BFMTV – Canicule à l’école : un plan national indispensable !

Face à la répétition des vagues de chaleur, le SNALC appelle à une réponse urgente et structurée de l’Éducation nationale.
Jean-Rémi Girard, président du SNALC, est l’invité de BFMTV le 30 juin 2025.
SNALC – Jean-Rémi Girard
Il faut anticiper. On ne peut pas découvrir en 2025 qu’il y a des épisodes caniculaires en France et qu’il y en aura de plus en plus. Madame le disait très bien : cela va devenir la norme. Que fait-on ? On envoie des messages pour rappeler de boire de l’eau, de rester à l’ombre, d’aérer la nuit… Mais on ne peut pas aérer la nuit dans les écoles, on ne peut pas laisser les fenêtres ouvertes. À un moment, oui, nous avons besoin de ventilateurs, voire de climatiseurs certains jours. Il est temps d’avoir un véritable plan canicule pour l’Éducation nationale, en lien avec les collectivités locales, un plan qui aurait dû être mis en place depuis longtemps.


Assises de la santé scolaire : compte rendu du 1er juillet 2025
Groupe de travail ministériel avec les organisations syndicales représentatives
1er juillet 2025
LE THÈME
Présentation de la mise en œuvre des mesures des assises de la santé scolaire. Suite à l’annonce du 14 mai, il s’agit de confirmer et préciser les annonces faites par la ministre et se donner un calendrier de travail.
L’ESSENTIEL
Les recteurs ont été destinataires d’un courrier (23 juin) pour lancer la mise en œuvre, les OS ont demandé à en recevoir une copie.
Voici une liste des principales mesures prévues pour 2025 :
- Limiter la mobilisation des médecins pour les PAP (des travaux sont en cours sur le sujet, application possible en fin d’année 2025), pour libérer du temps pour leur pratique médicale ;
- Pour la rentrée 2025 : créer un pôle départemental Santé, bien-être et protection de l’enfance sous l’autorité unique du DASEN. Une circulaire est attendue pour en préciser ses missions (il est prévu qu’elle soit présentée en amont aux organisations syndicales) :
- Élaboration d’une politique coordonnée au niveau départemental en portant une attention particulière à la mise en œuvre des mesures issues des assises.
- Définition de priorités nationales dans lesquelles le pôle devra s’inscrire ;
- Missions des 4 CT au sein du pôle ;
- Articulation avec les PAS
- Former les IEN du 1er degré et les personnels de direction à la santé mentale ;
- Généraliser les protocoles dédiés à la santé mentale dans toutes les circonscriptions, collèges et lycées (des parcours sur Magistère seront publiés à l’intention de ces personnels) ;
- Développer le partenariat avec les maisons des adolescents – signature d’une convention DEGESCO-ANMDA ;
- Faciliter l’accès des élèves aux CMP (organisation d’un système coupe-file) ;
- Nomination de 100 PSYEN-CT (1 par département) au sein des pôles. Entre septembre 2025 et juin 2026 : former deux référents en santé mentale dans chaque circonscription, collège et lycée.
Pour une mise en application à la rentrée 2026 :
- Réduire le temps consacré aux visites pour travaux réglementés, afin de diminuer le travail administratif et augmenter le temps médical (des discussions sont en cours avec le ministère du Travail – nous sommes soumis à des dispositions législatives et à des règlements européens). L’option d’une visite non annuelle semble être abandonnée, car le ministère du Travail n’y est pas favorable. Une autre piste pourrait être la mobilisation des médecins du travail ;
- Réorganiser la visite de la 6e année : engager une analyse pluridisciplinaire des dossiers des élèves en utilisant les informations disponibles (PMI, CNAM, parents, RASED, personnels sociaux et de santé, enseignants et partenaires du soin) pour offrir une réponse adaptée : bilan médical, consultation infirmière, bilan psychologique ;
- Garantir une prise en charge plus efficace en collaboration avec les partenaires de l’école : formalisation d’une convention avec les partenaires PMI et CNAM (renforcer la visite des 3-4 ans).
En ce qui concerne les mesures censées renforcer l’attractivité des métiers de la santé scolaire, c’est le néant ou presque :
- La revalorisation des carrières pour les médecins (HEBbis et 2 grades au lieu de 3 actuellement) n’est toujours pas présentée concrètement, des arbitrages sont en cours. Notons que le 1er GT évoquant le sujet a eu lieu en mai 2024 ! l’administration doit nous apporter des informations précises sous quinzaine ou en septembre ;
- Aucune mesure à l’ordre du jour, ni indiciaire ni indemnitaire pour les INFENES et ASS ou CTSS. Seule est évoquée une possible création de postes (PLF 2026) pour doter le 1er degré.
