QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1489

SNALC congres Strasbourg mai 2023 - Photo Philippe Sautier (3)

Jean-Rémi Girard
Président du SNALC

Alors qu’il n’a généralement que les mots « gouvernance » et « pilotage » à la bouche, le ministère est dans un état de désordre rarement atteint. Et la politique menée s’en ressent.

Côté syndical, ce sont les réunions planifiées, reportées, annulées qui s’accumulent. Ce sont les ordres et les contre-ordres, comme dernièrement sur les heures supplémentaires. Ce sont les dossiers laissés en jachère, et soudain rouverts avec un calendrier intenable. Prenez la réforme du concours et de la formation initiale. Depuis novembre dernier, il ne s’est rien passé. Aucun retour sur les remontées faites par le SNALC. Et là, en 15 jours, sans documents, en n’ayant comme base de travail que la prise de notes que l’on fait à la volée de ce que dit la ministre, il faut conclure. Créer une nouvelle licence, un nouveau master, de nouvelles maquettes de concours, des parcours dérogatoires, des « ENSP » tout en maintenant les « INSPE » durant la transition… Tout ça pour (seulement en partie) défaire ce qui a été fait par Jean-Michel Blanquer cinq ans plus tôt, contre l’avis et les analyses du SNALC, d’ailleurs.  [Lire la suite]

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1489 – école

SNALC congres Strasbourg mai 2023 - Photo Philippe Sautier (3)

J-Rémi Girard
Président du SNALC

Alors qu’il n’a généralement que les mots « gouvernance » et « pilotage » à la bouche, le ministère est dans un état de désordre rarement atteint. Et la politique menée s’en ressent.

Côté syndical, ce sont les réunions planifiées, reportées, annulées qui s’accumulent. Ce sont les ordres et les contre-ordres, comme dernièrement sur les heures supplémentaires. Ce sont les dossiers laissés en jachère, et soudain rouverts avec un calendrier intenable. Prenez la réforme du concours et de la formation initiale. Depuis novembre dernier, il ne s’est rien passé. Aucun retour sur les remontées faites par le SNALC. Et là, en 15 jours, sans documents, en n’ayant comme base de travail que la prise de notes que l’on fait à la volée de ce que dit la ministre, il faut conclure. Créer une nouvelle licence, un nouveau master, de nouvelles maquettes de concours, des parcours dérogatoires, des « ENSP » tout en maintenant les « INSPE » durant la transition… Tout ça pour (seulement en partie) défaire ce qui a été fait par Jean-Michel Blanquer cinq ans plus tôt, contre l’avis et les analyses du SNALC, d’ailleurs. Le tout en créant des voies sans issue à l’université, avec une licence de préparation au professorat des écoles (LPPE) qui aura du mal à mener à autre chose qu’au métier de PE. Et que se passe-t-il si l’on n’obtient pas le concours ? La question est ouverte… [Lire la suite]

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


Lettre d'information du SNALC - mai 2024 Professeurs certifiés

Lettre d’information du SNALC – mai 2024

Professeurs certifiés

Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur
certifies@snalc.fr
PROFESSEURS CERTIFIÉS :

LE GRAND ENFUMAGE

Paupérisés, flexibilisés, dévalorisés, dépossédés, menacés, voilà les mots qui résument l’évolution de notre statut de professeurs certifiés.

Paupérisés, nous ne gagnons en moyenne guère plus que le SMIC.

Déconsidérés, nous sommes méprisés par la société et par notre institution.

Flexibilisés, nous sommes devenus des tâcherons malléables.

Dépossédés, nous n’avons plus de pouvoirs pédagogiques.

Menacés, nous ne pesons rien face à la puissance des algorithmes appelés à nous remplacer.

Le SNALC ne partage pas le point de vue de ceux qui font mine de s’étonner. La volonté de nos dirigeants, quelle que soit leur couleur, n’est ni une dérive ni un reniement. C’est au contraire un accomplissement rationnel et maîtrisé. Sous couvert de paroles aux consonnances progressistes, il a permis de dégrader notre statut au point qu’aujourd’hui, notre situation est insoutenable. Nous avons été déclassés économiquement, socialement et culturellement.

Le SNALC dénonce cet enfumage. Il s’oppose par la parole et par les actes à la déconstruction de notre statut. Il s’y emploie sans compromission au nom de tous ceux qui le sollicitent et ont comme lui une certaine idée du professorat et de sa dignité.

