Conditions climatiques : compte rendu du 18 juin 2026

Réunion ministérielle sur les conditions climatiques
Compte rendu du SNALC du 18 juin 2026
LE THÈME
Gestion de l’épisode de chaleur.
L’ESSENTIEL
1) Question des fermetures d’écoles et d’établissements
- 1er degré : le ministre demande aux préfets, en lien avec le maire, d’agir au cas par cas (lieu, bâti, capacités d’accueil). La direction d’école peut faire remonter des alertes par la chaîne hiérarchique.
- 2d degré : capacité du chef d’établissement d’interdire l’accès aux locaux en cas de danger grave et imminent.
2) Question des examens, notamment des épreuves orales de français et du grand oral
Réunion des recteurs hier pour envisager le report d’épreuves orales, notamment lundi après-midi, au cas par cas.
Un recensement des ventilateurs et, le cas échéant, des petits climatiseurs a été demandé.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
- La nécessité de réagir à des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et de plus en plus précoces dans l’année. Nous sommes d’accord sur la possibilité de reporter certains oraux, ce qui n’avait même pas été évoqué l’an dernier à la même époque, mais cela reste insuffisant. Cela ne concerne pas uniquement lundi : il est annoncé des températures autour de 35 °C jusqu’à la fin de la semaine dans de nombreuses régions.
- La nécessité d’avoir un cadrage sur les fermetures d’écoles et d’établissements, car il n’y a aucune harmonisation locale. Il faudrait, a minima, des consignes départementales.
- La nécessité d’un grand plan sur les équipements, y compris la climatisation, sur le bâti et sur le verdissement. On ne peut pas continuer ainsi chaque année ni subir des tensions parfois fortes sur la fermeture ou non des établissements.
- La nécessité de reconnaître le droit de retrait individuel pour danger grave et imminent.
L’AVIS DU SNALC
Si rien n’a encore été anticipé cette année, alors que tous les constats avaient été faits, nous voyons un début de prise de conscience. Le chemin est encore long, car nous n’arriverons à rien sans évolutions structurelles importantes nécessitant des investissements. La santé des élèves et des personnels, ainsi que les conditions de travail en classe et pendant les épreuves d’examen, ne peuvent relever d’un simple bricolage.
Missions et temps de travail des AESH : compte rendu du 15 juin 2026

Groupe de travail consacré aux AESH
Compte rendu du SNALC du 15 juin 2026
LE THÈME
« AESH – Création d’un corps »
Réflexions sur les missions et le temps de travail
Propos liminaire du SNALC
Le SNALC souhaite revenir brièvement sur le premier groupe de travail sur la création d’un corps pour les AESH, qui s’est tenu le 20 mai dernier.
Nous avons été extrêmement choqués par la présentation proposée par le « document de travail ». Ce dernier n’avait pas été envoyé avant la séance et s’appuyait sur un rapport de l’inspection générale non publié. Les éléments qui nous ont été soumis relevaient davantage d’un plan de communication et de coupes budgétaires que d’un « état de la recherche ». Je cite certains des éléments présentés, qui ont été autant de gifles pour les personnels AESH :
- « approche portée sur l’adaptation collective de la classe plutôt que sur l’aide individualisée »
- « inefficacité de l’accompagnement humain individuel sur les apprentissages »
- « l’« effet écran » constitue un frein au développement des apprentissages »
Il en va de même sur les considérations proposées sur l’objet même du groupe de travail, et présentées comme des vérités pré-établies :
- « Pourquoi la fonctionnarisation générale est écartée par la mission ? »
- « maintenir le recrutement contractuel pour répondre aux besoins variables »
- une création d’un corps vue comme un « risque de rigidification administrative »
Pour le SNALC, nous ne devons plus revivre ça. Ce groupe de travail est là pour travailler ensemble aux modalités de création d’un corps, et non pour dénigrer le travail des collègues ou pour poser comme préalable que la fonctionnarisation ne pourrait concerner qu’une minorité d’AESH.
L’ESSENTIEL
Cette rencontre avec le Ministère fait suite au groupe de travail du mercredi 20 mai concernant la création d’un corps de fonctionnaire pour les AESH.
