Stagiaires : faites entendre votre voix !

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Cette année scolaire est désormais bien entamée. Vous avez, chers collègues stagiaires, suivi aussi bien les formations disciplinaires que les formations transversales dispensées à l’INSPE. Vous disposez également désormais de plusieurs mois d’expérience au sein de votre établissement. Votre relation avec votre tuteur est maintenant bien établie, et vous avez sans doute déjà eu l’occasion d’échanger avec votre chef d’établissement ainsi qu’avec les autres membres de la communauté éducative.

Sur ces sujets, et sur bien d’autres encore, le SNALC souhaite vous écouter et porter votre parole. Comme nous l’avons fait en publiant Tout ce que vous n’apprendrez (peut-être) pas à l’INSPE, et comme nous le faisons depuis plusieurs mois au sein des groupes de travail ministériels sur la réforme de la formation initiale, nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour améliorer tant les conditions de stage que la qualité de la formation.

C’est pourquoi nous vous proposons une enquête qui vous permettra de vous exprimer sur les différents aspects de l’année que vous vivez actuellement. Plus vous serez nombreux à répondre, plus les retours que nous ferons au Ministère et aux différentes académies seront représentatifs, et plus nous serons en mesure de peser sur l’amélioration des conditions d’entrée dans le métier pour les futurs stagiaires.
Ce questionnaire est également l’occasion de nous signaler d’éventuels dysfonctionnements qui vous mettent en difficulté ou en situation de souffrance. Le SNALC aura alors à cœur de vous accompagner et de vous conseiller, afin que votre année se termine dans les meilleures conditions possibles.

Nos missions ne se limitent pas à travailler sur le moyen ou le long terme. Nous sommes un syndicat de professionnels, engagé chaque jour dans chaque académie pour aider les collègues face à l’administration, à la hiérarchie ou à tout obstacle lié au métier.

Vous avez jusqu’au 15 mars 2026 pour remplir ce questionnaire et ainsi nous permettre de faire entendre votre voix, en œuvrant pour vous et pour vos futurs collègues.


Suppressions de postes : les calculs sont pas bons, Édouard !

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Communiqué de presse du SNALC du 28 janvier 2026


Le SNALC a choisi d’attendre de disposer du maximum d’informations avant de communiquer sur la question des postes de professeurs supprimés dans le budget de l’Éducation nationale.

Lundi 26 janvier, lors du comité ministériel, le ministère a présenté aux organisations représentatives, dont le SNALC, des chiffres dont il a ensuite reconnu le caractère erroné. Nous avons travaillé des heures sur des données inexactes.

En effet, les documents ministériels indiquaient 2 229 « moyens d’enseignements » en moins dans le premier degré public, et 1 803 « moyens d’enseignements » en moins dans le second degré public. Ces chiffres ne correspondent pas à ceux fournis à la représentation nationale, qui sont de 1 891 suppressions dans le premier degré public et 1 365 suppressions dans le second degré public, le reste des suppressions se faisant dans le privé pour arriver aux fameux « 4 000 postes » supprimés.

Le ministère nous a informés oralement le lendemain que des postes manquaient dans les documents étudiés : ceux conservés comme variable d’ajustement par rapport au rendement du nouveau concours. Par exemple, dans le second degré, 438 moyens d’enseignement seraient mis en réserve pour cela, expliquant ainsi le différentiel.

Pour le SNALC, nous avons étudié des documents faux, ce qui ne nous a pas permis d’avoir les échanges attendus lors de l’instance. Nous venons d’être informés par le ministère* que non seulement les moyens qui n’étaient pas indiqués existent bien, mais qu’il a été décidé de les réinjecter dès à présent et de les répartir entre les académies, et non de les garder pour plus tard. C’était la demande du SNALC, qui permettra d’éviter quelques suppressions de postes et mesures de cartes scolaires. Les tableaux qui ont circulé vont donc être modifiés.

Clou du spectacle : les 2 000 postes supplémentaires pour l’école inclusive annoncés par le Premier ministre le 16 janvier dernier ne sont pas au rendez-vous. Sur ces 2 000 emplois, 1 200 emplois d’AESH supplémentaires avaient déjà été annoncés dans le PLF de cet automne. 500 emplois d’AESH supplémentaires ont effectivement été obtenus depuis. Quant aux 300 emplois restants, il s’agit de professeurs pour les dispositifs ULIS qui étaient déjà comptabilisés dans les 4 000 suppressions de postes.

