Sécurisation des établissements et protection des personnels : compte rendu du SNALC

Concertation ministérielle
Compte rendu du SNALC
En présence du ministre et des organisations syndicales représentatives de l’Education nationale. Le SNALC était représenté par Jean-Rémi Girard, président national, et Maxime Reppert, vice-président.
THÈME
Suite à l’attaque terroriste ayant causé la mort de notre collègue Dominique Bernard ainsi que plusieurs blessés graves, le ministre a réuni les organisations représentatives sur les thèmes de la sécurisation des établissements, de la protection des personnels et du suivi des situations.
L’ESSENTIEL
- Le ministre est revenu sur l’organisation de la minute de silence dans les établissements. L’ensemble des réunions institutionnelles (formations…) seront annulées cette semaine pour les professeurs des écoles.
- Le ministre veut trouver l’équilibre entre une meilleure sécurité des personnels et des élèves et le fait que les établissements scolaires ne ressemblent pas à des prisons. Une enquête sur l’état actuel va être lancée.
- Le ministre réunira demain les associations des collectivités locales.
- Le ministre revient sur la question du suivi des situations, puisque des signalements avaient été faits par les personnels de l’Éducation nationale sur la fratrie du meurtrier.
- Après les interventions des organisations syndicales, le ministre indique la nécessité que la voix des personnels puisse être prise en compte dans le diagnostic sécurité (à Arras, ça n’a pas été le cas sur la question très concrète du parvis devant l’établissement).
- Le ministre rappelle que le niveau « urgence attentats » était resté 4 mois en vigueur après l’assassinat de Samuel Paty. On ne sait pas actuellement combien d’élèves sont « fichés S », mais il devrait être possible de parvenir à obtenir cette information.
LE SNALC A INSISTÉ SUR…
- La nécessité d’un diagnostic sécurité propre à chaque école/établissement, car il n’y a pas une solution unique magique. L’objectif doit être qu’aucun individu extérieur ne doit pouvoir s’introduire sans être identifié en toute sécurité par un personnel auparavant. Cela doit être une priorité des collectivités locales, comme le fait que toutes les conditions techniques soient réunies pour les évacuations/confinements (sonorisation en état de marche, etc.).
- La mise en œuvre par les collectivités locales de ce qui est demandé par la communauté éducative de chaque établissement pour sa sécurité (tourniquets, parking sécurisé, …)
- Le manque de personnels au sein des établissements (État comme collectivités). En école primaire, le directeur ne peut être partout à la fois. Dans le second degré, les vies scolaires doivent être mieux pourvues. Le SNALC a demandé l’annulation des suppressions de postes prévues au projet de loi de finances 2024.
- Un processus différencié pour l’accueil des personnes extérieures à l’établissement par rapport à celui des élèves. Une personne extérieure doit pouvoir faire l’objet d’un contrôle selon des modalités garantissant qu’elle ne s’introduit pas avec un objet dangereux.
- La question de la gestion des parents dans le premier degré, et de leur présence de plus en plus pesante. Le SNALC rappelle qu’il y a aujourd’hui davantage d’incidents avec l’entourage adulte de l’élève qu’avec l’élève lui-même dans le premier degré (enquête de la DEPP).
- La possibilité de faire évoluer la législation sur la question de la fouille des sacs. Il ne s’agit pas de la généraliser, mais qu’au moins un personnel d’un établissement ait le droit de le faire en cas de doute sérieux.
- L’absence de solution réelle vis-à-vis des élèves qui cumulent les faits graves dans notre système. Effectivement, au-delà d’éventuelles exclusions temporaires ou définitives, nous n’avons pas l’impression que les signalements aboutissent à grand-chose.
Le SNALC est également revenu sur l’organisation de la minute de silence lundi 16 octobre, et a indiqué qu’il fallait reconnaître le travail demandé au professeur des écoles par une diminution de 2h des APC cette année. De même, il exige l’ouverture de procédures à chaque fois que les 2 heures n’ont pas été accordées dans le second degré.
L’AVIS DU SNALC
Depuis 3 ans, qu’est-ce qui a changé ? Pas grand-chose. On a amélioré l’accès à la protection fonctionnelle. Certaines sécurisations ont pu être faites par certaines collectivités, mais il n’y a pas eu de réelle évolution à l’échelle nationale. Le SNALC propose des pistes concrètes, qui nécessitent des investissements matériels et humains, aussi bien de la part de l’État que des collectivités. On ne se contentera pas des beaux discours faits à chaque fois qu’un personnel est tué. Si l’École est une priorité, si l’École est un pilier de notre République, alors l’École doit être un point de consensus national entre l’État et les collectivités, protégé des bisbilles politiques.
De même, il doit y avoir un travail sur la circulation de l’information et la gestion des remontées (le SNALC a apporté des exemples concrets). Un personnel ne sait souvent pas ce que son alerte devient, si elle a un effet, et surtout si elle permet une vigilance sur le long terme.
Enfin, sur la question de l’auto-censure, le SNALC demande que l’on profite de l’enquête qui va être lancée à destination de tous les professeurs dans les prochains jours pour interroger avec précision sur ce point, afin d’objectiver la nature et l’ampleur du phénomène.
Sidération
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L’horreur

