Hausse du prix du carburant : testez votre éligibilité à l’aide

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Pour faire face à la hausse des coûts du carburant, le Gouvernement a mis en place une aide de 100 € pour les travailleurs modestes dits “grands rouleurs”. Elle ne pourra être accordée qu’une seule fois pour un même véhicule et un même usager.

Cette aide est accessible aux agents en activité qui remplissent les conditions cumulatives suivantes :

  • être domicilié fiscalement en France ;
  • être né avant le 1er janvier 2009 ;
  • avoir déclaré, au titre des revenus de l’année 2024, un revenu d’activité ;
  • appartenir à un foyer fiscal dont le revenu fiscal de référence par part, au titre de l’année 2024, est inférieur ou égal à 16 880 € ;
  • être en activité en 2026 ;
  • utiliser son véhicule personnel à des fins professionnelles, pour les trajets entre le domicile et le lieu de travail ;
  • justifier d’une distance parcourue d’au moins 30 km (aller-retour) ou de 8000 km /an ;
  • être en possession d’un véhicule terrestre à motorisation thermique ou hybride non rechargeable ;
  • être régulièrement assuré à la date de la demande.

Pour vérifier votre éligibilité à ce dispositif et en faire la demande, il faut accéder au simulateur mis en ligne sur impots.gouv.fr. Une foire aux questions est également à votre disposition.

Les démarches pour réclamer cette aide sont disponibles jusqu’au 31 août 2026. Un numéro national est dédié pour toute demande à ce sujet : 08 06 00 02 29.

Si vous remplissez toutes les conditions, un lien vers le formulaire de demande vous sera proposé. Il faudra vous munir de vos identifiants personnels pour vous connecter à votre compte sur impots.gouv.fr ainsi que de la carte grise du véhicule détenu à la date de la demande.

Pensez à conserver l’accusé de réception qui comporte un numéro de suivi afin de suivre l’avancement de votre demande.

Pour le SNALC, toute mesure conjoncturelle destinée à soutenir le pouvoir d’achat est louable mais ne permet absolument pas de mettre un terme à la SMICardisation et de facto à paupérisation des personnels de l’Éducation nationale.

Ces processus sont structurels, les réponses doivent l’être également.

Par conséquent, le SNALC demande, et ce dans les plus brefs délais, la revalorisation de la valeur du point d’indice, l’indexation de ce dernier sur l’inflation et l’ouverture de négociations portant sur l’élaboration d’une grille indiciaire pour les assistants d’éducation et la refonte de celles qui existent déjà, en commençant par les agents plus précaires, c’est-à-dire les contractuels (AESH, administratifs, enseignants…).


Hors classe et classe exceptionnelle : contingents de promotions 2026

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Les contingents et les taux de promotion montrent que les changements de grade sont loin d’être automatiques.

Pour autant, comprendre les raisons d’une promotion – ou de son refus – est essentiel.

C’est pourquoi votre section SNALC est à votre disposition pour vous expliquer les modalités de promotion, qu’il s’agisse d’estimer une date pour la hors classe ou de valoriser votre dossier pour la classe exceptionnelle dans les années à venir.

Contingents pour la HORS CLASSE
Contingents pour la CLASSE EXCEPTIONNELLE

 


La fonction de direction désenchantée par son nouveau référentiel

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Le nouveau référentiel direction d’école1 a été publié le 21 mai 2026, alors même que le SNALC et l’ensemble des organisations syndicales demandaient la tenue de groupes de travail supplémentaires.

Chez les directeurs et directrices d’école, les réactions de colère n’ont pas tardé : « Tant d’attente pour cela ? », « On est payé combien pour assumer tout ça ? », « Nous voilà pilotes pédagogiques de niveaux que nous ne maîtrisons pas ? », « À quand une véritable aide administrative et une révision des décharges ? » …

Pourtant, fin 2019, le Ministère avait lancé une vaste consultation adressée aux directeurs d’école. Leurs réponses faisaient émerger des besoins urgents : 33 % réclamaient une aide humaine pour la gestion du quotidien, 27 % un allègement des tâches et 45 % souhaitaient davantage de temps pour exercer leurs missions. Si les décharges d’enseignement ont depuis été revues, les quotités accordées demeurent largement insuffisantes.

