Passation des concours du 2d degré : compte rendu du SNALC

ngostar

Audience sur la proposition de Loi portée par le Député Alexandre PORTIER

20 novembre 2023
Compte rendu du SNALC

Le SNALC était représenté par Sébastien VIEILLE, secrétaire national chargé de la pédagogie.

THÈME

M. le député PORTIER compte profiter de la niche parlementaire LR pour proposer une Loi modifiant l’année de passation des concours du second degré.

L’ESSENTIEL

Pour M. Portier, cette proposition de Loi s’attaque au problème structurel que constitue la pénurie de candidats. Cette pénurie, problématique en soi induit aussi une diminution des exigences aux concours et un recours massif à des contractuels.

Le député précise que la condition salariale est trop vaste pour pouvoir être abordée pendant une niche parlementaire car elle relève du PLF. Mais il compte aussi faire entendre qu’une revalorisation substantielle et inconditionnelle est nécessaire.

La proposition de Loi sera présentée le 29 novembre et ses buts sont de :

  • Permettre l’inscription au concours dès l’année de licence
  • Avoir, une fois la licence et le concours obtenus, deux années de formation sur la pédagogie et sur des enjeux importants du système, comme l’inclusion par exemple.

LE SNALC A INSISTÉ SUR…

Pour le SNALC, le retour à un concours de niveau Bac+3 peut être intéressant à condition que :

  • Ce concours soit disciplinaire
  • Les deux années de formation soient aussi consacrées à la préparation d’un master qui pourra être MEEF ou disciplinaire (la préparation du master devra être adaptée en raison de la charge de travail durant la formation)
  • Les deux années de formation soient rémunérées et ne jettent pas directement les lauréats du concours en situation de travail. Le SNALC veut une entrée progressive dans le métier laissant vraiment le temps de se former
  • La formation doit avoir pour but l’exercice du métier en tant que professionnel capable de mettre en œuvre la liberté pédagogique au service des élèves. Elle ne doit pas confiner à transmettre les « bonnes pratiques ».

Le SNALC saisit que tout ne se joue pas dans un texte de Loi et sera vigilant sur ce que construirait le Ministère si cette proposition était adoptée.

L’AVIS DU SNALC

Contrairement à d’autres syndicats, le SNALC ne rejette pas à priori l’idée d’un concours à Bac+3. Mais il convient de conserver la masterisation. Un niveau inférieur serait un moyen pour le Ministère de justifier de ne pas revaloriser les professeurs. De plus, l’image renvoyée à l’opinion publique ne serait pas bonne. Enfin, le maintien d’un niveau master facilite la transition vers l’agrégation.

Le niveau d’exigence du concours pose aussi problème. Nous tenons à ce qu’il garantisse un niveau de maîtrise disciplinaire élevé.


francebleu – Quelle école pour demain ?

« … On voit alors fleurir tout un tas de sujets très intéressants sur lesquels, d’ailleurs, on travaille parfois, mais où l’on est censé finalement servir de béquille à toute la société sachant que l’école est en crise aujourd’hui. »
Jean-Rémi GIRARD
Président du SNALC

Quelle école pour demain ? Jean-Rémi Girard, professeur et président du SNALC, est revenu sur les propositions émises sur “l’école de demain” dans le cadre de la grande consultation citoyenne avec make.org. sur francebleu le 16 novembre 2023.

francebleu – Wendy Bouchard

À nos côtés, Jean-Rémi Girard, qui est professeur de français et président du SNALC, le syndicat national des lycées, des collèges et des écoles du supérieur. Bonjour Jean-Rémi Girard.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Bonjour Wendy Bouchard.

francebleu – Wendy Bouchard

Alors, on entend bien que l’école concerne tout le monde et que tout le monde a un avis sur l’école. Il y a une charge mentale quand même du côté des enseignants qui est colossale parce qu’on dit toujours que l’école est le lieu de tous les possibles. Si on n’arrive pas à résoudre un problème, il faut que cela se passe à l’école.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Oui, d’ailleurs, c’est une tendance que l’on observe de plus en plus. C’est-à-dire, comme on a pas mal de difficultés parfois dans les familles, dans la société en général, la facilité est de dire qu’il suffit de mettre cela à l’école. On voit alors fleurir tout un tas de sujets très intéressants sur lesquels, d’ailleurs, on travaille parfois, mais où l’on est censé finalement servir de béquille à toute la société sachant que l’école est en crise aujourd’hui. On a du mal à recruter des enseignants, il y a une désaffection pour nos métiers, et ce n’est pas simple de gérer d’une part un système qui est essentiel dans la société, un des piliers de la République auquel on demande de plus en plus, et en même temps, sur le plan individuel des professeurs, des accompagnants d’élèves en situation de handicap, des personnels qui ont le moral dans les chaussettes, comme le montrent les enquêtes du ministère lui-même.