Le SNALC a appris avec effroi l’assassinat de Dominique Bernard, professeur de français du lycée Gambetta-Carnot d’Arras ce vendredi 13 octobre 2023, à trois jours de la commémoration de l’assassinat de Samuel Paty.
Selon les premières informations, Dominique Bernard a été frappé et tué devant son établissement à coups de couteau par un ancien élève radicalisé ; son collègue frappé et blessé à son tour en tentant de lui porter secours. Deux autres agents de l’établissement ont également été blessés en cherchant à arrêter le terroriste dans son attentat. Le SNALC n’aura pas de mots assez durs pour commenter l’horreur dont les causes dépassent le cadre de l’Éducation nationale.
Le SNALC adresse ses sincères condoléances à la famille de Dominique Bernard, avec une pensée particulièrement émue pour son épouse et ses enfants, et assure de son soutien et de ses pensées les personnels de l’établissement, leurs élèves et leurs familles. Que justice soit rendue à notre collègue et à tous ceux qui chaque jour ont le courage de lutter contre la barbarie en promouvant l’enseignement des valeurs et principes de la République.
À ce titre, notre École et ses personnels sont des cibles régulières de menaces de mort et d’appels au meurtre : ils doivent être plus que jamais concrètement protégés et réellement défendus. Nous poursuivrons sans relâche notre combat pour une action responsable et courageuse avant que de nouveaux drames ensanglantent notre pays.
En mémoire de notre courageux ami et collègue, le SNALC demande à tous les personnels de débrayer dès la première heure de cours lundi matin et de se rassembler en son honneur.
INFO S1 Premier degré - 12 octobre 2023
INFO S1 Premier degré – 12 octobre 2023 |
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INFO S1 - 12 octobre 2023
INFO S1 – 12 octobre 2023 |
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Déclaration liminaire du SNALC à la FSSSCTA du mercredi 4 octobre 2023
Déclaration liminaire du SNALC à la FSSSCTA du mercredi 4 octobre 2023
Cliquer ICI:
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Lettre d'information du SNALC - 11 octobre 2023 Professeurs certifiés
Lettre d’information du SNALC – 11 octobre 2023
Professeurs certifiés |
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@ : contact – site : snalc.fr |
LES PROFESSEURS CERTIFIÉS ET LA RENTRÉE |
Sans les professeurs certifiés, l’Éducation nationale ne pourrait fonctionner car ils forment le corps enseignant numériquement le plus important de l’Education nationale. C’est pour cela que le SNALC les a toujours défendus et les défendra encore.
La revalorisation salariale annoncée est loin d’être à la hauteur de l’inflation. La montagne a donc encore accouché d’une souris. Pour les professeurs certifiés, le SNALC réclame un rattrapage salarial sans contrepartie. Quant au pacte, c’est une fausse-bonne idée pour gagner plus. Non seulement, il est hors de question pour les certifiés de « travailler plus pour perdre moins », selon Jean-Rémi Girard, le président du SNALC, mais en plus le pacte aura un impact négatif pour tous. Il y a tout de même quelques bonnes nouvelles. Les collègues apprécieront la volonté du Ministère de tenir les épreuves de spécialité en juin, selon la demande du SNALC. Cependant, l’annonce du calendrier de l’année scolaire pose plusieurs problèmes. Il était temps par ailleurs d’avoir une position ministérielle claire pour l’application parfois difficile par les professeurs de la loi du 15 mars 2004, sur les signes religieux ostensibles dans les établissements, en raison de la hausse des atteintes au principe de laïcité. Pour vous défendre et vous accompagner chaque jour, vous pourrez compter sur le SNALC, son expérience syndicale, son indépendance, ses tarifs imbattables : le SNALC n’augmente pas les montants des cotisations pour la 13ème année consécutive. Et mieux encore : il les a baissés pour la plupart des professeurs certifiés ! |
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Lettre d'information du SNALC - 11 octobre 2023 Professeurs d'EPS
Lettre d’information du SNALC – 11 octobre 2023
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Formation continue des professeurs : la mauvaise direction

Le SNALC dénonce la politique que le ministère est en train de mener à marche forcée sur l’organisation de la formation continue des enseignants du second degré. Pour des raisons de pure communication, le ministère s’est fixé comme objectif que 100 % de cette dernière ait lieu hors temps devant élève à la rentrée 2024. Il attaque ainsi une nouvelle fois un métier qui connaît pourtant une grave crise de recrutement. Cette démarche entraîne une augmentation objective du temps de travail de nos collègues, ce qui est révélateur d’une gestion des ressources humaines qui va dans la mauvaise direction.
Le SNALC réfute qu’il y ait un réel problème d’heures perdues. La formation continue dans le second degré représente 2 millions d’heures de cours au total par an. En les rapportant aux 5,6 millions d’élèves scolarisés dans nos établissements, on tire rapidement la conclusion que l’impact sur la scolarité d’un élève est quasi inexistant. Le ministère ferait mieux de s’occuper réellement de l’attractivité du métier et des salaires, des places non pourvues au concours et du fait que de nombreux élèves perdent des mois, voire une année entière dans telle ou telle discipline, car il n’y a plus de remplaçants.
Le SNALC rejette l’organisation des formations continues le soir, le week-end ou pendant les vacances scolaires, organisation que le ministère compte imposer en quelques mois. Une fois de plus, les professeurs sont considérés comme des fonctionnaires de seconde zone, jetés en pâture à l’opinion publique au nom d’un « intérêt de l’élève » qui est une manipulation éhontée. L’intérêt de nos élèves, c’est par exemple que leurs enseignants puissent assister à une journée d’étude sur une œuvre au programme du baccalauréat de français sans que leur participation à cette dernière soit conditionnée à des remplacements en interne. Partout ailleurs dans la fonction publique, la formation continue a lieu sur le temps de service, et en bien plus grande quantité qu’à l’Éducation nationale.
Le SNALC rappelle enfin qu’il a toujours porté des demandes pour améliorer la qualité de la formation continue, notamment en la constituant à partir des besoins exprimés par les collègues. En massacrant la façon dont elle est organisée, le ministère va finir par tout simplement la tuer.