La réécriture du référentiel version 2026 est essentiellement une mise à jour intégrant les évolutions issues de la loi Rilhac et des décrets publiés depuis 2014. En revanche, elle ne tient compte ni des besoins exprimés par les directeurs, ni des résultats de l’enquête menée par le Ministère lui-même, ni des revendications portées par les organisations syndicales.

À la suite des groupes de travail de mai 2025 et mars 2026, le projet initial de référentiel a quelque peu évolué : l’obligation pour le directeur de rechercher des solutions de remplacement a été retirée et le respect des obligations réglementaires de service est désormais explicitement mentionné, les 108 heures n’étant pas extensibles à merci, même pour répondre à une autorité fonctionnelle. Néanmoins, cela reste insuffisant pour le SNALC.

Le renforcement du pilotage pédagogique fondé sur les résultats aux évaluations nationales est totalement établi par ce référentiel. Contrôle et management par les chiffres au détriment de la liberté pédagogique, évaluations d’école tous les cinq ans, évaluation de la fonction tous les cinq ans, … Le directeur d’école se voit désormais sommé de devenir un expert de la pédagogie tous cycles confondus, ce qui n’est pas anodin. La pression institutionnelle est énorme mais les conditions de travail ne s’améliorent pas.

Le SNALC le répète : il faut revoir les missions des directeurs d’école et alléger leur charge de travail, au risque de voir la fonction progressivement désertée.


(1) https://www.education.gouv.fr/bo/2026/Hebdo21/MENE2612947C


Vagues de chaleur : on réagit quand ?

Communiqué de presse du SNALC du 26 mai 2026


Le SNALC rappelle que les vagues de chaleur en France en mai/juin ne sont pas des surprises, et qu’anticiper doit faire partie du lexique de nos dirigeants et de nos élus.

Chaque année, on semble redécouvrir l’inadaptation de nos écoles, collèges et lycées aux fortes chaleurs. Le SNALC a pourtant depuis longtemps alerté sur des conditions de travail qu’on ne tolèrerait pas dans des bureaux ou dans des centres commerciaux. Les consignes ministérielles n’apportent aucune solution : nous n’avons pas de salles vides supplémentaires exposées au nord, et nous fermons déjà tous les volets et rideaux que nous pouvons, quand il y en a.

Pour le SNALC, un grand plan pluriannuel d’adaptation de nos bâtiments doit être lancé. Il doit faire évoluer le bâti scolaire, aménager des équipements de ventilation ou de climatisation partout où c’est nécessaire, développer le verdissement des cours de récréation.

Nous ne pouvons continuer à maltraiter les personnels de l’Éducation nationale et les élèves. Le SNALC appelle tous les collègues à prévenir leur supérieur et à remplir le registre santé-sécurité au travail (RSST), afin de faire remonter toutes les situations et de ne pas être pris en défaut pour n’avoir pas informé.


Hausse du SMIC au 1er juin : une bonne nouvelle…

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Par Anne MUGNIER, membre du Bureau national du SNALC chargée des rémunérations.

Avec la contribution de Danielle ARNAUD, secrétaire nationale du SNALC chargée des personnels contractuels, et de Christophe DOMENGE, SNALC de Grenoble (graphiques).

L’annonce était attendue : le SMIC est revalorisé de 2,41 % au 1er juin et passe de 1 823,03 € à 1 867,02 € brut par mois, soit une hausse mensuelle de 43,99 € brut. En effet, il est indexé sur l’inflation, actuellement en forte hausse en raison des tensions géopolitiques au Proche-Orient.

En revanche, ce n’est pas le cas de la valeur du point d’indice qui détermine le niveau des traitements dans la fonction publique : après avoir été officiellement désindexée de l’inflation en 1982, elle en a fortement décroché à partir des années 2000, avant d’être régulièrement gelée à partir de 2010.

La dernière revalorisation du point d’indice date de juillet 2023, suivie en janvier 2024 d’une hausse de 5 points des indices majorés de toutes les grilles de rémunération. Ces mesures ont été loin de compenser l’inflation, et le dispositif de la GIPA, destiné à compenser la perte effective de pouvoir d’achat, a été parallèlement suspendu en 2024.

Si toute augmentation du SMIC reste donc une bonne nouvelle pour les plus petits salaires, elle a, en l’absence de politique de revalorisation globale, des conséquences sur l’ensemble des grilles et espaces indiciaires de la fonction publique qui pèsent sur son attractivité, notamment dans l’Éducation nationale.