francebleu – Wendy Bouchard

En tout cas, on va vous soumettre un certain nombre de propositions écrites ou orales, parce qu’on a 4 ou 5 auditeurs qui veulent déjà participer, et qui ont participé à cette consultation en ligne sur Make.org. Axel Dauchez, je vous donne par exemple l’idée de Simon. Simon a 29 ans et il dit qu’il faut rétablir la note de vie scolaire au collège et au lycée pour inciter les élèves à adopter un bon comportement voire l’améliorer. La note de vie scolaire, Jean-Rémi Girard..?

SNALC – Jean-Rémi Girard

Alors, la note de vie scolaire, j’ai connu parce que j’étais professeur de collège à une époque où ça existait encore. C’était fabriqué de manière artificielle en réalité. Ce qui marchait pas mal en revanche, c’est que moi et d’autres collègues d’ailleurs avions adopté, c’était dans nos cours d’avoir une évaluation sur l’attitude, le travail, le fait d’apporter ces affaires, mais au sein du cours. Parce qu’à partir du moment où on fait une note globale sur le trimestre de tout le monde, ça commence à devenir très compliqué de l’articuler, de la réfléchir collectivement, et elle ne veut souvent plus dire grand-chose à la fin. En revanche, dans sa classe, effectivement, ça peut être, je l’ai vécu, je l’ai utilisé, et ça avait une grande, grande, grande efficacité.

francebleu – Wendy Bouchard

Voilà une de ces 1304 propositions. Elles sont en général très concrètes, Axel Dauchez. C’est ça la vertu de ces consultations aussi ? […] Bien sûr, recentrer les apprentissages. On comprend très bien ce que vous voulez dire, et Jean-Rémi Girard peut réagir.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Alors, c’est une idée très intéressante, et d’ailleurs, certaines disciplines ont connu une sorte d’évolution vers de plus en plus d’abstraction, ce qui les rend de moins en moins faciles parfois à comprendre, y compris pour les élèves. Je pense à la technologie. La discipline de la technologie, nous, on faisait de la technologie et on était en train de fabriquer des objets. En fait, c’est une discipline qui a perdu beaucoup de cet aspect-là, et on est en train d’y revenir un petit peu, sauf que maintenant on n’a plus le matériel, on n’a plus ce qu’il faut en termes de matériel non plus, et ça a probablement été une grande perte. D’ailleurs, on vient de supprimer, je rappelle, la technologie en classe de sixième. C’est probablement une grosse erreur.

Après, c’est toujours très compliqué si on va sur l’aspect de ce qui servira plus tard ou ce qui a une utilité immédiate. C’est toujours très compliqué de savoir qui décide de ce qu’il y a une utilité immédiate. Je suis professeur de français, par exemple. La poésie a rarement une utilité immédiate. Néanmoins, il me semble que c’est quelque chose de très important à l’école, et je ne pense pas du tout que l’auditrice dise quelque chose de différent. Mais c’est toujours compliqué de savoir à quel moment le côté ‘ça va vous être utile’ marche, parce que parfois ça ne vous est pas utile, et parfois des choses, on ne sait pas que ça va nous être utile plus tard non plus.

francebleu – Wendy Bouchard

Ça peut peut-être aussi passer par des interventions extérieures. Hier, on parlait de la Semaine de la Création de l’Artisanat, et je recevais une association formidable qui s’appelle ‘De l’Or dans les mains’ et qui va justement démontrer que les métiers manuels sont extrêmement importants dans les collèges pour sensibiliser les jeunes.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Oui, ça, c’est ce qu’on appelle la découverte des métiers. C’est très important parce que les élèves en fin de troisième, ils ont un premier palier d’orientation où ils peuvent aller vers la voie professionnelle, et c’est quelque chose qui existe dans les textes du ministère. On est censé faire de la découverte des métiers, mais il n’y a pas d’horaire, c’est assez flou. C’est souvent en fonction de ce qu’on a localement, mais on n’est pas obligé non plus de choisir un métier simplement parce qu’il est présent dans un rayon de 50 km. Donc, cet aspect-là, le fait d’avoir des contacts importants avec le monde du travail pour au moins montrer une certaine diversité des choses, des champs des possibles, ça, c’est vrai, c’est intéressant.