Le SNALC rappelle qu’il défend qu’a minima, on maintienne l’existant afin de profiter de la baisse démographique pour diminuer la taille des classes. Nous rappelons que la France a les classes parmi les plus chargées d’Europe. Nous rappelons aussi qu’en collège et en lycée, quand le nombre d’élèves augmentait, on supprimait déjà des postes : la démographie a bon dos. Les 4 000 suppressions constituent donc une nouvelle attaque frontale contre une institution déjà plongée dans une grave crise. L’incapacité du ministère à produire les bons chiffres n’est que la partie émergée d’un iceberg que le navire « Éducation nationale » a déjà heurté.


* Voir le document de travail modifié (28 janvier 2026) 


Statut de fonctionnaire pour les AESH : le chantier va enfin être lancé

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Audience du SNALC par le Ministère

Compte rendu du SNALC du 27 janvier 2026

Pour le Ministère de l’Éducation nationale : Madame Anne PADIER-SAVOUROUX, conseillère en charge de l’école inclusive, de la santé psychique et physique et du sport, et Madame Marjorie KOUBI, conseillère en charge du dialogue social et des ressources humaines

Pour le SNALC : Jean-Rémi GIRARD, président national, et Danielle ARNAUD, secrétaire nationale chargée des personnels contractuels

LE THÈME

Telle la pétition qui a déjà recueilli plus de 100 000 signatures, cette audience relève des actions menées dans le cadre de la grande campagne de mobilisation initiée par l’Intersyndicale AESH, dont le SNALC, au printemps 2025. Ces actions sont appelées à se poursuivre jusqu’à l’obtention d’un statut de la fonction publique pour les AESH.

Préalablement à cette rencontre, un argumentaire sur la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH a été envoyé au ministre de l’Éducation nationale.

L’ESSENTIEL

Les AESH réalisent leurs missions pérennes avec le plus grand professionnalisme, exercent un métier devenu une profession à part entière et représentent un maillon essentiel de l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap (ESH).

Le fait qu’elles et ils soient indispensables dans l’école inclusive ne fait plus débat. Pourtant, les quelque 140 000 AESH sont toujours dans une très grande précarité.

Le SNALC demande solennellement la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.

Le ministre de l’Éducation nationale est ouvert au lancement de rencontres avec les organisations syndicales représentatives, dont le SNALC, portant sur les modalités d’un éventuel statut de fonctionnaire pour les AESH.

LE SNALC A INSISTÉ SUR
  • Leur poids dans l’Éducation nationale : un agent sur dix est AESH, ce qui fait des AESH le deuxième métier en termes d’effectifs de notre ministère ;
  • Leur rôle dans l’institution qui n’est plus à prouver : sans AESH, pas de compensation pour les ESH et par conséquent pas d’inclusion ;
  • L’absence d’un statut de fonctionnaire : alors qu’elles et ils occupent des emplois permanents, qui par définition doivent être occupés par des fonctionnaires, les AESH en CDD ou CDI sont privés des droits attachés à la titularisation (dont la retraite) et d’une véritable carrière avec des perspectives d’évolution professionnelle, sans omettre l’absence d’une pleine reconnaissance d’un métier à part entière ;
  • Les temps incomplets (ou temps partiels subis) qui entraînent de facto une paie incomplète : le SNALC défend un temps complet sur la base d’un accompagnement élève de 24 heures hebdomadaires ;
  • L’indigence de leur rémunération, conséquence du point précédent : moins de 1000 € net par mois pour la majorité des AESH, ce qui contraint la plupart d’entre eux à avoir un deuxième, voire un troisième emploi pour arriver à un salaire leur permettant de vivre de leur travail ;
  • Le refus de missions complémentaires (administratives, de surveillance…) qui ne relèvent pas des activités regroupant les différentes formes d’aide apportées par les AESH aux élèves en situation de handicap définies par la circulaire 2017-084 du 3 mai 2017 ;
  • Le fait que les AESH n’ont pas à prendre en charge des élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP) en dehors des ESH ;
  • Les conditions d’exercice de leurs missions : droits (congés, absences, formation…) trop souvent bafoués, peur du licenciement ou du non-renouvellement, charge de travail toujours plus intense, modifications récurrentes de l’emploi du temps et/ou de leur(s) lieu(x) d’exercice avec les PIAL ou les PAS ;
  • La perte de sens de leur fonction avec l’explosion des accompagnements mutualisés au détriment des accompagnements individualisés, et en l’occurrence l’augmentation du nombre d’ESH à accompagner simultanément, avec souvent autant de situations de handicap différentes ;
  • L’absence ou la quasi-absence de formation alors que les AESH accompagnent des élèves avec des handicaps de plus en plus lourds ;
  • La complexité des relations avec l’autorité hiérarchique ou/et fonctionnelle : entre silence et mépris de la part de l’administration, les AESH doivent savoir s’adapter pour continuer à remplir leur rôle, mais de plus en plus abandonnent ou craquent carrément, comme en atteste la multiplication des démissions, des demandes de rupture conventionnelle, des congés de grave maladie, des temps partiels thérapeutiques… ;
  • Le manque d’attractivité du métier : mais comment pourrait-il en être autrement compte tenu des points précédemment recensés ? Les candidatures seront-elles suffisantes pour pourvoir les 1700 emplois d’AESH (1200 équivalents temps plein du projet de loi de finances pour 2026 déposé à l’automne + 500 supplémentaires avec autorisation de dépense supplémentaire) prévus à la rentrée de septembre 2026 ?
L’AVIS DU SNALC

