sociale complémentaire.

Si le SNALC a toujours conseillé à tout agent d’être extrêmement attentif à ses bulletins de paye, il vous invite à une vigilance encore plus grande pour le bulletin de mai 2026 et pour ceux des mois suivants !

Cependant, le SNALC vous conseille de ne pas trop vous empresser pour faire des réclamations car des dysfonctionnements ont déjà été repérés et des rectifications rétroactives pourraient avoir lieu sans démarches de votre part. En effet, lundi 1er juin, le Ministère a informé le SNALC que 91 % des agents disposaient bien de toutes les lignes sur leur fiche de paye et qu’il y avait encore des automatismes à finaliser pour les 9 % restants, ce qui sera fait avec effet rétroactif.

Cela dit, si besoin, n’hésitez pas à vous rapprocher des sections académiques du SNALC.


Programmes de LCA au cycle 4 : compte rendu du SNALC

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Concertation sur les programmes de LCA au cycle 4

Compte rendu du SNALC du 9 juin 026

LE THÈME

Les programmes de Langues et cultures de l’antiquité au cycle 4.

L’ESSENTIEL

Après la rédaction des programmes par le Conseil Supérieur des Programmes, une consultation nationale sur le site et une consultation des corps d’inspection en académie, les organisations syndicales sont consultées.

Le passage en CSE se fera en automne pour une publication en automne.

Les intentions du groupe de rédacteurs (IG, IA-IPR, formateurs et enseignants) :

  • Programmes pensés en fonction de l’élève en termes de savoirs comme de compétences.

Les axes forts du programme :

  • Remettre le texte au centre de l’enseignement, pas seulement littéraire. Cela n’obère pas la manipulation de la langue.
  • Réintégrer la notion d’œuvre intégrale. Ne plus limiter à des courts textes alors que les élèves ont soif d’histoire. Volonté de faire sens, notamment grâce à la traduction et au voyage entre textes sources et traductions.
  • Réfléchir autrement à la langue : penser à une grammaire pour lire, ce qui amène à une autre progression car les textes guident. Ce sera une grammaire de reconnaissance et non plus une grammaire tabulaire.
  • Volonté d’avoir une résonance entre le programme de LCA et les problématiques actuelles notamment au sein des établissements.
  • La rédaction par objets d’études n’est pas une rédaction par séquences.
  • L’entrée « Héritages, dialogues et écarts » a été conçue en réponse aux retours de terrain d’enseignants qui se sentiraient prisonniers des programmes et n’oseraient pas « sortir des clous » pour profiter de manifestations culturelles locales, pour intégrer les LCA dans le projet d’établissement ou pour organiser un voyage scolaire.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
  • L’absence de concertation avec le CSP dans la rédaction des programmes est clairement dommage.
  • La colonne de droite comportant les exemples de réussite qui n’ont rien à faire là alors que, dans d’autres parties du programme, cette colonne de droite comportant des exemples d’œuvres et de textes a toute sa place a contrario.
  • La difficulté à mettre en place des programmes ambitieux dans les conditions d’enseignement actuelles.
  • La présence trop grande de l’Intelligence Artificielle qui va nuire notamment à la traduction et à la construction de la démarche scientifique qu’elle nécessite.
  • L’entrée par le thème de l’amour en 5e qui n’est absolument pas pertinente.
  • L’absence d’entrée par la mythologie qui est pourtant ce qui stimule le plus les élèves.
  • Le placage artificiel sur l’étude de l’Antiquité de thématiques contemporaines mais parfois complètement anachroniques dans l’entrée « Héritages, dialogues et écarts », qui apparaît comme une récupération démagogique des textes antiques.
  • La qualité de la partie linguistique – surtout pour ce qui est du lexique.
L’AVIS DU SNALC

Les échanges avec l’Inspection Générale et la Direction de l’enseignement scolaire ont été de qualité malgré les désaccords. Le SNALC en a d’ailleurs profité pour aborder la question des VS des professeurs de Lettres Classiques qui n’est toujours pas réglée. L’Inspection Générale et la DGESCO nous ont dit y travailler de longue date également et étaient ravis que le SNALC appuie sur cette question.


QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1514

SNALC congres Strasbourg mai 2023 - Photo Philippe Sautier (3)

Jean-Rémi Girard
Président du SNALC

À l’image du dernier guide ministériel sur la gestion des vagues de chaleur dans l’Éducation nationale, la politique du moment est de tout promettre tant qu’il n’y a pas à mettre la main à la poche. 35 degrés dans votre salle de classe ? Mais il faut baisser les stores ! Comment ça, vous n’avez pas de stores ? Avez-vous dans ce cas pensé à emmener vos élèves dans une salle plus fraîche ? Vraiment, il n’y en a pas ? Alors, n’oubliez pas de vous hydrater ! En espérant avoir pu vous aider depuis notre bureau climatisé ! N’hésitez pas à nous solliciter : nous sommes là pour vous !

Voici, résumée, la gestion réelle de chaque vague de chaleur. Il n’y a aucune solution. Si vous voulez un ventilateur, il faut vous l’acheter, et il n’est pas garanti qu’on vous laisse le brancher. L’architecte a eu la bonne idée d’orienter les salles au sud-est, et il n’y a pas de gardien pour permettre d’ouvrir les fenêtres la nuit sans créer une brèche de sécurité. Climatiser, on n’y pense même pas. Les centres commerciaux le sont, les cinémas le sont, la plupart des bureaux le sont, mais dans une salle où l’on entasse une vingtaine ou une trentaine de personnes pour y assurer une mission indispensable à notre pays, on ne l’a jamais envisagé. Et c’est le retour de l’éternelle partie de tennis de table entre l’État et les collectivités locales. Le premier est certes responsable de nos conditions de travail, de notre santé et de notre sécurité, mais ce sont les secondes qui ont la charge des locaux. À l’arrivée, personne ne fait rien, sinon produire du guide et du vademecum. Lire la suite]

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1514 – école

SNALC congres Strasbourg mai 2023 - Photo Philippe Sautier (3)

J-Rémi Girard
Président du SNALC

À l’image du dernier guide ministériel sur la gestion des vagues de chaleur dans l’Éducation nationale, la politique du moment est de tout promettre tant qu’il n’y a pas à mettre la main à la poche. 35 degrés dans votre salle de classe ? Mais il faut baisser les stores ! Comment ça, vous n’avez pas de stores ? Avez-vous dans ce cas pensé à emmener vos élèves dans une salle plus fraîche ? Vraiment, il n’y en a pas ? Alors, n’oubliez pas de vous hydrater ! En espérant avoir pu vous aider depuis notre bureau climatisé ! N’hésitez pas à nous solliciter : nous sommes là pour vous !

Voici, résumée, la gestion réelle de chaque vague de chaleur. Il n’y a aucune solution. Si vous voulez un ventilateur, il faut vous l’acheter, et il n’est pas garanti qu’on vous laisse le brancher. L’architecte a eu la bonne idée d’orienter les salles au sud-est, et il n’y a pas de gardien pour permettre d’ouvrir les fenêtres la nuit sans créer une brèche de sécurité. Climatiser, on n’y pense même pas. Les centres commerciaux le sont, les cinémas le sont, la plupart des bureaux le sont, mais dans une salle où l’on entasse une vingtaine ou une trentaine de personnes pour y assurer une mission indispensable à notre pays, on ne l’a jamais envisagé. Et c’est le retour de l’éternelle partie de tennis de table entre l’État et les collectivités locales. Le premier est certes responsable de nos conditions de travail, de notre santé et de notre sécurité, mais ce sont les secondes qui ont la charge des locaux. À l’arrivée, personne ne fait rien, sinon produire du guide et du vademecum. [Lire la suite]

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


Hausse du prix du carburant : testez votre éligibilité à l’aide

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Pour faire face à la hausse des coûts du carburant, le Gouvernement a mis en place une aide de 100 € pour les travailleurs modestes dits “grands rouleurs”. Elle ne pourra être accordée qu’une seule fois pour un même véhicule et un même usager.