Tout d’abord, la hausse du SMIC a un impact direct et concret sur les grilles et espaces indiciaires des catégories les moins bien rémunérées dans l’Éducation nationale : personnels contractuels et personnels titulaires de catégorie C, voire B. En effet, la valeur mensuelle du point d’indice étant actuellement fixée à 4,92€ brut, l’indice majoré doit être au minimum de 380 pour que le traitement mensuel brut atteigne le niveau du SMIC. Or, de nombreux échelons et niveaux ont un indice inférieur dans ces catégories.

Ainsi, au 1er juin 2026, les deux premiers échelons de la grille indiciaire des AESH, correspondant respectivement aux indices majorés 371 et 375, ne permettent plus d’atteindre un traitement brut au moins égal au SMIC. Les AESH devront donc a minima être rémunérés à l’échelon 3, soit à l’indice majoré 380, qu’ils aient presque 9 ans d’ancienneté de services ou qu’ils viennent d’être recrutés !

De même, les assistants d’éducation en CDI, rémunérés à l’indice majoré 375, devront percevoir une indemnité différentielle pour atteindre au moins le SMIC. Les AED en CDD, toujours rémunérés à l’indice majoré 366 verront leur indemnité différentielle, versée depuis novembre 2024, augmenter. En CDD ou en CDI, tous les AED se retrouvent donc au SMIC !

Enfin, l’espace indiciaire des contractuels enseignants, CPE et Psy-EN de première catégorie débutant à l’indice majoré 376, les collègues rémunérés à cet indice verront de facto leur traitement brut augmenter, soit par un passage à l’indice majoré du niveau 2 qui est de 393, soit par le versement d’une indemnité différentielle SMIC, alors qu’ils occupent des emplois de cadres…

Chez les fonctionnaires de catégorie C (ADJAENES, ATRF), la situation est catastrophique : l’ensemble de la grille du premier grade, hormis le dernier échelon, devient obsolète, ainsi qu’une bonne partie des échelons du grade supérieur. Les catégories B (SAENES, TRF) sont également touchées sur une partie des échelons des deux premiers grades.

En l’absence de revalorisation conjointe de la valeur du point d’indice, il existe deux possibilités pour remettre à niveau les rémunérations inférieures au SMIC :

  • la réfection de l’ensemble des grilles
  • ou la mise en place d’une indemnité différentielle compensatoire.

La seconde solution, qui ne nécessite aucune concertation, est généralement privilégiée.

En conséquence, plus les salaires sont bas, plus les grilles sont écrasées, au point que les changements d’échelon ou de niveau n’entraînent qu’une augmentation infime, voire inexistante pour les indices inférieurs au niveau du SMIC.

Plus globalement, c’est la notion même de carrière qui est mise à mal pour l’ensemble de nos professions, puisque toutes les grilles se rapprochent du niveau du SMIC, y compris pour les plus diplômés. Et un métier dans lequel il n’est pas possible d’envisager une carrière n’attire évidemment pas.

C’est pourquoi toute hausse légitime du SMIC rend plus pressantes les demandes du SNALC : même indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation et réfection générale de toutes les grilles et espaces indiciaires. Il est urgent de rendre les carrières plus attractives et de proposer des rémunérations adaptées aux difficultés et aux exigences de nos métiers.

Traitements au 1er juin 2026 (brut)


Salaires et conditions de travail des AED : Mobilisation le 2 juin !

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URGENCE POUR LES SALAIRES ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL DES AED
DANS L’ACTION LE MARDI 2 JUIN !

Nos organisations SNES-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, FNEC-FP-FO, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’action, SNALC et SUD Éducation appellent les AED à se mobiliser pour rendre visibles la réalité de leurs conditions de travail et leurs revendications (rassemblements, grève, manifestations, etc.), le mardi 2 juin.