« La France est l’un des pays dans lequel le climat de discipline, ce qu’on appelle le climat de discipline, est le moins bon, c’est-à-dire qu’on passe plus de temps à faire de la discipline en classe.»
Jean-Rémi GIRARD
Président du SNALC

francebleu – Wendy Bouchard

La suggestion selon laquelle dès le primaire, il faut organiser des ateliers pratiques sur le respect dans les lieux publics, comme au Japon où l’on a plein de sujets comme cela, en effet, sur le civisme, sur l’apprentissage. Jean-Rémi Girard, vous êtes bien placé pour savoir que c’est important à l’école.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Bien sûr, alors il y a de l’enseignement moral et civique dès l’école primaire qui continue. Nous sommes demandeurs d’ailleurs qu’on revoie les programmes d’enseignement moral et civique de l’école et du collège qui nous semblent s’éparpiller dans beaucoup de directions et qu’on pourrait peut-être recentrer sur les choses essentielles. Maintenant, ce qui est dit montre aussi ce phénomène de ‘il y a quelque chose qui ne marche pas très bien’. Il faudrait que l’école fasse cela. C’est-à-dire qu’à un moment, si on est à la fois sur le civisme, sur le développement durable, sur le changement climatique et sur tous ces sujets qui sont importants, et le harcèlement scolaire, un sujet absolument essentiel, à un moment, il faut aussi qu’on fasse la transmission des savoirs, qu’on fasse le français, les mathématiques, la géographie

francebleu – Wendy Bouchard

[…] Jean-Rémi Girard va vous répondre parce que c’est vrai que Gabriel Attal a qualifié de résultat inquiétant les évaluations nationales qui ont été passées en septembre dernier. Pour la première fois, les élèves de quatrième ont été évalués, de même que les élèves de CP, CE1, CM1 et de sixième. Il y a un affaissement du niveau général, Jean-Rémi Girard ?

SNALC – Jean-Rémi Girard

Alors oui, cela s’est montré par les enquêtes du ministère. On n’a même pas besoin d’aller chercher les enquêtes internationales pour cela. Par exemple, le département statistique du ministère réalise une dictée qui a commencé la première fois en 1987 sur un panel d’élèves sortant de CM2, et on l’a menée à intervalles réguliers. Effectivement, le niveau orthographique et grammatical est en chute libre depuis la première fois qu’on a fait passer cet exercice.

francebleu – Wendy Bouchard

Mais c’est ce que vous demandez, n’est-ce pas ? Vous souhaitez vous recentrer sur les fondamentaux.

SNALC – Jean-Rémi Girard

C’est très important de se recentrer sur les fondamentaux, et ce que décrit Cathy comporte également une part qui est objectivée très clairement sur le fait que l’on joue beaucoup le rôle de gendarme, si je puis dire. Cela est montré dans l’enquête PISA, car cette enquête pose également des questions à ce sujet. La France est l’un des pays dans lequel le climat de discipline, ce qu’on appelle le climat de discipline, est le moins bon, c’est-à-dire qu’on passe plus de temps à faire de la discipline en classe. Alors, parce que nos classes sont parmi les plus chargées d’Europe, cela joue sans aucun doute, car effectivement les enseignants sont assez épuisés en France.

francebleu – Wendy Bouchard

Il y a beaucoup de Français qui demandent justement que les effectifs soient réduits.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Oui, ce serait une nécessité. À un moment, on ne peut pas enseigner les langues vivantes. Imaginez les collègues qui font de l’anglais par paquet de 30. À un moment, il ne faut pas croire que le niveau oral va être miraculeux, même avec les outils numériques qu’on utilise aujourd’hui pour essayer de pallier un peu ça.