Cette aide est accessible aux agents en activité qui remplissent les conditions cumulatives suivantes :

  • être domicilié fiscalement en France ;
  • être né avant le 1er janvier 2009 ;
  • avoir déclaré, au titre des revenus de l’année 2024, un revenu d’activité ;
  • appartenir à un foyer fiscal dont le revenu fiscal de référence par part, au titre de l’année 2024, est inférieur ou égal à 16 880 € ;
  • être en activité en 2026 ;
  • utiliser son véhicule personnel à des fins professionnelles, pour les trajets entre le domicile et le lieu de travail ;
  • justifier d’une distance parcourue d’au moins 30 km (aller-retour) ou de 8000 km /an ;
  • être en possession d’un véhicule terrestre à motorisation thermique ou hybride non rechargeable ;
  • être régulièrement assuré à la date de la demande.

Pour vérifier votre éligibilité à ce dispositif et en faire la demande, il faut accéder au simulateur mis en ligne sur impots.gouv.fr. Une foire aux questions est également à votre disposition.

Les démarches pour réclamer cette aide sont disponibles jusqu’au 31 août 2026. Un numéro national est dédié pour toute demande à ce sujet : 08 06 00 02 29.

Si vous remplissez toutes les conditions, un lien vers le formulaire de demande vous sera proposé. Il faudra vous munir de vos identifiants personnels pour vous connecter à votre compte sur impots.gouv.fr ainsi que de la carte grise du véhicule détenu à la date de la demande.

Pensez à conserver l’accusé de réception qui comporte un numéro de suivi afin de suivre l’avancement de votre demande.

Pour le SNALC, toute mesure conjoncturelle destinée à soutenir le pouvoir d’achat est louable mais ne permet absolument pas de mettre un terme à la SMICardisation et de facto à paupérisation des personnels de l’Éducation nationale.

Ces processus sont structurels, les réponses doivent l’être également.

Par conséquent, le SNALC demande, et ce dans les plus brefs délais, la revalorisation de la valeur du point d’indice, l’indexation de ce dernier sur l’inflation et l’ouverture de négociations portant sur l’élaboration d’une grille indiciaire pour les assistants d’éducation et la refonte de celles qui existent déjà, en commençant par les agents plus précaires, c’est-à-dire les contractuels (AESH, administratifs, enseignants…).


Hors classe et classe exceptionnelle : contingents de promotions 2026

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Les contingents et les taux de promotion montrent que les changements de grade sont loin d’être automatiques.

Pour autant, comprendre les raisons d’une promotion – ou de son refus – est essentiel.

C’est pourquoi votre section SNALC est à votre disposition pour vous expliquer les modalités de promotion, qu’il s’agisse d’estimer une date pour la hors classe ou de valoriser votre dossier pour la classe exceptionnelle dans les années à venir.

Contingents pour la HORS CLASSE
Contingents pour la CLASSE EXCEPTIONNELLE

 


La fonction de direction désenchantée par son nouveau référentiel

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Le nouveau référentiel direction d’école1 a été publié le 21 mai 2026, alors même que le SNALC et l’ensemble des organisations syndicales demandaient la tenue de groupes de travail supplémentaires.

Chez les directeurs et directrices d’école, les réactions de colère n’ont pas tardé : « Tant d’attente pour cela ? », « On est payé combien pour assumer tout ça ? », « Nous voilà pilotes pédagogiques de niveaux que nous ne maîtrisons pas ? », « À quand une véritable aide administrative et une révision des décharges ? » …

Pourtant, fin 2019, le Ministère avait lancé une vaste consultation adressée aux directeurs d’école. Leurs réponses faisaient émerger des besoins urgents : 33 % réclamaient une aide humaine pour la gestion du quotidien, 27 % un allègement des tâches et 45 % souhaitaient davantage de temps pour exercer leurs missions. Si les décharges d’enseignement ont depuis été revues, les quotités accordées demeurent largement insuffisantes.