Même si la liste des dysfonctionnements et des arguments en faveur d’un statut de la fonction publique s’avère si longue qu’elle ne peut être exhaustive, elle est largement suffisante pour démontrer qu’il est urgent d’agir : la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH est absolument incontournable !

La titularisation donnerait enfin aux AESH une protection, une carrière (rémunération, avancement, droits à la retraite…) et une formation statutaire à la hauteur de leur utilité dans l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap.

La dernière proposition de loi visant à créer un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH a été rejetée par le Sénat le mercredi 7 janvier 2026, mais lors des débats, Édouard Geffray a affirmé à plusieurs reprises qu’il n’excluait pas la fonctionnarisation à terme d’une partie des AESH.

Cette volonté de notre ministre nous a été réitérée lors de cette audience et des groupes de travail ministériels sur la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH devraient se tenir très prochainement.

Le SNALC a bien conscience que ce chantier est colossal, mais toutes les actions menées en faveur d’un statut de la fonction publique pour les AESH finissent aujourd’hui par porter leurs fruits et nous ne pouvons que nous en réjouir !


Référentiels formation des enseignants et CPE : compte rendu du SNALC

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Groupe de travail avec les organisations représentatives

Compte rendu du SNALC du 23 janvier 2026

LE THÈME

L’administration présente les toutes dernières versions des blocs 1 (discipline et didactique) de la formation des lauréats du CAPES de mathématiques et de SES, ainsi que du CAPET d’Économie-Gestion. Les blocs 2, 3 et 4, ainsi que le référentiel complet de formation des CPE, sont également abordés.

L’ESSENTIEL

L’administration fait plusieurs annonces :

  • Le référentiel de formation des professeurs des écoles sera rapidement adressé aux syndicats, suivis par les 31 autres référentiels. Les organisations disposeront d’une semaine pour transmettre d’éventuels derniers retours.
  • Le groupe de travail (GT) du 6 février portera sur la cartographie des ouvertures de formation. La marge de manœuvre sera minime ; les ouvertures de parcours non lauréats seront également abordées.
  • Le GT du 18 février sera consacré aux formateurs et tuteurs, avec la question de la certification des formateurs. Les questions RH seront traitées à cette occasion. Un duo EAFC-INSPE viendra présenter le fonctionnement collégial.
  • Les maquettes devront être présentées aux étudiants au début de l’année. La DGESIP avait initialement exigé une remontée des maquettes pour fin mars, mais certaines universités ont demandé un délai supplémentaire.
  • Le Ministère se tient prêt à organiser les deux concours dès cette année, dès l’obtention d’un budget adéquat.

L’administration présente ensuite la méthode de travail adoptée à partir des demandes de modifications reçues et sollicite des retours sur les dernières versions des référentiels.

LE SNALC A INSISTÉ SUR

Même si des avancées existent, les référentiels ne nous conviennent toujours pas pleinement. La formation des CPE montre que l’administration les considère plus comme des membres de l’équipe de direction que comme des éducateurs et des conseillers. Le recrutement et les entretiens professionnels restent des prérogatives des chefs d’établissement. Ce n’est pas parce que certains chefs délèguent que la formation doit systématiquement en faire l’écho.
Lire que les CPE doivent participer à l’évolution des pratiques évaluatives montre que l’administration méconnaît leur métier.

Les blocs 1, disciplinaires, posent problème : ils limitent les savoirs disciplinaires à ceux présents dans les programmes du lycée. Il y a clairement un manque d’ambition, ce qui risque d’empêcher les professeurs de poursuivre vers l’agrégation ou la recherche.

