Si vous ne voyez pas ce message correctement, consultez-le en ligne. Lettre d'information du SNALC - 23 octobre 2023 AED - AESH
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Lettre d'information SNALC - 23 octobre 2023 Professeurs certifiés, PLP, P-EPS, CPE, Psy-EN de classe normale
Lettre d’information SNALC – 23 octobre 2023
Professeurs certifiés, PLP, P-EPS, CPE, Psy-EN de classe normale |
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CONTESTER AVEC LE SNALC L’APPRÉCIATION FINALE ÉTABLIE À L’ISSUE DES RENDEZ-VOUS DE CARRIÈRE |
Les appréciations établies à l’issue de la campagne des rendez-vous de carrière 2022-2023 vous ont été transmises ou le seront au plus tard selon les académies à la rentrée des vacances, début novembre. |
Dans quels cas former un recours ? |
Sans hésitation :
Les enjeux ?
C’est aussi théoriquement la reconnaissance par l’institution de chaque individu en tant que tel. Les réponses orales données par les évaluateurs aux professeurs, CPE et Psy-En sont souvent du type « vous fournissez un travail excellent, mais je suis limité par un contingent ou un quota », c’est selon. « S’il n’y avait pas eu ces quotas, je vous aurais donné un avis bien meilleur ». Sauf que chaque évaluateur fait bien un choix en prévision des promotions attribuées. Et surtout, il n’existe aucun quota. |
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Comment faire ? |
Il est ABSOLUMENT NECESSAIRE DE FAIRE D’ABORD UN RECOURS GRACIEUX dans les 30 jours suivant la réception de l’appréciation finale auprès du recteur. Il s’agit de mettre en évidence les points de désaccord avec des arguments précis pour corriger l’appréciation finale.
Chaque situation est particulière, joignez impérativement le SNALC. En cas de refus, il est alors possible de demander au recteur la saisine de la CAP compétente. ATTENTION : ces recours sont prévus et organisés par les rectorats, ils ne peuvent conduire à une sanction. C’est bien un droit qu’il faut utiliser. Former un recours ne signifie pas avoir gain de cause automatiquement. Le recours doit être construit et chaque CAP est une instance dans laquelle les discussions sont souvent longues et compliquées. Rien n’est jamais gagné à l’avance. Joignez votre section académique SNALC : |
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L’ADHÉSION AU SNALC |
LE SNALC EST LE SYNDICAT REPRÉSENTATIF
LE MOINS CHER DE L’ÉDUCATION NATIONALE Nos salaires sont trop bas. Le point d’indice est gelé. Logiquement, le SNALC n’augmente pas ses tarifs pour la 13ème année consécutive. Et mieux encore : le SNALC baisse ses tarifs dans la plupart des catégories ! Consulter les tarifs et réductions CHOISISSEZ LIBREMENT VOTRE MOYEN DE PAIEMENT, RAPIDE ET SÉCURISÉ |
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L’adhésion comprend : l’assistance et la protection juridiques pénales auprès de la GMF (agressions, diffamation…) ; le dispositif exclusif d’accompagnement et d’aide à la mobilité : mobi-SNALC ; et des tarifs négociés auprès de nombreux partenaires : avantages-SNALC. |
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francebleu – L’école au centre des préoccupations


La sécurité est renforcée dans les écoles. Jean-Rémi Girard, professeur et président du SNALC, est revenu sur les propos du ministre de l’Education nationale Gabriel Attal hier soir sur francebleu le 20 octobre 2023.
francebleu – Wendy BOUCHARD
On reparle de l’école au cœur des événements avec notre invité, également professeur de français. Bonjour Jean-Rémi Girard, vous êtes président du SNALC, syndicat national des lycées, des collèges, des écoles et du supérieur. Comment allez-vous d’abord aujourd’hui ?