Dans le cadre de l’exercice à temps complet (1 607 heures annuelles), le Ministère souhaite confier de nouvelles missions aux AESH, basées notamment sur les métiers de l’accessibilité dans le champ de l’école inclusive, en valorisant l’expertise des AESH et leur rôle d’appui auprès des acteurs internes (Éducation nationale) et externes (Médico-social).
Par conséquent, l’administration propose un volume horaire hebdomadaire de 36 heures : 24 heures pour les missions actuelles d’accompagnement et 12 heures pour les nouvelles missions.
Cette durée hebdomadaire devrait prendre en compte des temps d’organisation de l’activité (préparation, déplacements, échanges avec les familles) et le temps dédié à la formation continue.
Par ailleurs, la durée du travail pourrait être étendue sur 42 ou 43 semaines (contre 41 actuellement) afin d’atteindre un temps complet.
Enfin, la pénibilité des conditions d’exercice des AESH a été abordée à partir de données statistiques les concernant : observations de l’évolution professionnelle, des démissions, licenciements, abandons de poste et absences pour raison de santé, réalisées sur la période 2020-2025.
L’administration rappelle que cette réunion constitue une étape de travail et que plusieurs groupes de travail complémentaires sont prévus dans les semaines et mois à venir. Le prochain a été annoncé pour la semaine du 6 juillet. Il devrait permettre d’objectiver les missions invisibles et les enjeux d’affectations : temps de concertation, temps de déplacement, temps de préparation et d’échange avec les familles et formation continue.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
Nous avons rappelé les attentes fortes des AESH en matière de reconnaissance professionnelle, d’amélioration des conditions de travail et de sécurisation des parcours.
Toute évolution statutaire doit répondre prioritairement aux difficultés rencontrées aujourd’hui par les AESH : rémunérations insuffisantes, temps incomplets subis, manque de formation, charge de travail croissante, difficultés de recrutement par manque d’attractivité du métier.
Concernant les nouvelles tâches identifiées par l’administration pour les AESH afin de construire un futur métier à temps complet, le SNALC a alerté sur la notion d’expertise attendue de ces personnels (alors qu’il est envisagé un corps de fonctionnaire de catégorie B) ainsi que sur l’élargissement très important du périmètre de leur domaine d’intervention et la cohérence entre les missions proposées et la réalité du terrain. Par ailleurs, parmi les missions supplémentaires envisagées, plusieurs relèvent de la compétence spécifique des AED, CPE, enseignants, enseignants référents, Psy-EN, personnels de direction…
À la lecture de certaines tâches proposées, on a même cru percevoir le retour de la fusion AESH/AED pour créer des assistants à la réussite éducative (ARE).
Parmi les nouveaux domaines d’intervention proposés, nous avons également souligné certaines contradictions comme celle consistant à demander aux AESH d’intervenir dans des actions de sensibilisation et de formation interne sur les besoins éducatifs particuliers et le handicap alors que les besoins de formation des AESH eux-mêmes demeurent extrêmement importants !
À ce titre, le SNALC demande une véritable formation initiale, une formation continue renforcée et l’accès à des formations spécialisées pour les AESH.
Enfin, la plupart des nouvelles interventions des AESH se dérouleraient soit auprès de l’ensemble des élèves soit auprès des Élèves à Besoins Éducatifs Particuliers (EBEP), les éloignant de facto du cœur de leur métier. Le SNALC en a d’ailleurs profité pour demander une définition claire et précise des EBEP.
En ce qui concerne les missions des AESH référents, le SNALC a rappelé qu’elles sont définies réglementairement par l’article 1 de l’arrêté du 29 juillet 2020 et qu’il conviendra de clarifier les attentes pour ces personnels si un corps de fonctionnaires était effectivement créé. Et ce d’autant plus qu’il existe déjà des abus avec les AESH référents, car contrairement à ce qu’indique le cahier des charges 2025 des PAS, en annexe de la circulaire « déploiement des PAS » du 1er septembre 2025, ils n’ont pas vocation à assister le coordonnateur de PAS dans la mise en place des accompagnements. Les AESH référents, comme les AESH ne doivent pas se voir confier des tâches ne figurant pas dans les textes qui leur sont applicables (prise en charge d’élèves non notifiés par exemple). Or, trop de remontées de terrain vont dans ce sens.