Rien n’est fait par le ministère pour permettre aux AED d’exercer leurs missions dans des conditions acceptables et décentes :

  • Les AED sont maintenus dans une précarité inacceptable. Les discussions sur les grilles de salaires prévues dans le cadre de gestion posé par le ministère lui-même sont bloquées dans les académies, le ministère admet ne pas avoir les ressources budgétaires pour financer ces grilles et donc de possibles avancées salariales pour nos collègues ;
  • D’autres droits des AED ne sont pas effectifs : prévue par le cadre de gestion, la mobilité des AED n’est pas effective faute de travaux lancés par les rectorats ;
  • Pendant que le ministre affirme faire du climat scolaire une de ses priorités, les vies scolaires sont asphyxiées par le manque de moyens. Pas de créations d’emplois d’AED pour la rentrée 2025, pour la rentrée 2026 et, déjà, des reprises de moyens qui sont annoncées dans certaines académies. Les conditions de travail, déjà difficiles, vont encore se dégrader.

Les AED se retrouvent souvent en première ligne, exposés aux risques, dans un rôle de « vigiles d’établissement » dont nous réaffirmons qu’il n’est pas le leur. Proches des élèves, les AED sont primordiaux pour recevoir la parole des jeunes et les accompagner. Par la fonction d’AED, c’est une École bienveillante et émancipatrice qui peut se mettre en place.

Nous réaffirmons que les AED, qui jouent un rôle essentiel dans le quotidien des établissements scolaires pour les élèves et les personnels, ne doivent pas être la variable d’ajustement des choix politiques et budgétaires du gouvernement qui tournent le dos aux urgences de l’Éducation nationale.

Nous exigeons :

  • La création des postes et recrutement d’AED pour répondre aux besoins ;
  • La création d’une grille salariale nationale qui permette une revalorisation des AED ;
  • L’accès à une formation initiale et continue, sur temps de service ;
  • Un droit effectif à la mobilité ;
  • Un examen des non renouvellements en CCP.
AED, LA PRÉCARITÉ CELA SUFFIT !
Toutes et tous mobilisés dans les manifestations, la grève, les rassemblements, le mardi 2 juin.


AESH, un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire : Mobilisation le 9 juin !

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AESH : un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire !
Toutes et tous mobilisés le mardi 9 juin

Le ministère de l’Education nationale a enfin ouvert des groupes de travail sur l’avenir des AESH. Cette ouverture est le résultat des mobilisations et des revendications portées depuis des années par les personnels et les organisations syndicales.

Mais dès ce premier groupe de travail, les limites  fixées par le ministère sont apparues inacceptables. Alors que les AESH représentent aujourd’hui le  deuxième métier de l’éducation tous ministères  confondus en nombre de personnels, le ministre envisage une « fonctionnarisation » limitée à  seulement 10 à 20 % des AESH. Cette hypothèse ne correspond ni à la réalité des besoins, ni aux exigences d’une école réellement inclusive.

L’accompagnement des élèves en situation de handicap est une mission essentielle, pérenne et indispensable du service public d’éducation. Il ne peut être assuré par des personnels maintenus dans la précarité, sous-payés et privés de véritables perspectives professionnelles.

Nous réaffirmons nos revendications :

  • la création immédiate d’un véritable corps de fonctionnaires de catégorie B pour toutes et tous les AESH ;
  • un temps complet sur la base des missions réelles exercées ;
  • une revalorisation salariale significative ;
  • la reconnaissance pleine et entière des qualifications et compétences professionnelles des AESH ;
  • une école pleinement inclusive donnant réellement les moyens de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Le prochain groupe de travail est annoncé pour le 17 juin.

D’ici là, il est indispensable de faire entendre massivement les revendications des AESH.

Lire aussi :

 


Statut pour les AESH : compte rendu du 20 mai 2026

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Groupe de travail ministériel avec les organisations représentatives

Compte rendu du SNALC du 20 mai 2026

LE THÈME

Réflexions autour d’un éventuel statut pour les AESH.

L’ESSENTIEL

Présentation du rapport IGÉSR/IGAS1 réalisé en 2025 sur le rôle et les missions des AESH et dont la publication est attendue dans les prochains jours.

À partir des constats et recommandations de ce rapport, il s’agissait de partager avec les organisations syndicales l’état des réflexions de l’Administration autour d’un scénario dit « de travail » ou « de référence », c’est-à-dire de poser les jalons d’une fonctionnarisation d’une partie des AESH.

Compte tenu de l’ampleur du projet, d’autres groupes de travail seront nécessaires. Le prochain aura lieu le 17 juin. En effet, il conviendra de travailler sur les conditions de recrutement (concours : l’administration envisagerait plutôt un concours à organisation académique, avec affectations départementales), le temps de travail, les missions, les procédures d’affectation, la formation, la rémunération, la mobilité… de ces futurs fonctionnaires.