SNALC – Jean-Rémi GIRARD
Je vais bien, mais en un mot pour résumer où en sont les personnels de l’Éducation nationale: ils sont épuisés. Très clairement épuisés physiquement et évidemment épuisés psychologiquement, la période est dure.
francebleu – Wendy BOUCHARD
Il est temps que les vacances de la Toussaint arrivent, c’est ce soir. On entendait que les alertes à la bombe – mais on va en reparler – ont perturbé un certain nombre de cours. Dans le Val-de-Marne, des lycées ont souhaité plutôt administrer ces cours à distance. Est-ce que ce temps des vacances va être aussi un temps d’échanges, de réflexion, notamment de la part des syndicats, évidemment ?
SNALC – Jean-Rémi GIRARD
On va évidemment réfléchir à ce qui se passe. On a vu le ministre Gabriel Attal avant-hier. Il est probable qu’il y ait un suivi de toute façon sur toutes ces affaires, sur tout ce qui est en train de se passer à l’Éducation nationale, sur les suites de l’assassinat de notre collègue, sur toutes ces alertes à la bombe, sur ce climat global qui est quand même extrêmement tendu.
francebleu – Wendy BOUCHARD
C’est-à-dire, allez-vous vous rencontrer avec le ministre de l’Éducation nationale dans les jours qui viennent ?
SNALC – Jean-Rémi GIRARD
On verra, c’est une possibilité en tous les cas, avec son cabinet et avec le ministère. Je crois que ces vacances, il faut aussi que ce soit un moment de repos pour tout le monde, parce que là, on en a tous et toutes besoin.
francebleu – Wendy BOUCHARD
C’était il y a une semaine, tout juste votre collègue Dominique Bernard a été poignardé à mort par l’un de ses anciens élèves du lycée Carnot Gambetta à Arras. L’élève était radicalisé et fiché S. La sécurité, on le sait, autour des écoles, a été renforcée. Hier, vous le citiez, Gabriel Attal, ministre de l’Éducation nationale, s’est exprimé sur France 2, notamment au sujet de ses élèves radicalisés.
[…]
francebleu – Wendy BOUCHARD
Sortir les élèves radicalisés de l’école, c’est une mesure forte que vous soutenez, Jean-Rémi Girard, avec le SNALC ?
SNALC – Jean-Rémi GIRARD
Oui, je crois que c’est quasiment mot pour mot ce que j’ai dit avant-hier à Gabriel Attal, lors de la réunion que nous avons eue avant-hier matin. Lorsqu’il y a effectivement des élèves qui sont signalés au niveau du ministère de l’Intérieur, qui ont fait l’objet de plusieurs signalements, qui ont peut-être déjà été exclus, à un moment, la solution éducative dans nos écoles devient inopérante. Cela signifie que l’on lutte contre quelque chose qui relève parfois du lavage de cerveau, et que le système éducatif, à un certain moment, n’a plus les moyens, dans le cadre d’un collège, d’un lycée, ou même d’une école primaire classique, de gérer ces élèves. Il est donc impératif de construire d’autres solutions, des structures, des établissements avec un soutien psychologique et psychiatrique.
francebleu – Wendy BOUCHARD
Ces élèves, on les retire, on ne les met pas dans la rue, on les place ailleurs ?
SNALC – Jean-Rémi GIRARD
Bien sûr. De toute façon, il est interdit de les mettre dans la rue, car il y a des lois en place. Nous n’avons pas le droit de les déscolariser, car la scolarité est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans ; et de 16 à 18 ans, il faut leur trouver une solution. Maintenant, la protection, non seulement des personnels, mais aussi des autres élèves de l’établissement qui pourraient être attaqués, est absolument primordiale ici.
francebleu – Wendy BOUCHARD
Votre ministre Gabriel Attal ajoute que c’est à vous, au personnel de l’Education, de signaler les élèves qui pourraient potentiellement constituer une menace. Est-ce que c’est déjà le cas, d’abord ? Et comment le fait-on tout en se protégeant en tant que professeur ?
SNALC – Jean-Rémi GIRARD
C’est déjà le cas, cela se fait la grande majorité du temps. Cela avait d’ailleurs été fait à Arras, il faut quand même le rappeler. Il y avait eu deux signalements à Arras. Là, c’était un ancien élève, mais effectivement, il était déjà radicalisé lorsqu’il était au lycée.
