Formation initiale : groupe de travail sur le master M2E

LE THÈME

Le Ministère réunit les organisations syndicales pour parler du Master l’Enseignement et de l’Education (M2E)

L’ESSENTIEL

Le Master, quel que soit le public (premier et second degrés, ou CPE) s’articule en 4 blocs.

  • Le bloc 1 est plus ou moins disciplinaire (plutôt moins que plus).
  • Le bloc 2 est plus axé sur la pédagogie.
  • Le bloc 3 porte sur le système éducatif et la fonction publique.
  • Enfin, le dernier bloc est celui de la formation.

Le Master ouvrira en 2026 et s’articulera avec des périodes d’observation et de pratique accompagnée en première année, puis avec 50 % d’enseignement en deuxième année. Cette partie « pratique » pourra être massée ou filée.

Les blocs ne sont pas des modules de formation imposés aux universités qui gardent la main sur les ouvertures, sur le nombre de places et sur les éventuels DU pour certains publics.

LE SNALC A INSISTÉ SUR…

Le SNALC a exigé de savoir enfin si un lauréat de concours en L3 pourrait choisir un Master disciplinaire, et si un lauréat issu d’un M1 disciplinaire pourrait poursuivre ce même Master. Le Ministère a répondu qu’une poursuite en Master disciplinaire était possible à condition d’abandonner son droit au concours !

Le SNALC a exigé que “la culture de l’évaluation” et “le cadre de référence des compétences numériques” soient retirés de ce document de cadrage.

Le SNALC a exigé que les stages ne puissent être faits sous la forme 15 jours en établissement / 15 jours en formation INSPE dans le second degré, car pédagogiquement ce serait une folie.

Le SNALC a exigé que les stagiaires professeurs des écoles ne soient pas des moyens d’enseignement mais puissent être des moyens de remplacement, pour que les titulaires aient accès à la formation.

L’AVIS DU SNALC

L’obligation de passer par le Master enseignement et éducation est inacceptable. Cela va empêcher les parcours de thèse ou l’agrégation et aura des conséquences catastrophiques sur la qualité de la formation, et donc sur la qualité de l’enseignement.

Le Ministère écoute mais n’entend rien.


Formation initiale : un Master inacceptable !

Communiqué de presse du SNALC du 15 mai 2025


Depuis que les discussions sur la réforme de la formation initiale ont débuté – il y a un an – le SNALC n’a cessé d’interroger sur la possibilité pour un lauréat de concours en fin de licence de s’inscrire dans un Master disciplinaire et sur celle d’un lauréat issu de M1 disciplinaire de poursuivre ce même Master.

Le Ministère vient – enfin – de nous apporter une réponse. Elle est scandaleuse ! Si un étudiant issu d’une licence disciplinaire veut poursuivre dans un Master disciplinaire, il devra abandonner le bénéfice de son concours.

Comment le Ministère de l’Éducation nationale ose-t-il empêcher les futurs professeurs d’être de vrais spécialistes de leur discipline ? Ce n’est clairement pas le Master Éducation qu’il nous a présenté qui y pourvoira car le disciplinaire – contrairement à ce qu’on nous annonçait – n’y compte absolument pas pour 2/3 de la formation et est grandement rabougri à ses dimensions didactiques et pédagogiques.

Le SNALC a toujours dit que l’avancée du concours en L3 ne devait pas correspondre à une baisse de la maîtrise disciplinaire. Ce que prépare le Ministère est inacceptable et irresponsable ! Cela va empêcher les futurs professeurs certifiés de prétendre à une agrégation externe ou à des parcours de thèse et va massacrer la qualité de l’enseignement dans notre pays.


Avril 2026 : combien vais-je payer pour la protection sociale complémentaire en santé ?

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Le SNALC continue de vous informer sur la protection sociale complémentaire à l’Éducation nationale. Le montant de la cotisation d’équilibre est estimé à 75,40 € par agent actif : il s’agit de la cotisation moyenne permettant au régime d’être à l’équilibre, dont 50 % seront pris en charge par notre employeur. Sur cette base, comment votre cotisation individuelle va-t-elle être calculée ?

Rappelons que la cotisation individuelle ne sera modulée ni en fonction de l’âge ni de l’état de santé de l’agent, mais que 30 % en moyenne le seront en fonction de sa rémunération. Or, certains éléments manquent encore pour estimer de manière certaine les cotisations, et notamment la rémunération moyenne de l’ensemble des agents à prendre en compte.

Dans les estimations actuelles, cette rémunération moyenne se situe à 2 800 € environ de salaire brut : avec un traitement inférieur, le montant de la cotisation serait inférieur à la cotisation d’équilibre et avec un salaire supérieur (avec un plafonnement de 3 925 € actuellement), il serait supérieur.

Par ailleurs, le reste de la part individuelle de la cotisation s’élèvera forfaitairement à 20 % de la cotisation d’équilibre. Enfin, chaque agent actif payera également une cotisation additionnelle permettant de de financer un fonds d’accompagnement social (2 %) et un fonds d’aide aux retraités (3 %).