francebleu – Wendy Bouchard

[…] Merci en tout cas, car on ressent votre investissement et la nécessité que les parents aussi cherchent de l’autorité.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Beaucoup cherchent cela, et on a du mal parfois, encore plus à l’école primaire, parce qu’il n’y a que les enseignants et personne d’autre. Le directeur, la plupart du temps, est en classe. Il faut voir aussi que les relations sont parfois tendues avec certains parents, et que nous, on n’a pas toutes les clés pour gérer cela. Parce que nous, on gère les élèves, les parents, c’est plus compliqué, et notre hiérarchie ne nous soutient pas tout le temps non plus. Voilà, donc c’est important que les parents soient acteurs et c’est important qu’on arrive à s’entendre.

francebleu – Wendy Bouchard

Jean-Rémi Girard président du SNALC, merci beaucoup.

 

« …À un moment, on ne peut pas enseigner les langues vivantes. Imaginez les collègues qui font de l’anglais par paquet de 30. À un moment, il ne faut pas croire que le niveau oral va être miraculeux… »
Jean-Rémi GIRARD
Président du SNALC


Lettre d'information du SNALC - 16 novembre 2023 Personnels AED et AESH

Lettre d’information du SNALC –  16 novembre 2023

Personnels AED et AESH

 

 

Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur

LES ANTI – MIDAS

Midas, personnage de la mythologie grecque, avait le pouvoir de transformer en or tout ce qu’il touchait. Ces dernières années, nos responsables politiques semblent avoir le pouvoir inverse, c’est à dire celui de dégrader, voire détruire, tout ce qu’ils touchent.

Ainsi, les assistant(e)s d’éducation et les accompagnant(e)s des élèves en situation de handicap devraient être transformés en accompagnant(e)s à la réussite éducative (ARE) et les pôles inclusifs d’accompagnement localisés en pôles d’appui à la scolarité (PAS).

Alors que les pôles inclusifs d’accompagnement localisés sont déjà une catastrophe pour l’inclusion scolaire et les conditions de travail des accompagnant(e)s des élèves en situation de handicap, pour ces pôles d’appui à la scolarité, l’exécutif a dégainé (une fois de plus…) le 49.3 à l’Assemblée nationale, ce qui suffit à prouver qu’ils ne constituent pas une amélioration pour les élèves en situation de handicap et les personnels.

Quel mépris envers les familles d’élèves en situation de handicap, qui n’ont pourtant pas ménagé leurs efforts ces dernières semaines, via les associations et médias, pour alerter sur les dangers de ces PAS et s’y opposer fermement. En effet, avec les PAS, c’est la fin des droits opposables des CDAPH1 et de la possibilité de recours contentieux en cas de non-respect des notifications MDPH2, notamment individuelles, par l’Education nationale.

Le choix politique de regrouper les fonctions, pourtant bien distinctes, des assistant(e)s d’éducation et des accompagnant(e)s des élèves en situation de handicap pour créer un métier d’accompagnant(e) à la réussite éducative, consiste à nier leur rôle respectif crucial dans l’institution, à ériger la contractualisation et de facto la précarité en norme d’emploi et constitue in fine une insulte lancée à la face de ces deux métiers.

Par ailleurs, nommer ce nouveau métier, « accompagnants à la réussite éducative », devenu immédiatement l’acronyme ARE, déjà utilisé pour « aide au retour à l’emploi », n’est incontestablement pas ce qu’il y a de plus judicieux…

Les assistant(e)s d’éducation et les accompagnant(e)s d’élèves en situation de handicap sont eux-mêmes désignés quasi exclusivement par les acronymes AED et AESH. Ne serait-il pas souhaitable d’en finir avec ces acronymes ?

Enfin, si l’École inclusive est incontestablement en train d’exploser sous nos yeux, la réponse de nos dirigeants est à nouveau quantitative ou budgétaire et non qualitative, en se contentant d’ajuster les besoins des élèves aux moyens octroyés par l’Éducation nationale, tandis que ces derniers restent très largement insuffisants.

Avec l’imposition des pôles d’appui à la scolarité, cette politique de l’inclusion scolaire, décidée unilatéralement, est un système perdants – perdants. Elle sacrifie en même temps les élèves en situation de handicap et leurs familles, victimes d’une remise en cause de la loi de 2005 et les assistant(e)s d’éducation et les accompagnant(e)s des élèves en situation de handicap, contraints à une déprofessionnalisation par la création du métier d’accompagnant(e) à la réussite éducative.