Effectivement, il y a les signalements que l’on fait au niveau du chef d’établissement, qui doit ensuite les faire remonter. Il y a également les signalements concernant les atteintes à la laïcité, pour lesquels il existe une plateforme où l’on peut signaler directement, la plateforme Pharos.
francebleu – Wendy BOUCHARD
Je reviens sur le signalement. Les deux signalements de la part du lycée Gambetta d’Arras étaient en 2020. Une de vos collègues a été agressée verbalement et physiquement par un élève de sa classe qui était en lien avec l’assassin de Dominique Bernard. Cette même enseignante a ensuite déposé plainte après avoir été suivie jusqu’à son domicile par ce Mohammed Mogouchkov, qui a tenté de l’intimider. En 2020, fin décembre encore, il s’est introduit dans la salle de classe de l’enseignante. Il a alors été inscrit au fichier des personnes radicalisées. On comprend mieux la colère immense de vos collègues à Arras, qui ont interpellé vendredi dernier Gabriel Attal et Xavier Bertrand, en leur disant : “Nous, on a fait notre démarche, mais vous, qu’avez-vous fait pour nous protéger ?”
SNALC – Jean-Rémi GIRARD
Tout à fait, c’est qu’à un moment, quand on dit que c’est grave, en tant que fonctionnaires avec des obligations, notre parole est crédible. Nous sommes les premiers à soutenir nos élèves, les premiers à essayer qu’ils réussissent, et parfois même les derniers à les soutenir quand tout le monde les a abandonnés. Donc, si à un moment on signale un danger grave, alors il nous faut la protection fonctionnelle. Cet élève ne peut pas rester dans l’établissement parce qu’il est dangereux pour la communauté éducative, il faut que quelque chose soit fait.
francebleu – Wendy BOUCHARD
Ça veut dire maintenant, Jean-Rémi Girard, finis les grands discours, finis les discours tièdes, et peut-être vous rejoignez ici le discours d’autorité et de fermeté de Gabriel Attal sur ce sujet ?
SNALC – Jean-Rémi GIRARD
Alors, les discours d’autorité, c’est très beau, mais ce que l’on veut, ce sont des actes d’autorité. C’est sur la base de ces actes que nous jugerons. Car il y a trois ans, avec Samuel Paty, nous avions eu de nombreux discours, mais je n’ai pas l’impression, je ne crois pas que grand-chose ait changé. Nous avons un peu plus facilement accès à la protection fonctionnelle, qui est maintenant accordée de manière un peu plus automatique, c’est la principale évolution. Cependant, en ce qui concerne la gestion des élèves radicalisés, par exemple, il n’y a pas eu de transformation depuis 3 ans.

francebleu – Wendy BOUCHARD
Il y a eu un gros débat à la rentrée sur le port de l’abaya. Est-ce que cela participe quand même de cette fermeté selon laquelle on ne devrait tolérer aucune emprise idéologique à l’école ?
SNALC – Jean-Rémi GIRARD
Il est très important de ne tolérer aucune emprise idéologique à l’école. Le ministre a pris une décision très claire à la rentrée, d’ailleurs soutenue par la majorité de la population et par mon organisation syndicale. Ensuite, une élève qui porte une abaya n’est pas forcément une élève radicalisée, ni même gravement radicalisée, c’est-à-dire que c’est la majorité. On peut faire quelque chose pour elles. Il faut aussi garder à l’esprit que l’Éducation nationale, par nos enseignements, par nos enseignements scientifiques et humanistes, peut leur faire découvrir autre chose que ce qu’elles ont dans leur famille. Cependant, il y a un certain nombre de cas, très peu nombreux mais réels, où on pisse dans un violon.
[…intervention de J-Luc Moudenc, maire de Toulouse…]
francebleu – Wendy BOUCHARD
M. le Maire, Jean-Rémi Girard est à votre écoute, en tant que professeur de français mobilisé avec son syndicat, le SNALC. Jean-Rémi Girard, le fait qu’il y ait cette unité, que les élus travaillent aussi pour vous, avec vous, en cette période, ça fait du bien ?