Concernant le temps de travail, le SNALC a demandé la reconnaissance du travail « invisible », c’est-à-dire du temps consacré aux tâches exercées hors temps d’accompagnement, la prise en compte de la pause méridienne et l’octroi à tous les AESH des jours de fractionnement.
Enfin, le temps de travail estimé pour mener à bien ces nouvelles missions est très largement sous-évalué.
Concernant la pénibilité du travail des AESH, le SNALC a attiré l’attention sur l’augmentation des démissions (notamment depuis 2023/2024), les difficultés de recrutement et les nombreux départs précoces de ces personnels. Nous avons demandé une analyse approfondie des causes de ces départs, notamment des démissions.
Quant aux absences pour raison de santé, le SNALC a signalé que beaucoup d’AESH renonçaient à un congé maladie entre autres parce que la subrogation n’existait pas encore.
Lors de ce deuxième groupe de travail, le SNALC a réitéré sa demande que les APSH soient intégrés dans les points expertisés et les réflexions conduites lors de la poursuite des travaux en vue d’un éventuel statut de fonctionnaire.
Enfin, le SNALC a profité de cette réunion pour interpeler le Ministère sur les avenants adressés aux AESH qui subiront un passage de leur PIAL en PAS à la rentrée 2026. En effet, des AESH se voient imposer un élargissement important de leur périmètre géographique d’intervention et certaines formulations apparaissent comme des injonctions à signer, voire des menaces de licenciement sont exercées pour faire pression sur les AESH afin qu’ils signent au plus vite…
Le SNALC a demandé au Ministère d’intervenir auprès des rectorats pour que de telles pratiques cessent, d’autant plus que les PAS n’ont toujours pas d’existence légale alors qu’ils sont déployés à marche forcée par l’Éducation nationale ! Le SNALC en a d’ailleurs profité pour alerter l’administration sur plusieurs difficultés observées dans le cadre du déploiement des PAS.
Le SNALC a donc demandé à la DGRH de sécuriser juridiquement les procédures, de rappeler les rectorats à la prudence et de veiller au respect des droits des AESH.
L’AVIS DU SNALC
L’administration a réaffirmé sa volonté de travailler sur la reconnaissance du métier, les contraintes liées à l’exercice des missions, la charge mentale et physique, la construction d’un futur cadre statutaire. Toutefois, tout en prenant acte de cette volonté ministérielle d’engager une réflexion sur la création d’un corps de fonctionnaires pour les AESH, les travaux ne doivent pas se réduire à redéfinir leurs missions en les élargissant et par conséquent à augmenter leur temps de travail.
La multiplication des domaines d’intervention et la diversité des tâches supplémentaires envisagées pour les AESH risquent clairement de les éloigner de leur métier, à savoir accompagner des élèves en situation de handicap, et d’absence de réponse à leur revendication de professionnalisation de ce métier.
Il ressort manifestement une volonté de mettre plus largement à contribution les AESH à travers les nouvelles fonctions que le Ministère souhaiterait leur confier en passant de la compensation du handicap à l’accessibilité pédagogique. Cette évolution est matérialisée par le passage des PIAL, ne prenant en charge que les élèves en situation de handicap, aux PAS, chargés de tous les EBEP.
Cependant, ce changement de logique ne devra pas se faire en sacrifiant à nouveau les AESH, en leur imposant de « travailler plus pour gagner plus » et/ou en créant une nouvelle profession aux missions plus ou moins définies, car les enjeux budgétaires sont un des éléments déterminants de ce changement d’approche de l’inclusion scolaire.
Le SNALC y veillera !
Atelier I.A. et numérique : compte rendu du 12 juin 2026

Atelier ministériel I.A. et numérique
Compte rendu du SNALC du 12 juin 026
LE THÈME
La Direction du numérique pour l’éducation (DNE), la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) et l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) partagent les retours de terrain dont elles disposent sur les usages de l’I.A. dans l’Éducation nationale et font un point sur la recherche.
L’ESSENTIEL
Pour la DNE, il faut concilier climat scolaire et progression des élèves dans les compétences numériques. Cela passe par l’humain et par des scénarios pédagogiques qui doivent être évalués afin de nourrir la recherche. L’I.A. avance vite : il ne faut pas rater le train.
La DGESCO fait le constat d’une utilisation massive par les élèves et d’une appropriation progressive par les enseignants.