LE SNALC A INSISTÉ SUR…
- Les raisons de sa non-participation à l’événement médiatique du 14 mai. Le SNALC a également précisé qu’il assistera à l’intégralité de ce GT uniquement pour obtenir quelques éclaircissements sur les mesures annoncées et leur mise en œuvre (pour INFO, une organisation quitte la salle après la DL et une autre est absente) ;
- Il déplore que, malgré de nombreux GT organisés et des avis concordants exprimés par les OS, l’administration continue d’imposer ses vues et présente un projet déjà pratiquement écrit, qui risque d’ajouter des difficultés pour les personnels de la filière santé scolaire et d’aggraver les problèmes d’attractivité.
L’AVIS DU SNALC
Pour le SNALC, les difficultés dans la santé scolaire résultent d’un manque de moyens plutôt que d’un problème de gouvernance.
Les personnels espéraient des renforts et des recrutements correspondant aux besoins réels pour assurer un fonctionnement normal. Ils attendaient également une reconnaissance indiciaire et indemnitaire à la hauteur de leurs qualifications et de leur engagement. Ils devront se contenter peut-être – rien n’est encore décidé – d’une légère augmentation des taux de promotion…
CSA ministériel du 2 juillet 2025 : déclaration du SNALC
Madame la Ministre,
Mesdames et Messieurs les représentants de l’administration,
Mesdames et Messieurs les membres élus du comité,
Anticiper. Un verbe peu connu dans notre pays, visiblement, puisque l’État semble découvrir l’existence d’épisodes caniculaires alors que les personnels sont déjà en train de les vivre. Heureusement, les réponses sont à la hauteur : un e-mail de conseils dont la moitié ne sont pas applicables, et un numéro vert.
Le SNALC rappelle que c’est l’employeur qui est responsable des conditions de travail des personnels, et que notre employeur, c’est l’État, et plus particulièrement le ministère de l’Éducation nationale. Nous ne tolèrerons pas le retour du petit jeu entre État et collectivités locales, où chacun renvoie la balle à l’autre.
Que faites-vous pour anticiper les épisodes caniculaires ? Pour adapter les conditions de travail des personnels ? Rien. Ces épisodes vont pourtant se multiplier et s’intensifier, et l’État a des responsabilités qu’il s’est lui-même fixées par décret.
Le SNALC, qui alerte depuis longtemps sur la question, revendique donc un plan avec des réponses à court et moyen termes. À court terme, organiser en amont le dialogue rectorat/préfet/collectivités pour fabriquer un vrai plan canicule, avec identifications de locaux pouvant nous accueillir dans des conditions normales ou, à défaut, les modalités de fermeture et d’accueil des élèves. À court terme également, créer ces fameuses salles fraîches dans toutes les écoles, tous les collèges et tous les lycées. Et oui, cela passe par de la climatisation. Rappelons que personne n’est choqué à l’idée de chauffer quand il fait trop froid : il va falloir s’habituer à l’idée qu’il faut trouver des moyens efficaces pour rafraîchir quand il fait trop chaud. La salle dans laquelle nous nous réunissons aujourd’hui est climatisée, ce qui montre que le ministère est capable de climatiser des salles. À court terme toujours, réaliser et faire réaliser les diagnostics énergétiques de l’ensemble des locaux : seuls 7 % actuellement disposent d’un DPE. Cela permettra de remplacer ou d’installer les équipements nécessaires.
À moyen terme, lancer un grand plan de rénovation voire, dans certains cas, de reconstruction de nos écoles, collèges et lycées autant que de besoin. Les fameux collèges Pailleron, par exemple, doivent disparaître. Il ne s’agit pas ici de dépenses, mais bien d’investissements. Placer les personnels et les élèves dans des situations où il est impossible d’enseigner et d’apprendre, ce n’est pas une bonne politique.
Au-delà de cette question climatique, le SNALC rappelle que notre institution est toujours en crise, que les chiffres de recrutement ne sont toujours pas bons, et qu’au niveau des rémunérations, 2025 est une année blanche pour l’immense majorité des personnels. Là aussi, souvenons nous que l’École n’est pas une dépense, mais un investissement.
Hors classe et classe exceptionnelle : contingents de promotions 2025
Les contingents et les taux de promotion montrent que les changements de grade sont loin d’être automatiques.