Le ministère a d’ores et déjà écarté deux scénarios :

  • création d’un corps de fonctionnaires à temps incomplet ;
  • confier des missions de vie scolaire (donc d’AED) aux AESH pour atteindre un temps plein

Cependant, le ministère, tout comme les inspecteurs généraux auteurs dudit rapport, défendent la nécessité de confier d’autres missions, dont certaines n’existent pas encore, aux AESH pour atteindre un temps complet.

De plus, une nouvelle fonction d’assistant d’accessibilité (sous statut de fonctionnaire)  pourrait être créée. L’assistant d’accessibilité pourrait ainsi intervenir en lien étroit avec l’enseignant sur des tâches de reformulation, d’aide à la décomposition de tâches complexes, ou encore sur des activités de consolidation des apprentissages en petits groupes. Il serait susceptible de bénéficier à d’autres élèves présents dans la classe.

Par ailleurs, le rapport estime qu’une fonctionnarisation généralisée est inappropriée. Si un statut de fonctionnaire était créé, tous les AESH ne seraient donc pas concernés. Au mieux, et selon les annonces du ministre, 10 à 20 % des AESH pourraient devenir des fonctionnaires.

Enfin, si la CNH2 (dont la prochaine édition se tiendra début juillet 2026) a vocation à débattre des orientations et moyens de la politique concernant l’école inclusive et des ESH3, la création d’un corps de fonctionnaires relève quant à elle exclusivement des compétences du ministère de l’Éducation nationale.

Toutefois, une articulation entre les travaux de ce groupe de travail et ceux de la CNH est prévue. L’Administration a précisé être attendue en CNH dans une optique de compte rendu d’avancement.


1.Inspection Générale de l’Éducation, du sport et de la recherche/Inspection Générale des Affaires Sociales
2.Conférence Nationale du Handicap
3.Élèves en Situation de Handicap

LE SNALC A INSISTÉ SUR

L’urgence à mettre un terme à la précarité des AESH !

Pour rappel, un CDI reste un contrat et une CDIsation n’est pas une titularisation. De plus, le niveau de rémunération actuel ne permet pas aux AESH de vivre de leur travail.

Le 29 avril 2026, notre Ministre a confirmé son intention de travailler à la fonctionnarisation d’une partie des AESH probablement par voie de concours. Le SNALC partage totalement cette volonté puisque sa première revendication pour les AESH est l’accès à un statut de fonctionnaire d’État de catégorie B.

Ces groupes de travail doivent avoir pour finalité de trouver collectivement un chemin pour rendre possible cette fonctionnarisation et constituent un véritable chantier pour l’avenir des AESH, tant les questions qui devront être traitées sont nombreuses :

  • la place du concours dans cette fonctionnarisation : pour le SNALC, l’accès au statut de fonctionnaire doit s’effectuer dans les conditions les plus justes pour tous et les parcours antérieurs des AESH déjà recrutés doivent être pris en compte ;
  • les missions : celles-ci sont définies par la circulaire 2017-084 du 3 mai 2017 et limitées aux ESH, donc aux élèves ayant une notification MDPH ;
  • les risques de dévoiement des missions des AESH dans le cadre des PAS4, notamment en lien avec les EBEP5 ;
  • le temps de travail : la majorité des AESH sont à temps incomplet : pour le SNALC, un temps plein doit correspondre à 24 heures d’accompagnement hebdomadaires en raison du temps de travail en sus du temps d’accompagnement en classe et de l’obligation d’accompagner des ESH avec des handicaps ou troubles de plus en plus lourds ;
  • le temps d’intervention : uniquement sur le temps scolaire ;
  • la pénibilité du métier : des accompagnements de plus en plus complexes, des déplacements de plus en plus importants, des conditions de travail de plus en plus difficiles, une souffrance physique et mentale croissante ;
  • la rémunération indigente : l’augmentation du SMIC au 1er juin 2026 fait de facto disparaître les 2 premiers échelons de la grille indiciaire des AESH. Or il est tout à fait inacceptable que des AESH avec presque 9 ans d’ancienneté soient rémunérés au même indice que des AESH qui viennent d’être recrutés, lorsque ce traitement brut correspond au SMIC ! Une refonte ambitieuse de la grille indiciaire avec avancement accéléré pour les premiers échelons est indispensable ;
  • la formation initiale et continue : nécessité d’une formation théorique et pratique solide pour les nouveaux AESH recrutés par concours, alors que les plus expérimentés, par exemple en CDI avant la titularisation, n’ont peut-être pas besoin d’une formation aussi approfondie et aussi longue que les AESH plus récemment recrutés ;
  • la place des AESH parmi les membres de l’équipe éducative (l’article 1 de la PPL adoptée par l’Assemblée nationale le 11 mai dernier a ajouté un alinéa à l’article L917-1 du code de l’éducation : « Les accompagnants des élèves en situation de handicap sont membres de l’équipe éducative ») ;
  • le cas des APSH : ces collègues ne doivent pas être oubliés dans cette fonctionnarisation.