Pour l’IGÉSR, il faut une I.A. raisonnée et en phase avec les grands enjeux de l’Éducation. L’I.A. est présente dans la société et peut transformer l’école, mais l’enseignement doit rester humain et incarné.
Le ministère soutient le développement de communs numériques.
Des outils sont créés, notamment en académie, avec de la recherche institutionnelle et des entreprises partenaires. Un travail est en cours dans toute l’Europe, à travers deux projets ERASMUS+. La volonté est de créer des éléments de formation qui viendront compléter l’existant.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
- L’importance de prendre son temps, car le ministère cherche à suivre le rythme de l’I.A. sans prendre le temps de réfléchir aux intérêts ou non de cet outil.
- L’urgence de se concentrer sur les effets cognitifs de l’I.A. générative, en s’appuyant sur des études scientifiques fiables, dont les commanditaires ne sont pas les EdTech ; des études qui existent d’ailleurs déjà pour le numérique.
- L’un des principaux enjeux actuels est la lutte contre la triche et le plagiat.
- Le SNALC préfère un enseignement à l’I.A. plutôt qu’un enseignement par l’I.A. La technologie au collège et la SNT au lycée seraient les disciplines idoines.
- Le SNALC demande que le ministère se dote d’un cadre pour les professeurs, d’un cadre pour les personnels administratifs et encadrants, et d’un cadre pour les élèves, car les enjeux ne sont pas les mêmes.
L’AVIS DU SNALC
Plutôt que de vouloir contraindre les professeurs à modifier leurs pratiques pour intégrer l’I.A., le SNALC préconise de former efficacement aux outils et de laisser les professeurs libres de les intégrer à leur pédagogie, ou non.
Le SNALC n’est par exemple pas favorable à l’idée — évoquée lors de ce groupe de travail — d’imposer une double correction par l’I.A. lors des examens pour garantir une supposée objectivité.
Compétences numériques des métiers de l’enseignement et de l’éducation : compte rendu du 15 juin 2026

Arrêté relatif à la reconnaissance des compétences numériques des métiers de l’enseignement et de l’éducation
Groupe de travail du 15 juin 026
Compte rendu du SNALC
LE THÈME
La Direction générale des ressources humaines (DGRH), la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), la Direction du numérique pour l’éducation (DNE) et la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP) réunissent les organisations syndicales représentatives afin de recueillir leurs avis sur l’arrêté et ses annexes, avec pour objectif de les soumettre au CSAMEN du 30 juin prochain. À défaut, ils ne seront pas soumis pour avis, mais pour information.
L’ESSENTIEL
L’arrêté met en place une attestation et une certification pour les personnels enseignants et éducatifs, en s’appuyant sur PIX pour l’attestation et sur un référentiel fondé sur le cadre de référence des compétences numériques, pour la certification.
Ni la certification ni l’attestation ne seront obligatoires. Les étudiants en master devront passer la certification, sans toutefois être spécifiquement contraints de l’obtenir pour valider leur master et être titularisés.
L’attestation s’adressera aux utilisateurs peu ou moyennement chevronnés du numérique éducatif. La certification concernera les plus experts.
L’administration n’a pas su préciser si l’obtention de l’une ou l’autre pourrait avoir un impact sur les postes ouverts, ou non, lors du mouvement.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
Le SNALC n’a rien contre PIX pour les élèves, mais n’était pas demandeur d’un PIX-Édu pour les enseignants. Par ailleurs, le référentiel qui figure en annexe 1 de l’arrêté est clairement problématique. En procédant à un simple copier-coller d’un document européen, le ministère se dote d’un référentiel totalement inopérant. Il encourage l’usage du numérique, s’appuie sur des compétences qui n’en sont pas et exige des actes qui ne relèvent pas des enseignants, le tout sans tenir compte des spécificités du premier et du second degrés.
Le SNALC réclame un véritable référentiel de compétences, adossé à une formation, afin de permettre une montée en compétences dans le respect de la liberté pédagogique.
L’AVIS DU SNALC
Le ministère n’a pas encore compris que le numérique ne doit pas constituer une contrainte supplémentaire pour les enseignants et les personnels éducatifs. Il doit être un outil au service des enseignants, pour leur permettre d’exercer leur métier dans de meilleures conditions.