Lire dans les autres blocs que ces référentiels sont « complémentaires » du référentiel métier est également source d’inquiétude.

Enfin, le SNALC a demandé que, dans le bloc concernant les droits et devoirs, le statut particulier des enseignants soit mentionné, afin que l’on ne se limite pas à la seule qualité de fonctionnaire. Le SNALC a également insisté pour que la notion de liberté pédagogique soit intégrée.

Ces deux dernières demandes ont été retenues par l’administration.

L’AVIS DU SNALC

Ces référentiels témoignent d’un manque d’ambition de la part du Ministère pour ses futurs enseignants. Le SNALC ne peut s’en satisfaire, malgré quelques avancées.


Programmes de mathématiques cycle 4 : compte rendu du 19 janvier 2026

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Réunion multilatérale avec les organisations représentatives

Compte rendu du SNALC du 19 janvier 2026

LE THÈME

Après le refus des syndicats de poursuivre les discussions sur les projets de programmes inscrits à l’ordre du jour de la CSL de décembre, en raison d’arbitrages ministériels déjà effectués et contraires aux revendications unanimes, le Ministère organise dorénavant des groupes de travail afin de trouver des compromis.

L’ESSENTIEL

Par rapport aux programmes actuellement en vigueur, le principal changement réside dans l’introduction plus avancée des probabilités.

Depuis la dernière réunion, tous les exemples de réussite et les conseils de mise en œuvre ont été supprimés. Cette suppression a nécessité des reformulations, certains objectifs devant être précisés. Cependant, l’organisation générale du programme a été maintenue.

LE SNALC A INSISTÉ SUR

Le SNALC a salué la suppression des éléments qui ne constituaient pas des objectifs d’apprentissage, même si ceux-ci étaient moins contraignants que ceux figurant dans les programmes de français.

Le SNALC a par ailleurs proposé des suppressions dans le préambule du projet de programme, estimant que certains éléments, tels que les compétences psychosociales, n’avaient pas leur place dans un programme de mathématiques, tandis que d’autres apportaient des contraintes inutiles.

Enfin, le SNALC a suggéré quelques ajustements dans les contenus, afin de clarifier certains points et d’améliorer la progressivité.

L’AVIS DU SNALC

Dans l’ensemble, il s’agit d’un programme un peu dense, relativement ambitieux mais bien structuré. Il définit clairement les contenus à enseigner et, à l’exception de certains passages du préambule, respecte la liberté pédagogique des professeurs.


Programmes de français cycle 4 : compte rendu du 19 janvier 2026

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Réunion multilatérale avec les organisations représentatives

Compte rendu du SNALC du 19 janvier 2026

LE THÈME

Après le refus des syndicats de poursuivre les discussions sur les projets de programmes inscrits à l’ordre du jour de la CSL de décembre, en raison du fait que les arbitrages du Ministre avaient déjà été rendus et allaient à l’encontre des revendications unanimes, le Ministère organise désormais des groupes de travail pour tenter de trouver des compromis.

L’ESSENTIEL

Depuis les dernières consultations, les exemples de réussite ainsi que les exemples d’œuvres ont été supprimés.

Un travail a également été mené sur les points de vigilance, et le terme « le professeur » a été remplacé par « les professeurs » pour « féminiser » le programme.

LE SNALC A INSISTÉ SUR

Un travail a peut-être été accompli concernant les points de vigilance, mais ceux-ci subsistent et continuent d’imposer des contraintes jugées inacceptables, voire insultantes pour les professionnels que sont les professeurs.

Le SNALC a aussi réclamé la suppression des éléments de contexte qui introduisent les différents thèmes, estimés souvent trop verbeux.

Enfin, le SNALC a demandé que l’on évite de parler du « conditionnel passé de l’indicatif ».

L’AVIS DU SNALC

Le Ministère semble avoir revu sa position en retirant les exemples de réussite. Il reste cependant essentiel, selon le SNALC, d’obtenir le retrait des points de vigilance, qui demeurent inacceptables pour quiconque défend la liberté pédagogique des enseignants et le respect qui leur est dû.


QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1509

SNALC congres Strasbourg mai 2023 - Photo Philippe Sautier (3)

Jean-Rémi Girard
Président du SNALC

Travailler à l’Éducation nationale, c’est vivre une expérience qui n’est partagée que par le sélectionneur de l’équipe de France de football : tout le monde sait faire votre métier mieux que vous. Vous ne prenez jamais les bonnes décisions, quand vous n’êtes pas tout simplement incompétent. La différence, c’est que si vous démissionnez, il n’y aura pas grand monde pour prendre votre place, chiffres des concours à l’appui.