Enfin, le SNALC a déploré l’attente depuis près de deux ans de la nouvelle circulaire « cadre de gestion des personnels exerçant des missions d’AESH ». Nous avons rappelé la nécessité de traiter des questions récurrentes telles que les heures connexes et les jours de fractionnement, sujets qui reviennent de manière constante depuis une dizaine d’années sans réponse claire et définitive.


4.Pôles d’Appui à la Scolarité
5.Élèves à Besoins Éducatifs Particuliers

L’AVIS DU SNALC

Si le ministère a souhaité réserver la primeur de la présentation du rapport IGÉSR/IGAS aux organisations syndicales, dont le SNALC, nous déplorons le fait d’avoir dû commenter en direct des données et recommandations partielles n’ayant pas encore eu connaissance de l’intégralité de ce document.

Par ailleurs, les inspecteurs généraux IGÉSR/IGAS ont interrogé 300 personnes, dont 75 AESH, lors de leurs travaux. Pour le SNALC, établir un rapport sur les AESH à partir de seulement 75 personnes interrogées, soit 0,05 % des 140000 AESH, n’est pas sérieux et ne permet pas de représenter de manière fiable et significative leurs conditions d’emploi et de travail.

Créer de nouvelles missions « étendues et techniques » ou/et de nouvelles fonctions telles que des assistants d’accessibilité comme le préconise le rapport IGÉSR/IGAS risque d’une part d’élargir l’usine à gaz qu’est déjà l’inclusion scolaire et d’autre part de mettre en danger la professionnalisation des AESH. Le but est surtout d’augmenter le temps de travail des AESH sans garantie d’une compensation statutaire et financière. Le passage de la compensation à l’accessibilité (permise par les PAS selon le ministère) vise avant tout à réduire les notifications MDPH et par conséquent les recrutements d’AESH.

Par ailleurs, émettre la possibilité de n’avoir que 20 % maximum des AESH avec le statut de fonctionnaire, c’est laisser 80 % d’entre eux, soit la très grande majorité, dans la précarité.  Pour le SNALC, c’est une reconnaissance sociale a minima et de facto inconcevable !

La « stabilisation contractuelle engagée » mentionnée dans le rapport tout comme le « quasi-statut des AESH » mis en avant par notre ministre témoignent de la méconnaissance totale de la réalité professionnelle et socio-économique vécue par les AESH.

Enfin, l’usage systématique et appuyé du conditionnel par l’administration, puisqu’aucun arbitrage, ni ministériel, ni interministériel, n’a encore été rendu et que la décision finale relèvera d’une décision gouvernementale, nous confirme que notre combat pour la création d’un corps de fonctionnaire pour les AESH sera encore long et acharné avant que cette revendication devienne une priorité pour nos dirigeants.

Lire aussi :

 


Consignes du bac : tout et son contraire

Communiqué de presse du SNALC du 19 mai 2026


Le SNALC constate que la maîtrise de la langue aux examens est (une nouvelle fois) la priorité de notre ministère. Sauf pour la voie professionnelle, où c’est reporté à 2027 pour raisons techniques. C’est l’exigence à géométrie variable pour un bac à géométrie variable.

Le SNALC tient d’abord à rappeler que la baisse du niveau en orthographe, grammaire et syntaxe depuis 40 ans est avérée, enquêtes de la DEPP[1] à l’appui. Mais on ne résoudra pas cette chute plus qu’inquiétante seulement par des consignes de correction aux examens. Une grande partie des élèves maîtrise mal la langue non pas parce qu’ils ne se reliraient pas… mais parce qu’ils ne la maîtrisent pas ! Et ce n’est pas en un mois qu’ils vont combler leurs lacunes.