Pour autant, comprendre les raisons d’une promotion – ou de son refus – est essentiel.
C’est pourquoi votre section SNALC est à votre disposition pour vous expliquer les modalités de promotion, qu’il s’agisse d’estimer une date pour la hors classe ou de valoriser votre dossier pour la classe exceptionnelle dans les années à venir.
Contingents selon votre corps :
AGRÉGÉS
Contingents pour la HORS CLASSE
Pour toute question :
Contingents pour la CLASSE EXCEPTIONNELLE
Reclassement et salaire après passage à la CLASSE EXCEPTIONNELLE
Pour toute question :
CERTIFIÉS, PE, P-EPS, PLP, CPE, PSYEN
Contingents pour la HORS CLASSE
Reclassement et salaire après passage à la HORS CLASSE
Pour toute question :
Contingents pour la CLASSE EXCEPTIONNELLE
Reclassement et salaire après passage à la CLASSE EXCEPTIONNELLE
Pour toute question :
Reclassement hors classe et classe exceptionnelle: quel sera votre salaire ?
Les promotions de grade sont toujours établies au 1er septembre de l’année de promotion. Elles nécessitent un reclassement qui tient compte de l’échelon détenu dans le grade précédent. Pour vous permettre d’y voir plus clair, le SNALC vous propose des tableaux indiquant les montants perçus à l’occasion de chaque promotion de grade.
Reclassement selon votre corps :
CERTIFIES, PE, P-EPS, PLP
Reclassement après passage à la HORS CLASSE
AGRÉGÉS
Reclassement après passage à la HORS CLASSE
Reclassement après passage à la CLASSE EXCEPTIONNELLE
CPE
Reclassement après passage à la HORS CLASSE
Reclassement après passage à la CLASSE EXCEPTIONNELLE
PSY-EN
Reclassement après passage à la HORS CLASSE
Reclassement après passage à la CLASSE EXCEPTIONNELLE
Pour toute question :
Dynamisation des carrières : c’est pour plus tard !
Report de la réduction de la durée de certains échelons de la classe normale et du déplacement des rendez-vous de carrière
Dans le cadre d’une audience auprès de la DGRH aujourd’hui 25 juin 2025, nous avons pu avoir des informations sur le projet de décret présenté au CSAMEN du 6 mai 2025.
Comme nous l’indiquions, ce projet était soumis à des contraintes budgétaires.
C’est désormais certain, le décret ne sera pas publié cette année, mais au plus tôt pour la rentrée scolaire 2026.
Par ailleurs, la question de l’organisation et du contenu même des rendez-vous de carrière n’est pas tranchée.
Retrouvez le détail de ce projet de décret et les positions du SNALC ci-dessous :
Assises nationales GRETA : communiqué intersyndical du 20 juin 2025

Communiqué de presse de l’intersyndicale
FSU – CGT Éduc’action – CFDT Education Formation Recherche Publiques – SE UNSA – SNALC
Bourse du Travail – Salle Ambroise CROIZAT
3, rue du Château d’eau 75010 Paris
à partir de 9h00 – conférence de presse à 16 h 30
Paris, le 20 juin 2025
Après les assises régionales qui se sont déroulées depuis novembre 2024, des assises nationales des GRETA se tiendront le 24 juin à Paris, réunissant les agents de la formation continue pour adultes de l’Éducation nationale. Elles feront le point sur les situations régionales pour porter des revendications communes et urgentes.
Les sujets à débattre sont nombreux et urgents tant la situation est chroniquement difficile : la question salariale, les conditions de travail, la gouvernance, la nécessaire appartenance des Greta au service public et sa présence au sein du ministère.
Les constats sont durs :
- Des salaires non revalorisés, peu attractifs entraînant un fort turn-over et une perte d’expertise, des grilles salariales obsolètes, non harmonisées entre académies avec des disparités importantes selon les territoires, l’absence d’interlocuteurs à la DGRH ministérielle : les GRETA doivent être réintégrés à l’agenda social comme auparavant et permettre des avancées par un dialogue effectif et régulier avec la DGRH ;
- Des conditions de travail qui se dégradent et un manque de dialogue social à tous les échelons, à l’échelle du Greta, au niveau académique ou de région académique. Les personnels se sentent isolés dans des structures de plus en plus grandes ; ils sont souvent maltraités et précarisés par une absence de visibilité sur leur avenir, avec des CDD soumis à la volatilité du marché de la formation et aux décisions brutales des directions ;
- Une gouvernance globalement défaillante que ce soit par l’absence de lisibilité de la stratégie nationale, des décisions changeantes et autoritaires des délégations académiques ou de régions académiques, des CESUP et présidents manquant de disponibilité, trop occupés par la gestion de leur lycée, souvent peu acculturés à la formation continue et au pilotage de telles structures.