Afin d’estimer ce que vous allez devoir payer sur la partie socle, obligatoire, voici quelques exemples concrets, sur la base du traitement indiciaire (sans primes ni indemnités).

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Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1501 du 12 mai 2025/


QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1501 – école

SNALC congres Strasbourg mai 2023 - Photo Philippe Sautier (3)

J-Rémi Girard
Président du SNALC

Une partie d’entre vous s’en souvient : Vincent Peillon, rythmes scolaires, semaines de 4 jours et demi. Des hectolitres de communication sur le bien-être de l’enfant, son rythme circadien et sa chronobiologie. Des experts en expertise venant asséner des constats fondés sur pas grand chose, que contredisaient les constats de l’expert d’en face, fondés sur pas davantage. Et au-milieu de tout cela, les professeurs des écoles, obligés de venir une demi-journée supplémentaire, d’accueillir des animateurs plus ou moins identifiés dans leur salle de classe, retrouvant leur matériel pédagogique dégradé (ou ne le retrouvant simplement plus). Le tout pour offrir des activités aux enfants pour boucher les trous, activités pas moins épuisantes que l’école, qui finirent souvent par être payantes, quand elles existaient. [Lire la suite]

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1501

SNALC congres Strasbourg mai 2023 - Photo Philippe Sautier (3)

Jean-Rémi Girard
Président du SNALC

Alors que l’Éducation nationale continue de s’enfoncer dans une crise durable, notre ministère doit devenir et rester une priorité budgétaire sur le long terme. C’est pourquoi le SNALC continue de revendiquer une loi de programmation pluri-annuelle afin d’y inscrire le nécessaire rattrapage salarial auquel nous avons droit. Les personnels enseignants, rappelons-le, connaissent un différentiel de 1 000 € mensuels en leur défaveur par rapport au reste des catégories A dans la fonction publique d’État. De même, nous ne pouvons continuer de sous-payer des métiers essentiels comme ceux d’AESH et d’AED.

Nos collègues ont besoin de métiers attractifs, et non de mesurettes qui les divisent ou, pire, d’effets d’annonce contre-productifs comme la prochaine convention citoyenne sur les temps de l’enfant, dont le SNALC demande la suspension. De même pour les assises de la santé scolaire, qui n’aideront en rien à recruter des personnels sociaux et de santé et à mieux les rémunérer. De même pour le nouveau socle commun, qui n’aidera en rien à améliorer l’École.

La politique du cache-misère ne coûte certes pas cher, mais elle n’améliore en rien notre système. Pire, elle rajoute des contraintes et fait perdre du temps à tout le monde.

Nous ne cesserons de le rappeler : les priorités pour le SNALC sont la rémunération de tous et les conditions de travail de tous. Le reste, c’est du vent.

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


Plan « filles et mathématiques » : le petit bout de la lorgnette

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Communiqué de presse du SNALC du 7 mai 2025


Le SNALC accueille avec étonnement les annonces faites par la ministre sur son plan « filles et mathématiques » qui, à aucun moment, n’a été discuté avec ou présenté aux organisations syndicales représentatives. Pourtant, ce plan prévoit par exemple des actions de formation qui doivent entraîner une réorganisation de la période de rentrée scolaire afin d’y faire rentrer au chausse-pied une « sensibilisation de 2 h [qui] devra se dérouler avant le 15 septembre », « animée par le directeur d’école, le chef d’établissement ou le référent égalité filles-garçons, qui auront bénéficié eux-mêmes d’une formation dispensée par le ministère ». Le SNALC rappelle que nous sommes en mai : quand le ministère compte-t-il dispenser cette fameuse formation ?

Le SNALC partage évidemment un certain nombre de constats posés par la ministre, même si cette dernière le fait parfois de manière simpliste. En revanche, il comprend moins que la question des inégalités filles/garçons en termes d’orientation et de réussite ne soit abordée que par le prisme des mathématiques. C’est à notre sens oublier que de nombreuses autres disciplines sont concernées, qui ont elles aussi de l’importance. À quand le plan « garçons et lettres », par exemple, alors même que les filières littéraires sont dans des crises majeures et que l’on ne parvient pas à recruter les professeurs de lettres en nombre suffisant ? Les autres disciplines ou filières, par exemple dans les voies technologiques et professionnelles, sont-elles à ce point sans intérêt qu’on les invisibilise ?

Pour le SNALC, le plan présenté, en plus d’être très vide, est donc très insultant. Si nous ne méconnaissons pas les difficultés de nos élèves, filles comme garçons, en mathématiques, et que nous défendons une formation disciplinaire de qualité qui est un élément central des réponses à apporter, nous ne pouvons tolérer qu’une seule discipline donne lieu à des objectifs chiffrés et à des actions nationales. L’égalité, c’est pour tout le monde


CSA ministériel du 6 mai 2025 : déclaration du SNALC

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Madame la Ministre,
Mesdames et Messieurs les représentants de l’administration,
Mesdames et Messieurs les membres élus du comité,

Le SNALC fera court.