PSC : comprendre les nouvelles lignes sur votre bulletin de paye

Article rédigé par Danielle ARNAUD, secrétaire nationale du SNALC chargée des contractuels, avec la participation d’Élise BOZEC-BARET, secrétaire nationale du SNALC chargée des conditions de travail et du climat scolaire, et de Jamel HARCHAOU, secteur national SNALC AESH.
Depuis mai 2026, la mise en œuvre de la nouvelle Protection Sociale Complémentaire (PSC) se traduit par l’apparition de lignes supplémentaires sur les bulletins de paye des personnels de l’Éducation nationale.
Le SNALC vous aide à vous y retrouver !
Pour tous les agents affiliés à la PSC santé, ces lignes supplémentaires, au nombre de 5 pour le contrat collectif santé socle, correspondent aux montants de :
- la participation employeur à la cotisation, code 720580, colonne « Pour information » ;
- la part forfaitaire fixe de la cotisation, code 720576, colonne « À déduire » ;
- la part solidaire variable de la cotisation, code 720577, colonne « À déduire » ;
- la part variable de la contribution aux dispositifs solidaires d’action sociale, code 720578, colonne « À déduire » ;
- la part variable de la contribution aux dispositifs d’aide aux retraités, code 720579, colonne « À déduire ».
Par ailleurs, les agents ayant souscrit une option en santé ont une ligne supplémentaire pour la participation employeur au financement de celle-ci, code 202483, colonne « À payer ».
Enfin, pour ceux ayant souscrit à la prévoyance collective, le montant de la participation employeur qui s’élève à 7 € mensuels figure sur une autre ligne.
Ainsi, vous pouvez avoir jusqu’à 7 lignes de plus sur votre bulletin de paye.
À savoir :
- À partir de mai 2026, l’indemnité mensuelle transitoire de 15 € mise en place au 1er janvier 2022, suite au décret 2021-1164 du 8 septembre 2021, est supprimée et disparaît donc des bulletins de paye.
- Les cotisations relatives aux options sont prélevées sur le compte bancaire de l’agent et n’apparaissent donc pas sur son bulletin de paye. En revanche, la participation de l’employeur à hauteur de la moitié du coût de l’option dans la limite de 5 € est versée à l’agent et figure sur celui-ci.
- De même, les cotisations des ayants droit sont prélevées sur le compte bancaire de l’agent et n’apparaissent donc pas sur son bulletin de paye. Toutefois, celles-ci ne donnent pas lieu à une participation de l’employeur.
- La cotisation prévoyance est directement prélevée sur le compte bancaire de l’agent et la participation employeur de 7 € est versée sur son bulletin de paye. Pour information, le montant total de la cotisation prévoyance est égal à 1,58 % (0,95 % pour la garantie interministérielle + 0,63 % pour l’option) de la rémunération brute mensuelle de l’agent.
- Enfin, le terme « action sociale » qui apparaît sur les bulletins de paye (code 720578) est impropre (l’action sociale est un dispositif financé par le Ministère). Il s’agit en fait du fonds d’ « accompagnement social » (financé par les agents).
Le montant de votre cotisation ainsi que les cotisations additionnelles « Fonds d’accompagnement social » et « Aide aux retraités » varient en fonction de votre rémunération brute globale (soit l’ensemble des éléments de rémunération entrant dans l’assiette de calcul des contributions CSG et CRDS) : si cette dernière augmente, vos prélèvements augmenteront.
Enfin, la cotisation d’équilibre (75,40 € en 2026) augmentera en 2027, puis en 2028, ce qui aura pour effet d’augmenter automatiquement vos prélèvements au titre de la protection sociale complémentaire.
Si le SNALC a toujours conseillé à tout agent d’être extrêmement attentif à ses bulletins de paye, il vous invite à une vigilance encore plus grande pour le bulletin de mai 2026 et pour ceux des mois suivants !
Cependant, le SNALC vous conseille de ne pas trop vous empresser pour faire des réclamations car des dysfonctionnements ont déjà été repérés et des rectifications rétroactives pourraient avoir lieu sans démarches de votre part. En effet, lundi 1er juin, le Ministère a informé le SNALC que 91 % des agents disposaient bien de toutes les lignes sur leur fiche de paye et qu’il y avait encore des automatismes à finaliser pour les 9 % restants, ce qui sera fait avec effet rétroactif.