Nous voulons sécuriser les moyens durables d’exercer notre mission de service public inscrite dans le Code de l’éducation pour la préserver des coups de boutoirs externes, conséquences de choix politiques conjoncturels. Ainsi, la loi de 2018 a engendré une forte libéralisation de l’apprentissage et la réorientation des fonds destinés aux salariés. Aujourd’hui, c’est la formation des demandeurs d’emploi qui est visée par la baisse des fonds publics, et les GRETA s’en trouvent fragilisés. Les GRETA doivent avoir les moyens de porter leurs valeurs du service public de l’Éducation nationale. Ils doivent pouvoir compter sur une organisation et les conditions pour mener pleinement leur mission historique et attendue de formation continue des salariés et des demandeurs d’emploi.
Nous voulons nous élever contre la généralisation du décret du 18 avril 2025 qui introduit la possibilité de la création ou l’intégration dans un GIP existant. Transformer systématiquement les GRETA en GIP entraînerait une externalisation pour tous les personnels : nous n’en voulons pas.
Les GRETA doivent rester au sein de de l’Éducation nationale.
Recrutement et formation initiale : compte rendu du 20 juin 2025
Groupe de travail ministériel
en présence des organisations syndicales représentatives
20 juin 2025
Compte rendu du SNALC
LE THÈME
Groupe de travail en deux temps :
- Les concours pendant la période de transition
- Le référentiel de formation dans le premier degré de la licence à la formation « continuée »
L’ESSENTIEL
Dans le premier degré, deux dates de concours existeront pendant la période transitoire pour les L3 et les M2.
Dans le second degré, une vingtaine de disciplines disposeront des deux concours, programmés à deux dates différentes, sauf les disciplines les plus attractives (CPE, documentation, SVT, SES, Arts Plastiques, EPS et NSI).
Le référentiel de formation du premier degré est conçu pour avoir une implication de tous les acteurs de la formation, de la licence jusqu’à trois ans après la titularisation (Université, INSPE, EAFC…). L’un des objectifs est d’éviter les redites en cas de changement d’académie.
La formation s’appuie sur les 4 blocs définis dans le cadrage de la licence et du Master :
- Bloc 1 – S’approprier et enseigner les disciplines scolaires,
- Bloc 2 – Connaître les élèves et le contexte d’enseignement pour adapter sa pratique professionnelle,
- Bloc 3 – Devenir acteur du service public de l’éducation nationale,
- Bloc 4– S’inscrire dans une perspective de développement professionnel continu
Dans le bloc 1, l’Inspection Générale a décidé d’intégrer la perspective de l’enseignement dans le travail disciplinaire pour des raisons d’attractivité
LE SNALC A INSISTÉ SUR
Une formation et un concours sont une commande du type de professeurs que souhaite le ministère de l’Éducation nationale. Les professeurs des écoles seront donc des professeurs qui travaillent ensemble, qui maîtrisent autant les finalités que sont l’éducation au développement durable ou l’égalité filles-garçons, que le numérique. Ils auront une connaissance du fonctionnement cognitif des élèves. En revanche, contrairement à ce qui se faisait dans les PPPE, leur maîtrise des disciplines sera à but scolaire. En somme, ils seront de bons fonctionnaires, avec le petit doigt sur la couture du pantalon.
Pour le SNALC, si la connaissance du fonctionnement cognitif est une bonne chose, le reste relève d’une inversion dangereuse. Le SNALC demande que les objectifs disciplinaires restent l’entrée, et que les finalités découlent au long cours de ces objectifs d’enseignement. Cela ne remet aucunement en cause l’importance de ces finalités mais, pour le SNALC elles doivent rester à leur place.
Les exemples donnés en mathématiques et EPS nous inquiètent. Celui de l’EPS en particulier est révélateur : on a la connaissance des ressorts moteurs, on a la sécurité, l’inclusion, le collectif… mais rien sur les activités. Certes, d’autres éléments seront dans ce bloc mais le fait que le ministère ait choisi cet exemple pour illustrer son travail montre que le focus sur le disciplinaire – qui nous était promis – n’est finalement pas là.