Jusqu’où oseront-ils aller dans l’inclusion scolaire au rabais et la maltraitance des personnels ?

En attendant, le SNALC continue à porter les revendications catégorielles bien légitimes des assistant(e)s d’éducation d’une part et des accompagnant(e)s des élèves en situation de handicap d’autre part et à se battre pour que les réformes envisagées transforment l’existant en mieux et non en pire !

1. Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées

2. Maison Départementale des Personnes Handicapées

 

Danielle ARNAUD

Secrétaire nationale du SNALC chargée des personnels contractuels

 

 

DES AVANCÉES MAJEURES EN MATIÈRE DE PRÉVOYANCE

Un accord interministériel sur l’amélioration des garanties en prévoyance dans la fonction publique d’État a été signé le 20 octobre dernier. Cet accord porte sur les risques résultant de l’incapacité de travail, de l’invalidité et du décès.

Les assistants d’éducation et les AESH sont directement concernés par cet accord puisque l’un de ses objectifs est de faire converger les garanties apportées aux contractuels et aux fonctionnaires.

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PRISE EN CHARGE DES FRAIS DE TRANSPORT : DU NOUVEAU ?

Les AESH et les AED subissent de plein fouet l’inflation ; le poste de dépense des transports est un incompressible, le plus souvent en hausse ces derniers mois.

Deux dispositifs permettent d’atténuer le coût de ces frais : le forfait mobilités durables et le remboursement des titres de transport public. Le SNALC vous explique comment vous en saisir.

 

 

 

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AESH : ENQUÊTE « REVALORISATION, PRIME DE POUVOIR D’ACHAT EXCEPTIONNELLE ET ARE »

Le SNALC a besoin de dresser un premier bilan de la mise en œuvre des mesures de revalorisation et de connaître la position majoritaire des AESH sur la fusion envisagée des AED et AESH pour créer le métier d’accompagnant(e) à la réussite éducative (ARE).

 

 

 

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CDISATION DES AED ET CRÉATION DES ARE : LE SNALC ALERTE LE MINISTRE

Courrier adressé le 8 novembre 2023 par le SNALC à M. Gabriel Attal, ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse.

 

 

 

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SÉCURISATION DES ÉTABLISSEMENTS ET PROTECTION DES PERSONNELS : COMPTES RENDUS DU SNALC

Suite à l’attaque terroriste du vendredi 13 octobre à Arras, le ministre a souhaité réunir les organisations représentatives sur les thèmes de la sécurisation des établissements, de la protection des personnels. Deux concertations ont déjà eu lieu, les 17 et 31 octobre. Le SNALC vous invite à lire ses comptes rendus.

 

 

 

 

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AESH : CAS CONCRETS

Tous les mois nous partageons les réponses à des questions concrètes d’AESH, reçues par les délégués SNALC.

 

Ce mois-ci, les thèmes abordés sont :

  • la présence des AESH en conseil d’école ;
  • le non-versement de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat ;
  • le temps partiel thérapeutique ;
  • les emplois du temps « à trous » dans le secondaire.

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L’ADHÉSION AU SNALC : 30 €

Adhésion à vie : vous ne payez qu’une fois

LE SNALC EST LE SYNDICAT REPRÉSENTATIF

LE MOINS CHER DE L’ÉDUCATION NATIONALE

Nos salaires sont trop bas. Le point d’indice est gelé.

Logiquement, le SNALC n’augmente pas ses tarifs pour la 13ème année consécutive.

Et mieux encore : le SNALC baisse ses tarifs dans la plupart des catégories !

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L’adhésion comprend : l’assistance et la protection juridiques pénales auprès de la GMF (agressions, diffamation…) ; le dispositif exclusif d’accompagnement et d’aide à la mobilité : mobi-SNALC ; et des tarifs négociés auprès de nombreux partenaires : avantages-SNALC.

Crédits : dans les articles en lien


Réforme des LP : conférence de presse

© iStock_waltkowalski

L’intersyndicale de la voie professionnelle  s’est réunie sur le projet de réforme des lycées pros imposée par la ministre C. Grandjean ce mercredi 15 novembre 2023.

L’intersyndicale de la voie professionnelle vous invite à prendre connaissance de l’expression unitaire ci-dessous. 