Cela dit, si besoin, n’hésitez pas à vous rapprocher des sections académiques du SNALC.
Programmes de LCA au cycle 4 : compte rendu du SNALC

Concertation sur les programmes de LCA au cycle 4
Compte rendu du SNALC du 9 juin 026
LE THÈME
Les programmes de Langues et cultures de l’antiquité au cycle 4.
L’ESSENTIEL
Après la rédaction des programmes par le Conseil Supérieur des Programmes, une consultation nationale sur le site et une consultation des corps d’inspection en académie, les organisations syndicales sont consultées.
Le passage en CSE se fera en automne pour une publication en automne.
Les intentions du groupe de rédacteurs (IG, IA-IPR, formateurs et enseignants) :
- Programmes pensés en fonction de l’élève en termes de savoirs comme de compétences.
Les axes forts du programme :
- Remettre le texte au centre de l’enseignement, pas seulement littéraire. Cela n’obère pas la manipulation de la langue.
- Réintégrer la notion d’œuvre intégrale. Ne plus limiter à des courts textes alors que les élèves ont soif d’histoire. Volonté de faire sens, notamment grâce à la traduction et au voyage entre textes sources et traductions.
- Réfléchir autrement à la langue : penser à une grammaire pour lire, ce qui amène à une autre progression car les textes guident. Ce sera une grammaire de reconnaissance et non plus une grammaire tabulaire.
- Volonté d’avoir une résonance entre le programme de LCA et les problématiques actuelles notamment au sein des établissements.
- La rédaction par objets d’études n’est pas une rédaction par séquences.
- L’entrée « Héritages, dialogues et écarts » a été conçue en réponse aux retours de terrain d’enseignants qui se sentiraient prisonniers des programmes et n’oseraient pas « sortir des clous » pour profiter de manifestations culturelles locales, pour intégrer les LCA dans le projet d’établissement ou pour organiser un voyage scolaire.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
- L’absence de concertation avec le CSP dans la rédaction des programmes est clairement dommage.
- La colonne de droite comportant les exemples de réussite qui n’ont rien à faire là alors que, dans d’autres parties du programme, cette colonne de droite comportant des exemples d’œuvres et de textes a toute sa place a contrario.
- La difficulté à mettre en place des programmes ambitieux dans les conditions d’enseignement actuelles.
- La présence trop grande de l’Intelligence Artificielle qui va nuire notamment à la traduction et à la construction de la démarche scientifique qu’elle nécessite.
- L’entrée par le thème de l’amour en 5e qui n’est absolument pas pertinente.
- L’absence d’entrée par la mythologie qui est pourtant ce qui stimule le plus les élèves.
- Le placage artificiel sur l’étude de l’Antiquité de thématiques contemporaines mais parfois complètement anachroniques dans l’entrée « Héritages, dialogues et écarts », qui apparaît comme une récupération démagogique des textes antiques.
- La qualité de la partie linguistique – surtout pour ce qui est du lexique.
L’AVIS DU SNALC
Les échanges avec l’Inspection Générale et la Direction de l’enseignement scolaire ont été de qualité malgré les désaccords. Le SNALC en a d’ailleurs profité pour aborder la question des VS des professeurs de Lettres Classiques qui n’est toujours pas réglée. L’Inspection Générale et la DGESCO nous ont dit y travailler de longue date également et étaient ravis que le SNALC appuie sur cette question.
QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1514

ÉDITO : IL FAIT CHAUD ? BUVEZ DE L’EAU !
Jean-Rémi Girard
Président du SNALC
À l’image du dernier guide ministériel sur la gestion des vagues de chaleur dans l’Éducation nationale, la politique du moment est de tout promettre tant qu’il n’y a pas à mettre la main à la poche. 35 degrés dans votre salle de classe ? Mais il faut baisser les stores ! Comment ça, vous n’avez pas de stores ? Avez-vous dans ce cas pensé à emmener vos élèves dans une salle plus fraîche ? Vraiment, il n’y en a pas ? Alors, n’oubliez pas de vous hydrater ! En espérant avoir pu vous aider depuis notre bureau climatisé ! N’hésitez pas à nous solliciter : nous sommes là pour vous !