Le SNALC est absolument intraitable quant au fait que nous sommes des professionnels. Or, cette professionnalité ne cesse d’être remise en cause. Et le plus grave n’est pas le fameux « à quoi ça sert ? » de nos élèves. Le plus grave, c’est le parent qui refuse la punition de son enfant. L’inspection où l’on vous dit, après 20 ans de carrière, que rien ne va. Et la liste ne cesse de s’allonger.  [Lire la suite]

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1509 – école

SNALC congres Strasbourg mai 2023 - Photo Philippe Sautier (3)

J-Rémi Girard
Président du SNALC

Travailler à l’Éducation nationale, c’est vivre une expérience qui n’est partagée que par le sélectionneur de l’équipe de France de football : tout le monde sait faire votre métier mieux que vous. Vous ne prenez jamais les bonnes décisions, quand vous n’êtes pas tout simplement incompétent. La différence, c’est que si vous démissionnez, il n’y aura pas grand monde pour prendre votre place, chiffres des concours à l’appui.

Le SNALC est absolument intraitable quant au fait que nous sommes des professionnels. Or cette professionnalité ne cesse d’être remise en cause. Et le plus grave n’est pas dans le comportement de nos élèves. Le plus grave, c’est le parent qui vient vous humilier à la grille. [Lire la suite]

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


Situations « aberrantes » des établissements hors éducation prioritaire : compte rendu du SNALC

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Réunion multilatérale avec les organisations représentatives

Compte rendu du SNALC du 16 janvier 2026

LE THÈME

Les mesures prévues pour une vingt-et-un collèges et 66 écoles avec un IPS<80 (collège) et IPS<90 (écoles dans les réseaux de ce collège).
Voir la liste de ces écoles et collèges.

L’ESSENTIEL

Le ministre ne souhaite pas s’engager sur une réforme de la carte de l’éducation prioritaire, qui prendrait 12 à 18 mois dans un contexte d’éducation prioritaire. Les moyens sont redéployés (NDLR SNALC : donc pris à d’autres établissements).

Collèges :

➢ attention au taux d’encadrement ;
➢ PsyEN, infirmier et assistant social à temps complet dans les collèges (moyens supplémentaires, et non redéploiements) ;
➢ Une IMP pour tous les professeurs ;
➢ Bonification de 120 pts pour les mutations au bout de 3 ans ;
➢ Ces dispositions nécessitent un CLA (contrat local d’accompagnement) qui dure 3 ans.

Écoles :

➢ attention au taux d’encadrement ;
➢ une IMP pour tous les professeurs ;
➢ possibilité d’un PE supplémentaire sur projet pédagogique (sauf maternelle) ;
➢ bonification de 27 pts pour les mutations au bout de 3 ans.

LE SNALC A INSISTÉ SUR

➢ sa demande d’une révision et d’un élargissement de la carte de l’éducation prioritaire sur des critères objectifs et partagés, intégrant les lycées ;
➢ sa demande d’absence de contrepartie pour la mise en place de ces mesures. Par exemple, le PE supplémentaire ne doit pas dépendre d’un « projet pédagogique », et concerner les maternelles ;
➢ Les mesures sur les taux d’encadrement doivent être claires et transparentes ;
➢ L’absence de mesures vie scolaire, qui nous paraissent pourtant nécessaires.

L’AVIS DU SNALC

Pansement sur une jambe de bois, mille-feuille administratif… On pourrait multiplier les images pour décrire la politique du ministère. Le SNALC ne s’opposera évidemment pas à des mesures concrètes qui améliorent l’existant dans des écoles et des collèges. Mais ces mesures doivent avoir lieu sans contreparties et ne pas dépendre du bon vouloir de l’administration locale.

Pour le SNALC, la priorité est de reprendre la carte de l’éducation prioritaire et, au vu de la dégradation continue de notre système éducatif, de l’élargir.

Enfin, que ces moyens soient pris à d’autres établissements est inacceptable.


Affectation des personnels dans les établissements d’enseignement français en principauté d’Andorre au titre de l’année scolaire 2026-2027

Affectation des personnels dans les établissements d’enseignement français en principauté d’Andorre au titre de l’année scolaire 2026-2027

Note de service du 9-12-2025 (NOR : MENH2531380N )


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