SNALC – Jean-Rémi GIRARD
Il faut de l’unité, car effectivement, tout ce que l’on appelle le bâti scolaire dépend des collectivités locales, ce n’est pas de la responsabilité de l’État. Bien sûr, l’État peut apporter son soutien, et nous aimerions que l’État le fasse. Cependant, il est vrai que nous avons besoin d’évaluations de sécurité pour chaque école, chaque collège, chaque lycée sur l’ensemble du territoire, et cela n’a pas été réalisé, car chaque collectivité prend ses propres décisions. Par conséquent, dans certaines villes, cela a été fait, alors que dans d’autres, ce n’est pas le cas, avec de grandes disparités entre les grandes villes et les zones rurales, qui disposent d’une seule école. De plus, les moyens ne sont pas les mêmes, ce qui est également important à prendre en compte.
francebleu – Wendy BOUCHARD
C’est un état des lieux que vous pouvez demander ?
SNALC – Jean-Rémi GIRARD
Mais c’est ce que nous avons demandé. Nous avons demandé des diagnostics de sécurité, et nous parlions des alertes à la bombe. Il faut savoir que toutes les écoles, tous les collèges, tous les lycées n’ont pas les dispositifs permettant d’activer une alarme, et des alarmes différentes sont utilisées en cas d’intrusion ou d’alerte incendie. Ce n’est pas normal, il est essentiel qu’un système de sécurité uniforme soit mis en place dans tous les territoires.
[…témoignage d’un professeur de la région toulousaine…]
francebleu – Wendy BOUCHARD
Une réaction à ces propos sur la manière dont l’école a cristallisé justement la haine?
SNALC – Jean-Rémi GIRARD
C’est un phénomène qui en fait n’est pas si récent que ça. Ça date même d’avant Samuel Paty. Je me souviens d’une revue de l’État islamique qui disait qu’il fallait attaquer les enseignants, que l’enseignement de la musique était une hérésie… C’était écrit noir sur blanc dans une revue en français que je pouvais moi-même télécharger assez facilement sur internet. Donc effectivement, l’école est une cible. Aujourd’hui, elle est une cible du fanatisme et du terrorisme. C’est pour ça qu’il faut évidemment, comme l’a dit ma collègue, y répondre par le travail que nous faisons au quotidien. Mais il est absolument nécessaire que les personnels et les élèves bénéficient d’un niveau de sécurité adéquat, et que nous n’ayons pas d’écoles où finalement les clôtures ne font que 60 cm de hauteur.

Mouvement inter-académique 1er et 2nd degré (CPE, PsyEn, Enseignants)
Mouvement inter-académique 1er et 2nd degré (CPE, PsyEn, Enseignants)
Laisser vous guider par notre équipe expérimentée
1er degré
https://www.education.gouv.fr/mutation-des-personnels-enseignants-du-premier-degre-5498
Saisie de vos vœux
Vous pouvez saisir vos vœux sur SIAM (Système d’information et d’aide pour les mutations), accessible par l’application web I-Prof, à compter du mercredi 8 novembre 2023 à 12h (heure de Paris) et jusqu’au mercredi 29 novembre 2023 à 12h (heure de Paris).
Le barème apparaissant lors de la saisie de vos vœux correspond aux informations que vous avez déclarées et n’a qu’un caractère indicatif.
Pour être informé, dans les plus brefs délais, du résultat de votre demande de mutation, vous pouvez, lors de la saisie des vœux, communiquer votre numéro de téléphone portable.
Il ne sera fait aucun autre usage de votre numéro de téléphone.
Attention : Les collectivités d’outre-mer : la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Wallis et Futuna, ne sont pas concernées par ce mouvement et obéissent à des modalités différentes. Retrouvez toutes les informations sur le détachement des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation (SIAD) et l’affectation des personnels enseignants dans les collectivités d’Outre-Mer (SIAT).