Quant aux mathématiques, le message qui est livré ici, c’est que le professeur doit connaître les mathématiques qu’il enseigne à son niveau, dans leur acception didactique.
L’AVIS DU SNALC
Le SNALC avait dit que le concours en L3 n’était pas dérangeant si les licences étaient solides et si le Master avait une forte composante disciplinaire au sens scientifique du terme.
Là, sitôt après le Bac, on va enfermer dans 4 blocs au lieu de donner de solides connaissances scientifiques.
Ensuite, on aura un Master du même tonneau, avec l’interdiction de faire un Master disciplinaire adossé à la formation professionnelle.
En termes de savoirs et de culture, cette réforme est dangereuse.
Recrutement et formation initiale : compte rendu du 13 juin 2025
Groupe de travail ministériel
en présence des organisations syndicales représentatives
13 juin 2025
Compte rendu du SNALC
LE THÈME
La nouvelle organisation de la formation dans ses aspects de gouvernance et de RH.
L’ESSENTIEL
Les dates des concours pour l’année prochaine ne sont pas arrêtées. Pour l’heure, l’administration ne sait pas encore si le concours actuel (en M2 du MEEF) et le nouveau concours (fin de L3) seront à la même date ou à des dates différentes.
Concernant la carte des formations, la Ministre a demandé que les formations soient proposées partout où les compétences existent avec une attention sur les structures de proximité. Il n’y a pas d’objectif de réduire les subventions ni le nombre de formations proposées. Ce sont les universités qui ont la main pour ouvrir la licence PE, les parcours adossés à la préparation du concours dans les licences disciplinaires et les Master M2E. Elles peuvent faire des demandes de co-accréditation.
Concernant les sujets spécifiques à ce groupe de travail :
- La mise en place d’un directoire présidé par les recteurs afin d’assurer de meilleurs échanges entre les rectorats et les INSPE est préconisée.
- Le Ministère veut que, à terme, l’IGESR intervienne dans l’accréditation des formateurs.
- Les différentes directions (DGESCO, DGRH, DGFIP) penchent pour avoir 60 % de professeurs du second degré dans les formateurs INSPE mais l’arbitrage n’est pas encore fait.
- Le Ministère réfléchit à créer une certification pour les intervenants à différents niveaux (tuteur, accompagnement, ingénierie).
LE SNALC A INSISTÉ SUR
Le SNALC a rappelé ses positions : une formation initiale de qualité avec un concours gage de qualité.
Le concours et la formation ne sont pas assez disciplinaires et le SNALC est contre la seconde épreuve orale.
Le Master pose problème, et le fait d’empêcher les lauréats de poursuivre vers un Master de recherche disciplinaire est bloquant, notamment pour ceux qui sortent d’un M1 de ce type. Le M2 à 50 % ne nous convient pas non plus. Pour nous, le bon étiage est à 1/3.
Le SNALC s’interroge sur la création d’un directoire présidé par les recteurs. En effet, les recteurs gèrent des moyens d’enseignement, et ces contingences risquent d’avoir un impact fort. On rappelle d’ailleurs que le critère 50 % en M2 va compliquer cette phase.
Avoir des professeurs de terrain dans les INSPE nous intéresse, mais sans doute moins sur les licences car le SNALC est attaché au respect des corps et des missions de chacun.
Notre crainte est de voir des personnels cooptés car leur profil pédagogique correspond à une doxa. Cette crainte est renforcée par l’idée d’une certification que nous avions, au départ, comprise différemment. Nous pensions que les personnes tutrices, par exemple, pouvait obtenir la certification du CAFFA ou du CAFIPEMF au fil du temps ou via une VAE. Cette hypothèse pouvait convenir, sauf être fondée sur une conformité à la doxa pédagogique. Or, ce que nous comprenons ici, c’est que certains tuteurs seraient certifiés pour être tuteurs. Pour le SNALC, ce n’est pas acceptable.
Enfin, le SNALC relève une note positive : c’est l’idée d’une revalorisation des personnels.
L’AVIS DU SNALC
Cette partie concernant l’administration et la rémunération des formateurs est, pour l’heure, la moins mauvaise de la réforme. Si la licence, le concours et le master restent en l’état, le SNALC ne pourra que s’opposer, car notre boussole reste la qualité de l’enseignement disciplinaire.
Il est regrettable que nous n’ayons pas obtenu de réponses claires concernant l’idée d’une certification des formateurs, car l’une des hypothèses soulevées permet des progressions de carrière quand l’autre montrerait une volonté de trier les tuteurs et les formateurs selon des critères nébuleux.