Je vous propose une analyse du délitement de notre statut. N’hésitez pas à me faire part de vos remarques et retours d’expérience : certifies@snalc.fr

Je vous souhaite une bonne lecture.

Eugénie DE ZUTTER,

Responsable nationale du SNALC pour les professeurs certifiés

PAUPÉRISÉS

L’histoire de notre salaire est celle d’une dévalorisation sans fin. Année après année, nous avons de force été paupérisés.

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FLEXIBILISÉS

Depuis plusieurs années des mesures substantielles ont été prises par l’institution visant à flexibiliser notre statut, c’est-à-dire nous obliger à changer notre façon de travailler. Le but est de faire des économies afin de pallier la pénurie de professeurs.

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DÉVALORISÉS

Nous sommes nombreux à ressentir le peu de prestige associé à notre métier. Longtemps considéré comme ayant une forte valeur sociale et intellectuelle, il est aujourd’hui discrédité par la société et méprisé par l’institution.

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DÉPOSSÉDÉS

Notre marge de manœuvre au sein des établissements a été progressivement réduite.

Notre liberté pédagogique a été amoindrie par la multiplication d’instances concoctées par des personnes qui n’ont jamais enseigné ou qui n’enseignent plus depuis longtemps.

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MENACÉS

Le SNALC s’inquiète de la politique ministérielle visant à développer l’usage des logiciels éducatifs dans toutes les classes. Outre le sujet des moyens hallucinants débloqués pour concrétiser ce dessein, le SNALC s’interroge sur le devenir de notre statut de professeur à moyen terme.

 

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LES 10 RECOMMANDATIONS DU SNALC POUR ÊTRE PLUS FORT AU TRAVAIL

Même si «cela n’arrive qu’aux autres », nous vous invitons à prendre connaissance des 10 recommandations du SNALC : autant d’erreurs à ne pas commettre, de conseils à appliquer, de pièges à repérer…

[…en savoir plus]

POURQUOI REJOINDRE LE SNALC ? AU MOINS 7 BONNES RAISONS

1-L’indépendance du SNALC

2-La représentativité du SNALC

3-Au SNALC, pas de langue de bois

4-Des ressources à votre disposition

5-Avantages SNALC : exclusif pour les adhérents

6-Une vraie assistance juridique avec l’adhésion

7-Le syndicat le moins cher de l’Éducation nationale

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L’ADHÉSION AU SNALC
« Adhésion à zéro euro »

C’est le moment de découvrir le SNALC !

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LE SNALC EST LE SYNDICAT REPRÉSENTATIF

LE MOINS CHER DE L’ÉDUCATION NATIONALE

Nos salaires sont trop bas. Le point d’indice est gelé.

Logiquement, le SNALC n’augmente pas ses tarifs pour la 13ème année consécutive.

Et mieux encore : le SNALC baisse ses tarifs dans la plupart des catégories !

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CHOISISSEZ LIBREMENT VOTRE MOYEN DE PAIEMENT, RAPIDE ET SÉCURISÉ

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Formation initiale : au pas de course et droit dans le mur

Communiqué de presse du SNALC du 7 mai 2024

Ce lundi 6 mai, le SNALC et les autres organisations représentatives étaient reçues, en présence de la ministre, pour enfin échanger la réforme de la formation initiale des professeurs. Cette réunion, qui s’est tenue sans document, ouvre une phase de concertation qui se conclura le 21 mai (!) par un CSA ministériel pour un début de mise en œuvre à la rentrée prochaine. Bref, encore une parodie de dialogue social menée au pas de charge avec un projet déjà largement bouclé, mais plein à craquer de problèmes et d’incohérences.

La méthode est, pour le SNALC, tout à fait inacceptable. Hélas ! Le fond de la réforme présentée contient des éléments tout aussi inacceptables. En effet, comme les réformes précédentes, celle-ci mélange diplôme, formation et recrutement, ce qui va encore créer des horreurs.