Communiqué de presse intersyndical 

L’intersyndicale voie pro exige le retrait du projet de réforme Grandjean contre le lycée professionnel

La ministre déléguée à l’enseignement et la formation professionnels s’arcboute sur ses positions de casse du lycée professionnel en voulant imposer une dégradation brutale et scandaleuse de la classe de terminale. Le calendrier imposé est de surcroît intenable et irrespectueux du travail des personnels car la mise en œuvre de ce projet est envisagée dès la rentrée 2024.

Concrètement, le parcours commun des élèves de lycée pro serait diminué de 6 semaines et les épreuves aux examens avancées afin d’introduire un parcours personnalisé de 6 semaines. Ce projet est bien une forme de recyclage de l’échec criant du bac Blanquer.

Après un bac pro 3 ans, c’est un bac pro 2,5 ans, voire 2 ans qu’organise le ministère. Au prétexte de diversification, le ministère détournerait un grand nombre d’heures de cours pour répondre à une commande présidentielle : augmenter le nombre de semaines de stages. Inacceptable quand nos élèves ont besoin de plus et mieux d’école. C’est toute l’architecture du bac pro qui est laminée.

Imposer des stages en juin en lieu et place des épreuves actuelles est absurde et dangereux pour les élèves des lycées pros qui seront en concurrence avec les élèves de 2nde GT dont le capital réseau pour trouver des entreprises d’accueil est plus important.

Comme si cela ne suffisait pas, cette dévalorisation du bac pro s’accompagne, dès cette année, de la refonte de la carte des formations qui prévoit la réduction de 15 % des places de formation actuelles décrétés « non-insérantes » à la rentrée 2026. Ce qui ne laisse guère de doute sur l’ampleur des suppressions de postes et des reconversions forcées que vont subir les collègues.

Ce n’est ni l’intérêt des élèves ni celui des personnels qui conduit cette réforme. Avec les personnels, nous refusons ce projet : le ministère portera la lourde responsabilité d’un accroissement du décrochage scolaire, de résultats en baisse aux examens et d’une dégradation sans précédent des conditions de travail des personnels. C’est clairement une annualisation du temps de travail des PLP qui se profile.

Le ministère veut prendre de court les PLP, les élèves et leurs organisations représentatives dans un agenda très rapide : les textes passeront au Conseil supérieur de l’Éducation le 14 décembre. C’est une nouvelle fois un profond mépris envers les PLP et leurs syndicats.

Pour stopper ce démantèlement organisé de nos lycées pros et contre cette dégradation de la classe de terminale nos organisations mèneront le combat en intersyndicale.

L’intersyndicale voie pro  SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNETAA-FO, CGT Éduc’action, SNALC, SUD Éducation, CNT appelle tous les personnels à échanger et organiser partout des heures d’information syndicale et des assemblées générales d’établissement pour préparer et réussir une mobilisation d’ampleur le mardi 12 décembre pour exiger le retrait de cette réforme des lycées pros.

 

Courrier intersyndical de préavis de grève le 12 décembre 2023

Madame la ministre, Monsieur le ministre,

Malgré les multiples désaccords et les alertes exprimées par nos organisations syndicales concernant la réforme des lycées pros, vous faites le choix de passer en force contre les personnels et contre l’intérêt des élèves en imposant une transformation brutale de la classe de terminale.

Dans la période très tendue que nous traversons et au regard des enjeux et exigences éducatives ambitieuses que nous portons, nous réaffirmons que c’est plus d’école dont ont besoin nos élèves et pas plus de PFMP. Nos organisations syndicales rappellent que les lycées professionnels forment à des métiers mais aussi éduquent les jeunes à la citoyenneté. Vous imposez une modification des cartes des formations dont les impacts sur les personnels seront très lourds en particulier en matière de reconversions forcées et qui va, de surcroît, aggraver l’attractivité de nos métiers.

L’intersyndicale dépose donc un préavis de grève le mardi 12 décembre 2023 afin que les personnels de l’Éducation nationale soient administrativement couverts dans leur démarche et leurs actions.

Veuillez agréer, Madame et Monsieur les ministres, l’assurance de notre attachement profond au service public d’Éducation nationale.