Voici, résumée, la gestion réelle de chaque vague de chaleur. Il n’y a aucune solution. Si vous voulez un ventilateur, il faut vous l’acheter, et il n’est pas garanti qu’on vous laisse le brancher. L’architecte a eu la bonne idée d’orienter les salles au sud-est, et il n’y a pas de gardien pour permettre d’ouvrir les fenêtres la nuit sans créer une brèche de sécurité. Climatiser, on n’y pense même pas. Les centres commerciaux le sont, les cinémas le sont, la plupart des bureaux le sont, mais dans une salle où l’on entasse une vingtaine ou une trentaine de personnes pour y assurer une mission indispensable à notre pays, on ne l’a jamais envisagé. Et c’est le retour de l’éternelle partie de tennis de table entre l’État et les collectivités locales. Le premier est certes responsable de nos conditions de travail, de notre santé et de notre sécurité, mais ce sont les secondes qui ont la charge des locaux. À l’arrivée, personne ne fait rien, sinon produire du guide et du vademecum. Lire la suite]
DOSSIER DU MOIS :
VIOLENCES À L’ÉCOLE : DU FAIT DIVERS AU PHÉNOMÈNE DE SOCIÉTÉ
05 | Agressivité, violence : l’EN doit tracer une ligne rouge
05 | Souffrances, violences, pressions : l’exemple de l’Alsace
06 | Violences à l’École : quelles réponses pénales ?
07 | Des alertes devenues impossibles à ignorer
08 | Professeurs : épreuves du quotidien
08 | Quand les poings s’expriment en cours d’EPS
CONDITIONS DE TRAVAIL
09 | Le CITIS en pratique
09 | Accident de trajet : ne laissez pas vos droits se faire écraser
10 | L’occupation à titre thérapeutique : une reprise en douceur
SYSTÈME ÉDUCATIF
12 | Concours général des collèges : inspectons ce gadget
13 | Enquête stagiaires : tirer les leçons qui s’imposent

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.
QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1514 – école

J-Rémi Girard
Président du SNALC
À l’image du dernier guide ministériel sur la gestion des vagues de chaleur dans l’Éducation nationale, la politique du moment est de tout promettre tant qu’il n’y a pas à mettre la main à la poche. 35 degrés dans votre salle de classe ? Mais il faut baisser les stores ! Comment ça, vous n’avez pas de stores ? Avez-vous dans ce cas pensé à emmener vos élèves dans une salle plus fraîche ? Vraiment, il n’y en a pas ? Alors, n’oubliez pas de vous hydrater ! En espérant avoir pu vous aider depuis notre bureau climatisé ! N’hésitez pas à nous solliciter : nous sommes là pour vous !
Voici, résumée, la gestion réelle de chaque vague de chaleur. Il n’y a aucune solution. Si vous voulez un ventilateur, il faut vous l’acheter, et il n’est pas garanti qu’on vous laisse le brancher. L’architecte a eu la bonne idée d’orienter les salles au sud-est, et il n’y a pas de gardien pour permettre d’ouvrir les fenêtres la nuit sans créer une brèche de sécurité. Climatiser, on n’y pense même pas. Les centres commerciaux le sont, les cinémas le sont, la plupart des bureaux le sont, mais dans une salle où l’on entasse une vingtaine ou une trentaine de personnes pour y assurer une mission indispensable à notre pays, on ne l’a jamais envisagé. Et c’est le retour de l’éternelle partie de tennis de table entre l’État et les collectivités locales. Le premier est certes responsable de nos conditions de travail, de notre santé et de notre sécurité, mais ce sont les secondes qui ont la charge des locaux. À l’arrivée, personne ne fait rien, sinon produire du guide et du vademecum. [Lire la suite]
SOMMAIRE
04 | Violence scolaire : les renoncements coupables de l’Institution
05 | Des alertes devenues impossibles à ignorer
05 | Agressivité, violence : l’EN doit tracer une ligne rouge
06 | Violences à l’École : quelles réponses pénales ?
07 | Projets de programmes 2026 : l’analyse du SNALC
07 | Les modules de formation d’initiative nationale : fonctionnement et accès
08 | Ne l’oubliez pas !
08 | Les modalités de calcul du congé de maladie
09 | Classes externalisées : derrière l’affichage, l’impasse budgétaire
09 | EMASco : un rôle fragilisé par le déploiement des PAS ?
10 | Une école à reconstruire : Les effectifs de classe

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.