La réécriture du référentiel version 2026 est essentiellement une mise à jour intégrant les évolutions issues de la loi Rilhac et des décrets publiés depuis 2014. En revanche, elle ne tient compte ni des besoins exprimés par les directeurs, ni des résultats de l’enquête menée par le Ministère lui-même, ni des revendications portées par les organisations syndicales.

À la suite des groupes de travail de mai 2025 et mars 2026, le projet initial de référentiel a quelque peu évolué : l’obligation pour le directeur de rechercher des solutions de remplacement a été retirée et le respect des obligations réglementaires de service est désormais explicitement mentionné, les 108 heures n’étant pas extensibles à merci, même pour répondre à une autorité fonctionnelle. Néanmoins, cela reste insuffisant pour le SNALC.

Le renforcement du pilotage pédagogique fondé sur les résultats aux évaluations nationales est totalement établi par ce référentiel. Contrôle et management par les chiffres au détriment de la liberté pédagogique, évaluations d’école tous les cinq ans, évaluation de la fonction tous les cinq ans, … Le directeur d’école se voit désormais sommé de devenir un expert de la pédagogie tous cycles confondus, ce qui n’est pas anodin. La pression institutionnelle est énorme mais les conditions de travail ne s’améliorent pas.

Le SNALC le répète : il faut revoir les missions des directeurs d’école et alléger leur charge de travail, au risque de voir la fonction progressivement désertée.


(1) https://www.education.gouv.fr/bo/2026/Hebdo21/MENE2612947C


Vagues de chaleur : on réagit quand ?

Communiqué de presse du SNALC du 26 mai 2026


Le SNALC rappelle que les vagues de chaleur en France en mai/juin ne sont pas des surprises, et qu’anticiper doit faire partie du lexique de nos dirigeants et de nos élus.

Chaque année, on semble redécouvrir l’inadaptation de nos écoles, collèges et lycées aux fortes chaleurs. Le SNALC a pourtant depuis longtemps alerté sur des conditions de travail qu’on ne tolèrerait pas dans des bureaux ou dans des centres commerciaux. Les consignes ministérielles n’apportent aucune solution : nous n’avons pas de salles vides supplémentaires exposées au nord, et nous fermons déjà tous les volets et rideaux que nous pouvons, quand il y en a.

Pour le SNALC, un grand plan pluriannuel d’adaptation de nos bâtiments doit être lancé. Il doit faire évoluer le bâti scolaire, aménager des équipements de ventilation ou de climatisation partout où c’est nécessaire, développer le verdissement des cours de récréation.

Nous ne pouvons continuer à maltraiter les personnels de l’Éducation nationale et les élèves. Le SNALC appelle tous les collègues à prévenir leur supérieur et à remplir le registre santé-sécurité au travail (RSST), afin de faire remonter toutes les situations et de ne pas être pris en défaut pour n’avoir pas informé.


Hausse du SMIC au 1er juin : une bonne nouvelle…

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Par Anne MUGNIER, membre du Bureau national du SNALC chargée des rémunérations.

Avec la contribution de Danielle ARNAUD, secrétaire nationale du SNALC chargée des personnels contractuels, et de Christophe DOMENGE, SNALC de Grenoble (graphiques).

L’annonce était attendue : le SMIC est revalorisé de 2,41 % au 1er juin et passe de 1 823,03 € à 1 867,02 € brut par mois, soit une hausse mensuelle de 43,99 € brut. En effet, il est indexé sur l’inflation, actuellement en forte hausse en raison des tensions géopolitiques au Proche-Orient.

En revanche, ce n’est pas le cas de la valeur du point d’indice qui détermine le niveau des traitements dans la fonction publique : après avoir été officiellement désindexée de l’inflation en 1982, elle en a fortement décroché à partir des années 2000, avant d’être régulièrement gelée à partir de 2010.