Pour le SNUEP-FSU
Sigrid GERADIN

Pour le SNEP-FSU
Coralie BENECH

Pour la CGT Educ’action
Isabelle VUILLET et Michael MARCILLOUX

Pour le SNETAA-FO
Pascal VIVIER

Pour le SNALC
Jean-Rémi GIRARD

Pour Sud Education
Fatna SEGHROUCHNI

Pour la CNT
David CONNAUGHTON


Mise à disposition de la Polynésie française des personnels enseignants du premier degré spécialisés - rentrée d’août 2024

Mouvement

Mise à disposition de la Polynésie française des personnels enseignants du premier degré spécialisés – rentrée d’août 2024

Note de service du 23-10-2023 (NOR : MENH2328499N)


Sélectionner Les nouvelles informations du bulletin académique de Nice 8/11

Congés formation professionnelle

La circulaire pour les demandes de congés formation professionnelle 2024-2025 est disponible.

https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/10/Circulaire-CFP-2024-2025.pdf

L’essentiel à retenir :

N’attendez pas ! Les délais sont courts : inscription sur ESTEREL (mes applications, mon dossier, COFPI) du mercredi 8/11/2023 au vendredi 24/11/2023, accusés de réception (vérifiés, signés et accompagnés de PJ) avant le 8/12/2023 décembre

Sont concernés les titulaires, les stagiaires titulaires d’un autre corps et les contractuels

dossier suivi par Mme Bourdeau, tel 04 93 53 71 19, courriel : sgpe.actes-collectifs@ac-nice.fr

Si vous voulez un jour espérer obtenir ce congé il faut anticiper ! Dès vos premières années d’enseignement ! Vous êtes concernés si vous avez au moins 3 ans de service effectif dans l’administration.

Le délai actuel pour l’obtenir dépasse souvent 10 ans de demandes… celles-ci n’ont pas besoin d’être consécutives. Persévérez !

Les congés formation pour préparer l’agrégation sont limités à 8 mois.

Les congés formation peuvent être fractionnés par mois entre le 1er septembre 2024 et le 30 juin 2025.

L’indemnité mensuelle forfaitaire est de 85 % du traitement brut au moment de la mise en congé.

Mutations inter

voici les liens pour la circulaire

https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/11/Circulaire-MNGD-inter-2024-.pdf

lien pour l’arrêté :

https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/11/Arrete-INTER-2024.pdf

lien pour les annexes :

https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/11/Annexes-INTER-2024-.pdf

Ne restez pas seul face à ce casse-tête, faites-vous aider par le SNALC Nice pour établir votre stratégie de vœux. Consultez notre page dédiée et n’hésitez pas à nous contacter.

https://snalcnice.fr/mouvement-inter-2024/

Participez à nos visio et trouvez les réponses à toutes vos interrogations :

https://snalcnice.fr/visio-inter-2024-organisees-par-le-snalc-nice-2nd-degre-psyen-cpe/

Virginie Carreaux


CSA ministériel du 7 novembre 2023 : déclaration du SNALC

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Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les représentants de l’administration, Mesdames et Messieurs les membres élus du comité,

Au nom du SNALC, je veux dire à quel point la mort de notre collègue Dominique Bernard nous touche, et transmettre tout notre soutien à sa famille, à ses collègues, à ses élèves.

Il est difficile de poser des mots sur un acte aussi atroce. Qu’un ancien élève commette un acte terroriste, tue un enseignant, blesse plusieurs autres personnels de l’établissement n’est pas une chose à laquelle on pense le matin lorsqu’on se prépare à aller au travail. Trois ans après l’assassinat de Samuel Paty, le SNALC porte une exigence : que l’on évite les solutions toutes faites, la communication pour le plaisir de communiquer, le concours Lépine de l’innovation sécuritaire sans aucun rapport avec le constat rationnel.

Quel est ce constat, appuyé par l’enquête que vient de mener le ministère ? Que les objectifs minimaux en matière de sécurisation des écoles et établissements ne sont pas remplis partout. Le SNALC le disait déjà il y a trois ans ; vous semblez, Monsieur le Ministre, enfin l’entendre et le comprendre. L’école primaire, de ce point de vue, est très en retard, souvent pour des questions de bâti, et toujours pour des questions de personnels. La loi Rilhac a inscrit dans le marbre les compétences des directions d’école en matière de sécurité, mais n’a donné aucun moyen matériel ou humain pour le faire.