Pour le SNALC, la baisse continue des horaires de français, l’accumulation de nouvelles missions et de nouvelles « éducation à » à faire rentrer dans ces horaires, le nombre d’élèves par classe, le fait d’avoir sciemment vidé le vivier de remplaçants pour faire des économies, la crise des recrutements chez les professeurs de lettres et les professeurs des écoles, les adaptations de plus en plus nombreuses demandant de ne pas pénaliser l’orthographe, mais aussi la surconsommation d’écrans et les modes pédagogiques ayant massacré l’enseignement structuré et progressif de la grammaire dans les années 90 et 2000, ont bien davantage à voir avec la situation actuelle que la façon de corriger le bac. On le sait bien : des correcteurs jugés trop stricts se verront cette année encore demander de remonter leurs notes.

Le SNALC attend donc du ministère qu’il mette en œuvre les éléments nécessaires à ses ambitions : relance de l’attractivité de nos métiers et des études littéraires par un rattrapage salarial, baisse du nombre d’élèves par classe, réflexion globale sur les aménagements pédagogiques et leur attribution, horaires nous permettant de traiter correctement nos programmes, stabilité des notions étudiées — la grammaire scolaire changeant tous les dix ans — et soutien sans faille de la hiérarchie quand nous faisons preuve de l’exigence et de l’autorité qu’on nous demande d’exercer. C’est à ces conditions qu’on pourra retrouver un baccalauréat sanctionnant un niveau de maîtrise de la langue réel et qu’on arrêtera de mentir à notre jeunesse.


[1] Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance


Concours général des collèges : consultation du 13 mai 2026

Réunion avec la DGESCO

Compte rendu du SNALC du 13 mai 2026

LE THÈME

Le Ministère (Bureau des collèges de la DGESCO et Inspection Générale) présente les contours du futur concours général et recueille l’avis des syndicats.

L’ESSENTIEL

Le Ministre souhaite proposer un concours général, inspiré de celui existant au lycée, mais avec des objectifs spécifiquement adaptés au collège. L’ambition est de donner envie aux collégiens, quel que soit leur profil, de participer et de valoriser leur potentiel. Un palmarès départemental sera établi et donnera lieu à une cérémonie de remise des prix. Le Ministre souhaite garantir une parité de participation entre filles et garçons pour chaque épreuve, dans chaque établissement.

Ce concours comportera cinq épreuves : raisonnement scientifique et mathématiques, écriture créative et littéraire, histoire ou géographie, création artistique bidimensionnelle, et informatique et technologies d’avenir. Ces épreuves s’appuieront sur les programmes de troisième, mais un niveau d’exigence supérieur sera attendu. Elles se distinguent du DNB et valorisent notamment les compétences rédactionnelles des élèves.

L’objectif est d’atteindre 10 % des élèves de troisième. La première édition aura lieu en janvier ou février 2027. Les épreuves se dérouleront sur le temps scolaire, et chaque élève ne pourra s’inscrire qu’à une seule épreuve, afin de ne pas allonger excessivement les plages horaires.

LE SNALC A INSISTÉ SUR
  • À l’heure où le collège rencontre des difficultés majeures, l’urgence porte sur les postes, les effectifs et les conditions de travail. Ce concours général est perçu comme un gadget.
  • L’objectif de participation fixé à 10 % est très ambitieux. Il faut veiller à ce que l’application stricte de la parité ne prive pas des filles ou des garçons motivés de la possibilité de participer.
  • Organiser ce concours sur temps scolaire n’exclut pas la convocation de collègues pour la surveillance sur des heures où ils n’assurent normalement pas de cours. Il est donc nécessaire de prévoir une note de service précisant explicitement la rémunération qui leur sera attribuée.
L’AVIS DU SNALC

Le SNALC entend la volonté de rendre la connaissance plus motivante et reconnaît que les épreuves proposées ont fait l’objet d’une réflexion approfondie. Le ministère ne s’interdit d’ailleurs pas de retravailler ces épreuves, par exemple en y intégrant les langues. Cependant, pour le SNALC, ce n’est pas la priorité dans un système éducatif actuellement en crise. Les préoccupations du ministère devraient d’abord porter sur la question des salaires et sur l’amélioration des conditions de travail.


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