La dernière revalorisation du point d’indice date de juillet 2023, suivie en janvier 2024 d’une hausse de 5 points des indices majorés de toutes les grilles de rémunération. Ces mesures ont été loin de compenser l’inflation, et le dispositif de la GIPA, destiné à compenser la perte effective de pouvoir d’achat, a été parallèlement suspendu en 2024.

Si toute augmentation du SMIC reste donc une bonne nouvelle pour les plus petits salaires, elle a, en l’absence de politique de revalorisation globale, des conséquences sur l’ensemble des grilles et espaces indiciaires de la fonction publique qui pèsent sur son attractivité, notamment dans l’Éducation nationale.

Tout d’abord, la hausse du SMIC a un impact direct et concret sur les grilles et espaces indiciaires des catégories les moins bien rémunérées dans l’Éducation nationale : personnels contractuels et personnels titulaires de catégorie C, voire B. En effet, la valeur mensuelle du point d’indice étant actuellement fixée à 4,92€ brut, l’indice majoré doit être au minimum de 380 pour que le traitement mensuel brut atteigne le niveau du SMIC. Or, de nombreux échelons et niveaux ont un indice inférieur dans ces catégories.

Ainsi, au 1er juin 2026, les deux premiers échelons de la grille indiciaire des AESH, correspondant respectivement aux indices majorés 371 et 375, ne permettent plus d’atteindre un traitement brut au moins égal au SMIC. Les AESH devront donc a minima être rémunérés à l’échelon 3, soit à l’indice majoré 380, qu’ils aient presque 9 ans d’ancienneté de services ou qu’ils viennent d’être recrutés !

De même, les assistants d’éducation en CDI, rémunérés à l’indice majoré 375, devront percevoir une indemnité différentielle pour atteindre au moins le SMIC. Les AED en CDD, toujours rémunérés à l’indice majoré 366 verront leur indemnité différentielle, versée depuis novembre 2024, augmenter. En CDD ou en CDI, tous les AED se retrouvent donc au SMIC !

Enfin, l’espace indiciaire des contractuels enseignants, CPE et Psy-EN de première catégorie débutant à l’indice majoré 376, les collègues rémunérés à cet indice verront de facto leur traitement brut augmenter, soit par un passage à l’indice majoré du niveau 2 qui est de 393, soit par le versement d’une indemnité différentielle SMIC, alors qu’ils occupent des emplois de cadres…

Chez les fonctionnaires de catégorie C (ADJAENES, ATRF), la situation est catastrophique : l’ensemble de la grille du premier grade, hormis le dernier échelon, devient obsolète, ainsi qu’une bonne partie des échelons du grade supérieur. Les catégories B (SAENES, TRF) sont également touchées sur une partie des échelons des deux premiers grades.

En l’absence de revalorisation conjointe de la valeur du point d’indice, il existe deux possibilités pour remettre à niveau les rémunérations inférieures au SMIC :

  • la réfection de l’ensemble des grilles
  • ou la mise en place d’une indemnité différentielle compensatoire.

La seconde solution, qui ne nécessite aucune concertation, est généralement privilégiée.

En conséquence, plus les salaires sont bas, plus les grilles sont écrasées, au point que les changements d’échelon ou de niveau n’entraînent qu’une augmentation infime, voire inexistante pour les indices inférieurs au niveau du SMIC.

Plus globalement, c’est la notion même de carrière qui est mise à mal pour l’ensemble de nos professions, puisque toutes les grilles se rapprochent du niveau du SMIC, y compris pour les plus diplômés. Et un métier dans lequel il n’est pas possible d’envisager une carrière n’attire évidemment pas.

C’est pourquoi toute hausse légitime du SMIC rend plus pressantes les demandes du SNALC : même indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation et réfection générale de toutes les grilles et espaces indiciaires. Il est urgent de rendre les carrières plus attractives et de proposer des rémunérations adaptées aux difficultés et aux exigences de nos métiers.

Traitements au 1er juin 2026 (brut)


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