Ainsi, le SNALC s’oppose :

  • à l’obligation de rester cinq années dans l’Éducation nationale sous peine de devoir rembourser les 900 euros mensuels d’indemnité perçus lors de l’année de M1 – car oui, on est passé de 1 400 à 900 euros mensuels ;
  • à l’obligation de passer un Master « ENSP » une fois le concours obtenu, plutôt que de laisser le choix du master. Pour le SNALC, on va empêcher les professeurs de se diriger vers la recherche ou vers l’agrégation ;
  • à la logique des « fast track » dans le premier degré qui mettra en concurrence et en rupture d’égalité des candidats issus de licences disciplinaires ayant l’obligation de passer l’intégralité du concours et des candidats issus d’une licence ad hoc (LPPE) pouvant être dispensés de l’ensemble des épreuves écrites.

Alors qu’il était favorable à ramener le concours plus tôt dans le cursus, le SNALC s’oppose donc à une réforme mal pensée, menée au pas de charge, rabotée en termes de rémunération, qui crée des voies sans issue à l’université et qui, par tous les moyens, veut interdire l’excellence disciplinaire.

 

https://snalc.fr/formation-initiale-compte-rendu-de-laudience-du-6-mai-2024/


Formulaire de suivi PE -> Hors Classe ou Classe Exceptionnelle

Toutes les équipes du Snalc Nice sont mobilisées, afin de suivre les dossiers vers la HC et la CE.

Dans le but de demander un suivi personnalisé, vous pouvez compléter le formulaire ci-dessous :

https://snalcnice-ecoles.fr/hors-classe-rentree-2024/


LE SNALC CONTRE LA MODIFICATION DU STATUT DES AGRÉGÉS

Si vous ne voyez pas ce message correctement, consultez-le en ligne.

Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur

snalc.fr - @SNALC_national

LE SNALC CONTRE LA MODIFICATION DU STATUT DES AGRÉGÉS

© istock

Communiqué de presse du SNALC du 6 mai 2024

Le SNALC s’oppose à la modification du statut des agrégés présentée au comité ministériel du 7 mai.

Pour le SNALC, il n’y aucune urgence ni aucun besoin de déconcentrer la carrière des professeurs agrégés. La gestion nationale a, au contraire, de nombreuses vertus, notamment dans l’équilibre entre les disciplines.

Le SNALC votera contre le texte du ministère, qui constitue un énième affaiblissement d’un concours qu’il conviendrait plutôt de valoriser.

 

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Contact :

Jean-Rémi GIRARD, président du SNALC, jr.girard@snalc.fr , 06 16 72 86 56

Veuillez me désinscrire de tous les mails envoyés directement par le SNALC


Violence à l’école : encore une concertation de pur affichage ?

© Capture d’écran de la présentation vidéo du ministère sur YouTube le 3 mai 2024

Communiqué de presse du SNALC du 3 mai 2024

Ce vendredi 3 mai 2024, était lancée par le biais d’un direct sur YouTube, la grande concertation sur « le respect de l’autorité ».

Ce temps, suivi par des représentants de l’institution, représentants syndicaux, représentants des parents et élèves, ne laissait place à aucune interaction, pas même dans les commentaires. Le ministère devrait relire la définition du mot « visioconférence » avant de l’employer. Il a en revanche permis à un philosophe, une chercheuse en sciences de l’éducation et un sous-directeur de la DEPP de faire des présentations (celle de la DEPP n’étant pas dénuée d’intérêt – voir ci-dessous).

La ministre a rappelé les pistes déjà envisagées par le premier ministre, et présenté les siennes propres : mesure de responsabilisation au primaire, harmonisation des punitions, pause numérique sans smartphone.

Mais ce temps lançait surtout une concertation qui durera quelques semaines, tout en sachant que des ponts émaillent lesdites semaines et que le premier volet sera surtout réservé aux recteurs, DASEN, inspecteurs et partenaires de l’école.

Comme trop souvent, le SNALC remarque qu’une concertation sur des sujets importants se fait très vite, trop vite. Le calendrier annoncé n’a aucun sens, les DASEN devant rendre leur copie aux recteurs pour le 8 mai au soir (!). Le SNALC rappelle au ministère que le 8 mai est un jour férié.

Comme trop souvent, le SNALC remarque que cette concertation va peu permettre d’entendre les personnels de terrain, et même leurs représentants. Nous avons également noté qu’aucune des pistes envisagées ne semblait requérir de moyens horaires, financiers ou humains. Ce n’est pas avec des discours sur les « bonnes pratiques » qu’on viendra en aide à nos collègues.

Le SNALC fera son travail en représentant les personnels dans ce qui s’annonce déjà comme un grand moment d’affichage politique de com’ creuse.