Le mouvement sur postes à profil (POP)
Dans le cadre de l’expérimentation d’un mouvement national sur postes à profil, le mouvement POP, les enseignants peuvent candidater sur un ou plusieurs postes proposés dans la limite de 6 vœux.
Ce dispositif POP propose des postes qui requièrent des compétences et aptitudes particulières en lien avec le projet d’école, les caractéristiques territoriales ou avec les missions du poste. Les affectations sur POP se font hors barème.
L’affectation sur un PoP implique une stabilité de trois ans sur le poste.
Vous pouvez consulter les postes proposés et formuler une candidature en vous connectant à SIAM depuis votre espace I-Prof.
2nd degré
Mobilité 2024 : le calendrier des étapes
- 8 novembre 2023 midi (heure de Paris) au 29 novembre midi (heure de Paris) : saisissez vos vœux (31 au maximum) pour des académies ou pour les mouvements spécifiques (15 au maximum)
- À partir du 30 novembre 2023 : Télécharger votre confirmation de demande dans l’application SIAM. La confirmation doit ensuite être déposée directement dans le menu dédié de SIAM ou, si votre académie n’a pas mis en place la dématérialisation du processus, doit être transmise signée à votre chef d’établissement avec les pièces justificatives. Nous vous invitons à consulter les modalités de dépôt et les dates fixées par votre recteur.
- Novembre 2023 : constituez votre dossier justifiant votre situation de handicap, respectez les délais fixés par le recteur.
- Janvier 2024 : consultez votre barème et, en cas de désaccord, contactez au plus vite votre rectorat
- 9 février 2024 minuit (heure de Paris) : date limite pour envoyer une demande tardive de participation ou d’annulation
- 6 mars 2024 : prenez connaissance du résultat de votre demande de mutation sur I-Prof.
Consultez le détail des étapes
Le mouvement sur postes à profil (POP)
Dans le cadre de l’expérimentation d’un mouvement national sur postes à profil, le mouvement POP, les enseignants peuvent candidater sur un ou plusieurs postes proposés.
Ce dispositif POP propose des postes qui requièrent des compétences et aptitudes particulières en lien avec le projet de l’établissement, les caractéristiques territoriales ou avec les missions du poste. Les affectations sur POP se font hors barème.
Vous pouvez consulter les postes proposés et formuler une candidature en vous connectant à SIAM depuis votre espace I-Prof. Les fiches de postes sont consultables sur la page ministérielle dédiée.
Comparateur de mobilité (à prendre avec précaution)!
https://info-mutations.phm.education.gouv.fr/sirh-cmpmo-front/
06 83 51 36 08 – snalc.nice@hotmail.fr ou snalc-nice@snalc.fr
Sécurisation des établissements et protection des personnels : compte rendu du SNALC

Concertation ministérielle
Compte rendu du SNALC
En présence du ministre et des organisations syndicales représentatives de l’Education nationale. Le SNALC était représenté par Jean-Rémi Girard, président national, et Maxime Reppert, vice-président.
THÈME
Suite à l’attaque terroriste ayant causé la mort de notre collègue Dominique Bernard ainsi que plusieurs blessés graves, le ministre a réuni les organisations représentatives sur les thèmes de la sécurisation des établissements, de la protection des personnels et du suivi des situations.
L’ESSENTIEL
- Le ministre est revenu sur l’organisation de la minute de silence dans les établissements. L’ensemble des réunions institutionnelles (formations…) seront annulées cette semaine pour les professeurs des écoles.
- Le ministre veut trouver l’équilibre entre une meilleure sécurité des personnels et des élèves et le fait que les établissements scolaires ne ressemblent pas à des prisons. Une enquête sur l’état actuel va être lancée.
- Le ministre réunira demain les associations des collectivités locales.
- Le ministre revient sur la question du suivi des situations, puisque des signalements avaient été faits par les personnels de l’Éducation nationale sur la fratrie du meurtrier.