Il ne s’agit pas de « transformer les écoles et établissements en bunker », comme on peut l’entendre chez certains qui n’ont visiblement jamais vécu une intrusion d’établissement (ce qu’a déjà expérimenté votre serviteur, et c’est tout sauf amusant). Il ne s’agit pas non plus de dire que l’Éducation nationale seule, même avec un bâti scolaire idéal, parviendra à empêcher 100 % des attaques. Mais il s’agit de garantir que, partout, un système d’alarme anti-intrusion soit installé, en état de marche, et relié à la police ou à la gendarmerie. Et il s’agit de garantir que, partout, un individu extérieur puisse être identifié en toute sécurité au niveau de l’accueil de l’établissement.

Le SNALC en appelle donc à la réalisation d’un travail de fond, où les collectivités locales et l’État se mettent d’accord au nom d’un intérêt supérieur ; où l’Éducation nationale, l’Intérieur et la Justice travaillent en cohérence pour faire circuler l’information et pour travailler à la prévention des actes pour ne pas avoir à revivre la gestion de leurs atroces conséquences.

Le SNALC le dit clairement : l’Éducation nationale est l’un des piliers de la République. Nous assurons, dans des conditions de plus en plus dégradées, la très haute mission de transmettre le savoir, de lutter contre l’obscurantisme, de développer l’esprit critique de nos futurs citoyens. Mais nous n’avons pas de baguette magique ; nous ne sommes pas capables de lutter contre l’endoctrinement à haute dose, contre le poids idéologique qui peut s’exercer sur certains de nos élèves. Nous devons en finir avec le discours misérabiliste et culpabilisateur selon lequel l’exclusion d’un élève serait avant toute autre chose un échec pour la communauté éducative. Qu’on permette aux personnels de l’Éducation nationale d’accomplir les missions dévolues à l’École, qu’on les en félicite, qu’on les en remercie, qu’on reconnaisse leur investissement et leur immense utilité sociale… et qu’on mette tout en œuvre pour les protéger.

Je vous remercie.


Les nouvelles informations du bulletin académique de Nice 7/11

Du neuf pour le détachement de corps :

Vous voulez postuler à un détachement dans le corps des attachés d’administration de l’état ?

Vous avez jusqu’au 1er décembre 2023 pour déposer votre candidature.

Formulaire de candidature ici :

https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/10/R7A-Formulaire-PASSERELLE-detachement-corps-AAE-2024.pdf

détails circulaire ici :

https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/10/Circulaire-passerelle-2024-Intracom.pdf

dossiers suivis par :

lydie.maccio@ac-nice.fr

francois.nicolai@ac-nice.fr

jean-dominique.foussard@ac-nice.fr

RH, Aides aux personnels

Vous êtes en difficulté financière, vous avez un changement de situation familiale ? N’hésitez pas à déposer une demande d’aide à l’ASIA (action sociale d’initiatives académiques).

Votre quotient familial doit être inférieur ou égal à 13 500 euros.

Les différentes prestations :

  • Aide académique à l’installation: 3 mois au plus tard après l’installation dans le nouveau logement et dans les 12 mois suivants le changement de situation de l’intéressé.
  • Aide aux frais de restauration scolaire: demande à transmettre en une seule fois à l’issue de l’année scolaire, et au plus tard le 31/08/2024.
  • Aide aux frais de garderie périscolaire: demande à transmettre en une seule fois à l’issue de l’année scolaire, et au plus tard le 31/08/2024.
  • Aide aux frais d’études supérieures: au plus tard le 30/06/2024.
  • Aide au départ à la retraite: dans les 2 mois suivant la réception du premier bulletin de pension.

les conditions d’attribution

https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/10/Annexe-1_ASIA-Conditions-dattribution-3-2-1.pdf

Les différents formulaires de demande :

restauration scolaire : https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/10/Annexe-2_ASIA-Restauration-scolaire.pdf

garderie périscolaire : https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/10/Annexe-3_ASIA-Garderie-periscolaire.pdf

Installation: https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/10/Annexe-4_ASIA-Installation.pdf

études supérieures : https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/10/Annexe-5_ASIA-Etudes-superieures.pdf

retraite : https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/10/Annexe-6_ASIA-Depart_retraite-1.pdf