Vidéo You Tube du 3 mai 2024 – Présentation de la DEPP


Formation continue des enseignants en dehors du service d’enseignement (courrier à la ministre)

Madame Nicole BELLOUBET

Ministre de l’Education Nationale
– CABINET –
110 rue de Grenelle
75357 Paris SP 07

Objet : Formation continue des enseignants en dehors du service d’enseignement

Madame la Ministre,

Je m’adresse à vous au sujet de la formation professionnelle continue des enseignants.

Plusieurs de nos adhérents nous ont signalé avoir été convoqués, à l’initiative de leur rectorat et de l’école académique de formation continue, pour assister à des temps de formation placés en dehors des horaires d’ouverture de leur établissement aux élèves. Cela a été le cas en soirée de 17h à 19h, des mercredis après-midi, ou des samedis parfois.

Ces convocations adressées à nos collègues présentent toutes des caractéristiques de convocations « habituelles ». Elles emploient la même terminologie de « convocation », « ordre de mission », « OM », « cette présente lettre vaut ordre »…

Mais on peut aussi lire sur ces convocations des indications quelque peu contradictoires comme :

  • « je vous invite à participer au stage suivant »;
  • « Si vous ne pouvez pas assister à ce stage, renvoyez cette convocation visée par votre chef d’établissement ou par votre supérieur hiérarchique » en indiquant un « motif légal » ou non légal;
  • « Si vous êtes absent lors de cette formation, vous devez justifier cette absence auprès de votre supérieur hiérarchique et la signaler dans l’application académique Sofia-FMO ».

Afin de lever toute ambiguïté, Madame la ministre, pouvez-vous nous indiquer quelle est la base réglementaire de ces convocations, et dans quelle mesure les enseignants convoqués à ces temps de formation en dehors des horaires d’ouvertures de leur établissement aux élèves sont tenus d’y assister. Leurs absences éventuelles peuvent-elles entraîner des retenues sur salaire pour service non fait ou encore, avoir des conséquences sur l’appréciation ultérieure de leur valeur professionnelle ?

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre plus respectueuse considération.

Jean-Rémi Girard
Président du SNALC

 


Accord du 8 avril 2024 concernant la protection sociale complémentaire au MENJ, au MESR et au MSJOP

L'accord du 8 avril sur la protection sociale complémentaire pour le périmètre ministériel de l'Éducation nationale, dont le SNALC est signataire, a été publié au journal officiel ce jour : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049486828
Il concerne à la fois la santé (adhésion obligatoire, avec plusieurs options possibles) et la prévoyance (adhésion facultative).
Concernant la mise en place de ce nouveau régime de protection sociale complémentaire par l'opérateur qui aura été choisi dans le cadre du marché public, la date prévisionnelle initiale était le 1er janvier 2025. Elle a été repoussée ensuite de 6 mois lors des négociations et il est possible que plusieurs mois supplémentaires de délai s'y ajoutent.
Le SNALC siégeant dans la commission paritaire de pilotage et de suivi, nous vous tiendrons informés de l'évolution de ce dossier.

Gestion des contractuels : compte rendu du SNALC du 25 avril 2024

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Groupe de travail ministériel
Identification des grands principes applicables à tous les agents contractuels

25 avril 2024

Compte rendu du SNALC

Pour le Ministère :
Florence DUBO, adjointe au directeur général des ressources humaines
Valérie SAIGNE, sous-directrice de la gestion prévisionnelle, de la formation et des affaires statutaires et réglementaires
Nathalie BATTESTI, bureau des études statutaires et réglementaires
Laurent CRUSSON, chargé de mission auprès du directeur général

Pour le SNALC :
Danielle ARNAUD, secrétaire nationale chargée des contractuels
Sylvie CAZAUX, membre du secteur national du SNALC chargé des AESH

THÈME

Identification des grands principes applicables à tous les agents contractuels

L’ESSENTIEL

Les agents contractuels relèvent de dispositifs législatifs et réglementaires spécifiques selon la nature des missions exercées.

L’objectif de cette réunion :

  • identifier les grands principes communs à tous les agents contractuels ;
  • définir les principales thématiques devant être abordées dans chacun des cadres de gestion.