- Après les interventions des organisations syndicales, le ministre indique la nécessité que la voix des personnels puisse être prise en compte dans le diagnostic sécurité (à Arras, ça n’a pas été le cas sur la question très concrète du parvis devant l’établissement).
- Le ministre rappelle que le niveau « urgence attentats » était resté 4 mois en vigueur après l’assassinat de Samuel Paty. On ne sait pas actuellement combien d’élèves sont « fichés S », mais il devrait être possible de parvenir à obtenir cette information.
LE SNALC A INSISTÉ SUR…
- La nécessité d’un diagnostic sécurité propre à chaque école/établissement, car il n’y a pas une solution unique magique. L’objectif doit être qu’aucun individu extérieur ne doit pouvoir s’introduire sans être identifié en toute sécurité par un personnel auparavant. Cela doit être une priorité des collectivités locales, comme le fait que toutes les conditions techniques soient réunies pour les évacuations/confinements (sonorisation en état de marche, etc.).
- La mise en œuvre par les collectivités locales de ce qui est demandé par la communauté éducative de chaque établissement pour sa sécurité (tourniquets, parking sécurisé, …)
- Le manque de personnels au sein des établissements (État comme collectivités). En école primaire, le directeur ne peut être partout à la fois. Dans le second degré, les vies scolaires doivent être mieux pourvues. Le SNALC a demandé l’annulation des suppressions de postes prévues au projet de loi de finances 2024.
- Un processus différencié pour l’accueil des personnes extérieures à l’établissement par rapport à celui des élèves. Une personne extérieure doit pouvoir faire l’objet d’un contrôle selon des modalités garantissant qu’elle ne s’introduit pas avec un objet dangereux.
- La question de la gestion des parents dans le premier degré, et de leur présence de plus en plus pesante. Le SNALC rappelle qu’il y a aujourd’hui davantage d’incidents avec l’entourage adulte de l’élève qu’avec l’élève lui-même dans le premier degré (enquête de la DEPP).
- La possibilité de faire évoluer la législation sur la question de la fouille des sacs. Il ne s’agit pas de la généraliser, mais qu’au moins un personnel d’un établissement ait le droit de le faire en cas de doute sérieux.
- L’absence de solution réelle vis-à-vis des élèves qui cumulent les faits graves dans notre système. Effectivement, au-delà d’éventuelles exclusions temporaires ou définitives, nous n’avons pas l’impression que les signalements aboutissent à grand-chose.
Le SNALC est également revenu sur l’organisation de la minute de silence lundi 16 octobre, et a indiqué qu’il fallait reconnaître le travail demandé au professeur des écoles par une diminution de 2h des APC cette année. De même, il exige l’ouverture de procédures à chaque fois que les 2 heures n’ont pas été accordées dans le second degré.
L’AVIS DU SNALC
Depuis 3 ans, qu’est-ce qui a changé ? Pas grand-chose. On a amélioré l’accès à la protection fonctionnelle. Certaines sécurisations ont pu être faites par certaines collectivités, mais il n’y a pas eu de réelle évolution à l’échelle nationale. Le SNALC propose des pistes concrètes, qui nécessitent des investissements matériels et humains, aussi bien de la part de l’État que des collectivités. On ne se contentera pas des beaux discours faits à chaque fois qu’un personnel est tué. Si l’École est une priorité, si l’École est un pilier de notre République, alors l’École doit être un point de consensus national entre l’État et les collectivités, protégé des bisbilles politiques.
De même, il doit y avoir un travail sur la circulation de l’information et la gestion des remontées (le SNALC a apporté des exemples concrets). Un personnel ne sait souvent pas ce que son alerte devient, si elle a un effet, et surtout si elle permet une vigilance sur le long terme.
Enfin, sur la question de l’auto-censure, le SNALC demande que l’on profite de l’enquête qui va être lancée à destination de tous les professeurs dans les prochains jours pour interroger avec précision sur ce point, afin d’objectiver la nature et l’ampleur du phénomène.
Sidération
Si vous ne voyez pas ce message correctement, consultez-le en ligne.
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