Alors que l’Éducation nationale continue de s’enfoncer dans une crise durable, notre ministère doit devenir et rester une priorité budgétaire sur le long terme. C’est pourquoi le SNALC continue de revendiquer une loi de programmation pluri-annuelle afin d’y inscrire le nécessaire rattrapage salarial auquel nous avons droit. Les personnels enseignants, rappelons-le, connaissent un différentiel de 1 000 € mensuels en leur défaveur par rapport au reste des catégories A dans la fonction publique d’État. De même, nous ne pouvons continuer de sous-payer des métiers essentiels comme ceux d’AESH et d’AED.

Nos collègues ont besoin de métiers attractifs, et non de mesurettes qui les divisent ou, pire, d’effets d’annonce contre-productifs comme la prochaine convention citoyenne sur les temps de l’enfant, dont le SNALC demande la suspension.

Les priorités pour le SNALC sont la rémunération de tous et les conditions de travail de tous. Le reste, c’est du vent.


AESH : déclaration intersyndicale au CSA ministériel du 6 mai 2025

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Déclaration intersyndicale

Comité social d'administration ministériel de l'Éducation nationale

6 mai 2025

Aujourd’hui un agent de l’Éducation nationale sur dix est AESH, ce qui correspond, en volume, au deuxième métier de notre ministère. Les AESH exercent une mission de service publique pérenne dont l’utilité n’est plus à démontrer. Sans leur travail dans les classes, auprès des élèves en situation de handicap, il n’y aurait pas d’école inclusive.

Après avoir été recrutés sur une longue liste de contrats précaires (EVS, AVS, AED-AVS…), l’action des organisations syndicales a permis d’améliorer progressivement les conditions d’emploi de ces personnels qui accompagnent les élèves dans les écoles et les établissements scolaires. Les contrats d’AESH, l’accès à un CDI et l’évolution automatique des rémunérations constituent des avancées. Mais cela ne suffit pas à assurer des conditions d’emploi et de travail satisfaisantes, ni à garantir la pleine reconnaissance d’un métier à part entière.

Chaque jour nos organisations syndicales sont alertées par de nouvelles problématiques qui concernent les AESH, qu’elles relèvent de leur contrat, de leur temps de travail, de leur rémunération ou de leurs droits. La liste serait longue si on voulait en rechercher l’exhaustivité. Ces agents se heurtent la plupart du temps au silence de leur administration et à une absence de considération et au mépris de l’institution.

Il est aujourd’hui urgent de conforter les AESH dans leurs missions en leur garantissant une reconnaissance statutaire réellement protectrice et un véritable métier de la Fonction publique. C’est la seule issue possible pour construire une carrière professionnelle et en finir avec cette précarité insupportable (temps incomplets, bas salaires, formation quasi inexistante…). Parce que l’accompagnement des élèves en situation de handicap est un besoin permanent, cette mission doit être réalisée par des fonctionnaires.

C’est pourquoi, Madame la première ministre, nous vous demandons solennellement la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour offrir aux AESH un statut spécifique et protecteur, une carrière, l’accès de droit à un temps complet et à une formation statutaire. Nos organisations syndicales sont déterminées pour avancer sur la question et elles prennent d’ores et déjà contact avec la représentation nationale pour obtenir rapidement des avancées. Il s’agit de reconnaître enfin le métier d’AESH dans la Fonction publique

Paris, le 6 mai 2025

Les organisations FSU, SE-Unsa, CFDT EFRP, CGT Educ’action, SNALC et SUD Éducation


Convention sur les « temps de l’enfant » : le président met en danger l’École et ses personnels

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Communiqué de presse du SNALC du 4 mai 2025


Le SNALC rejette la énième instrumentalisation de l’École à des fins politiques à laquelle vient de s’adonner le président de la République.

En annonçant une convention citoyenne sur les « temps de l’enfant », Emmanuel Macron remet une pièce dans une machine dont l’unique produit fini est le « prof-bashing ». Le SNALC et les personnels qu’il représente n’en peuvent plus d’entendre tout un chacun donner son avis, avec des arguments dont la scientificité est au mieux douteuse.

Alors que l’École française traverse une grave crise, fondée avant tout sur la faible rémunération de ses personnels, le manque d’attractivité de ses métiers et les conditions de travail et d’apprentissage déplorables dans notre pays, nous allons repartir dans une séquence purement communicationnelle à base de « les vacances d’été sont trop longues » et autres billevesées.

Le SNALC demande la suspension immédiate de cette pure entreprise de com’, et la mise en œuvre des investissements budgétaires dont notre École a besoin pour rémunérer correctement ses personnels et les faire travailler dans des conditions correctes.


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