Ces cadres de gestion, en cours d’actualisation (personnels enseignants, CPE et Psy-EN, AED, AESH) ou d’élaboration (ATSS), préciseront, pour chacune des populations concernées, les règles et les bonnes pratiques de gestion :

  • administrative et juridique (recrutement, congés, rémunération…) ;
  • des parcours professionnels (formation d’adaptation à l’emploi, intégration, évaluation individuelle, accompagnement, formation continue, politique indemnitaire…) ;
  • sociale (conditions de travail, action sociale, santé, hygiène et sécurité).

LE SNALC A INSISTÉ SUR…

  • La nécessité d’avoir des cadres de gestion fermes, spécifiques à chaque catégorie de contractuels afin d’améliorer les pratiques locales et de mettre fin aux interprétations défavorables, voire fantaisistes, de certains employeurs
  • Des cadres de gestion qui devront être connus de tous, personnels comme administration locale. A cet effet, ils pourraient être déclinés sous la forme d’un guide national, à l’instar du guide RH AESH national.
  • La nécessité d’ajouter ou d’éclaircir les points suivants :
    • heures de fractionnement, conditions d’exercice, congés (congé pour convenances personnelles…), autorisations d’absence, frais de déplacement, VAE, CPF, action sociale, l’applicatif VIRTUO, les modèles de document relatif au droit à l’information des agents publics…
    • absence de subrogation (notamment pour les AED et AESH nouvellement CDIsés), formalités et prise en charge en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, protection sociale complémentaire…
  • La portabilité du CDI pour les AESH et les AED sur les mêmes fonctions, par absence de catégorie hiérarchique
  • L’urgence à créer une grille indiciaire nationale pour les AED, et ce à partir de la première année de CDD
  • L’insertion de la mention « APSH » dans le cadre de gestion des AESH
  • La réduction des délais de traitement des demandes de documents administratifs de la part des contractuels destinés à la Sécurité sociale, la préfecture, France Travail…
  • L’intérêt qu’aurait l’élaboration d’un panorama statistique spécifique à ces personnels contractuels, avec une ventilation par catégorie pour chaque donnée étudiée.

L’AVIS DU SNALC

Le SNALC a apprécié la tenue d’un groupe de travail destiné à faire un état des lieux des grands principes communs mais également à mettre en exergue les différences entre les règles et pratiques de gestion applicables aux personnels contractuels.

Pour ne prendre que quelques exemples, l’absence de grille indiciaire pour les AED, la persistance des vacations chez les ATSS ou encore la CDIsation au bout de 3 ans de CDD possible uniquement pour les AESH constituent un vecteur d’inégalité de traitement alors que tous ces collègues ont un dénominateur commun : la précarité. Par conséquent, certains contractuels sont encore plus précaires que d’autres et cette précarité est accentuée par une déclinaison académique, voire départementale, de leurs cadres de gestion respectifs.

Le SNALC défend un cadre de gestion national pour chaque catégorie de contractuels, assorti d’un alignement sur le mieux-disant social, c’est-à-dire sur les règles et pratiques non pas les plus avantageuses, car nous restons sur de la contractualisation et donc des agents sans statut de la fonction publique, mais sur les moins désavantageuses de ces différents cadres.

Dans les enjeux de refonte ou d’élaboration de ces cadres de gestion, nous avons noté des intentions que nous ne pouvons que partager :

  • sécuriser (les recrutements, les contrats, les procédures de cessation du contrat) ;
  • définir (une doctrine d’emploi, un cadre de rémunération attractif, les conditions du réexamen de la rémunération) ;
  • garantir (une procédure de recrutement qualitative, transparente et efficiente, les droits des agents) ;
  • former (les néocontractuels, puis tout au long du parcours professionnel) ;
  • accompagner

Mais à cadre législatif et réglementaire donné, comment atteindre ces objectifs ?

Le SNALC a bien conscience qu’un tel travail nécessiterait un temps – législatif, réglementaire, administratif – long, mais encore faudrait-il qu’il existe en amont une volonté politique d’améliorer les conditions d’emploi, de rémunération et de travail des contractuels.

Tous ces groupes de travail consacrés aux personnels contractuels constituent en fait un exercice de forme ou de clarification dans cette « jungle » de la contractualisation, à travers un travail d’écriture ou de réécriture des cadres de gestion.

Si l’écoute attentive et la volonté de prendre en compte nos propositions ont été notables, il n’en reste pas moins que l’ouverture de discussions en vue d’avancées pour les contractuels n’est pas à l’ordre du jour, ce que le SNALC regrette.


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