Lettre d'information du SNALC - 17 mai 2024 Professeurs des écoles

Lettre d’information du SNALC – 17 mai 2024

Professeurs des écoles

Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur
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UNE RÉALITÉ ACCABLANTE

RÉVÉLÉE PAR L’ENQUÊTE DU SNALC

Les agressions et les incidents de plus en plus fréquents aux abords de l’école, les intrusions de parents mal intentionnés qui se multiplient ou encore certains événements tragiques qui ont touché le monde éducatif ces derniers temps ont poussé le SNALC à interroger les professeurs des écoles sur la sécurité dans l’exercice de leur métier.

À une période où la sécurisation des établissements scolaires est au cœur des débats, le SNALC estime que les mieux placés pour dresser un état des lieux précis de la situation pour nos écoles sont les professeurs. Il a donc initié une vaste consultation – de près de cinquante questions – à laquelle plusieurs milliers de collègues ont pris le temps de répondre. Les résultats de cette enquête sont accablants.

À ce jour, les discussions menées autour de la sécurisation concernent essentiellement le second degré et sont axées sur la gestion des comportements problématiques des élèves, avec pour réponse un retour à une forme d’autorité et à des sanctions adaptées. Dans le premier degré, si un sentiment d’insécurité peut parfois être lié à des comportements d’élèves, ce sont le plus souvent des relations conflictuelles avec des parents qui sont mentionnées. À cela s’ajoutent la configuration même des écoles avec des locaux parfois inadaptés, des équipements souvent défaillants, un manque flagrant d’écoute, de réponses, de reconnaissance et de formation des personnels et une surcharge de la directrice ou du directeur d’école qui devrait être secondé notamment dans le domaine de la sécurisation de l’école.

Historiquement et jusqu’à il y a quelques années, les équipes pédagogiques du premier degré ont toujours su gérer les petits problèmes, les petits débordements dans une société où l’école était sanctuarisée. Les temps ont changé. Notre enquête révèle sans équivoque que la sérénité a laissé place à l’inquiétude grandissante dans les salles des maîtres. En 2024, la problématique de la sécurité des écoles ne doit plus être sous-estimée.

Christophe GRUSON

Secrétaire national du SNALC chargé du premier degré

UN ENSEIGNANT SUR DEUX NE SE SENT PAS EN SÉCURITÉ

L’enquête conduite par le SNALC révèle l’ampleur du sentiment d’insécurité ressenti par une grande partie des professeurs dans le premier degré. Près de 45 % d’entre eux ne se sentent pas en sécurité au sein même de leur école…

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LES DÉFAILLANCES MATÉRIELLES, UNE FAILLE MAJEURE DANS LES ÉCOLES

Environ 39 % des collègues interrogés dénombrent au moins une entrée non autorisée et mal intentionnée dans leur école. L’enquête du SNALC montre la diversité des insuffisances relatives aux locaux.

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DES DISPOSITIFS TROP COÛTEUX ?

L’enquête du SNALC démontre que les dispositifs d’alerte sont un problème majeur et totalement sous-estimé par l’État alors que des solutions existent.

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PROTOCOLES ET FORMATION, LE CRI D’ALERTE !

Les lettres de l’alphabet, les professeurs des écoles les connaissent, dans l’ordre et dans le désordre. Mais derrière elles se cachent des sigles souvent mal connus, comme le révèle l’enquête accablante du SNALC : RSST, DUERP, RDGI, faits établissement… Les résultats laissent pantois.

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LE DIRECTEUR, RESPONSABLE DE TOUT, TOUT LE TEMPS

Le directeur d’école est responsable de la sécurité des biens mais surtout des personnes. Au quotidien il est multi-tâches, mais aujourd’hui cette mission doit être sa priorité. L’enquête du SNALC met en exergue les problématiques que rencontrent directrices et directeurs pour assumer – seuls – cette responsabilité écrasante qu’est la sécurisation des personnels et des élèves.

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ET PENDANT CE TEMPS…

Des outils pour gérer les situations délicates

Pour le SNALC, le climat de tension dans lequel évoluent les professeurs des écoles n’est pas acceptable. Il demande donc à ce que le ministère y remédie.

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GUIDE DU PROFESSEUR DES ÉCOLES
Le métier de professeur des écoles est en constante évolution. Cependant, si derrière le mot « évolution » on sous-entend souvent « progression », reconnaissons-le, nous pouvons difficilement dire que notre profession a réellement « progressé ».

Une chose est sûre en revanche : nos conditions de travail ne se sont pas améliorées, bien au contraire.  Notre salaire n’est plus du tout en adéquation avec le coût de la vie qui ne cesse d’augmenter. Il n’est plus du tout en adéquation avec les difficultés grandissantes du métier. Il n’est plus du tout en adéquation avec les exigences et les attendus auxquels nous sommes confrontés.

Guide Professeur des écoles
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LE SNALC EST LE SYNDICAT REPRÉSENTATIF

LE MOINS CHER DE L’ÉDUCATION NATIONALE

Nos salaires sont trop bas. Le point d’indice est gelé.

Logiquement, le SNALC n’augmente pas ses tarifs pour la 13ème année consécutive.

Et mieux encore : le SNALC baisse ses tarifs dans la plupart des catégories !

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Groupes au collège : encore temps d’agir

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Communiqué de presse du SNALC du 17 mai 2024


Le SNALC a pris connaissance du vademecum Mettre en place les groupes de besoins[1], publié par le Ministère.

Pour rester euphémique, le SNALC se contentera de dire que rien ne va.

Les propositions d’organisations, les exemples d’emplois du temps et les pratiques pédagogiques imposées à mots à peine couverts montrent que les professeurs vont être mis en souffrance et vont voir leur liberté pédagogique grandement attaquée pendant que, dans le même temps, les chefs d’établissement vont s’arracher les cheveux avec les services, et que le gain pour les élèves sera absolument nul.

Le Ministère avoue même dans ce vademecum que la mise en place des groupes peut nécessiter de « limiter le cumul d’options ».

Lors des audiences avec la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire (DGESCO), il avait été dit que la marge établissement ne serait pas utilisée pour mettre en place les groupes et que les options ne seraient pas impactées.

Pour le SNALC, le Ministère a menti et met aujourd’hui en place une réforme qui nuira à tous les personnels et n’apportera rien aux élèves.

Le SNALC invite donc les chefs d’établissement et les professeurs à suivre les préconisations qu’il a regroupées dans son document Pour que les groupes aient la classe[2] publié le 9 avril dernier, et se réjouit de voir que d’autres syndicats rejoignent désormais sa volonté de passer par les conseils d’administration pour combattre cette réforme ratée.

 


QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1489

SNALC congres Strasbourg mai 2023 - Photo Philippe Sautier (3)

Jean-Rémi Girard
Président du SNALC

Alors qu’il n’a généralement que les mots « gouvernance » et « pilotage » à la bouche, le ministère est dans un état de désordre rarement atteint. Et la politique menée s’en ressent.

Côté syndical, ce sont les réunions planifiées, reportées, annulées qui s’accumulent. Ce sont les ordres et les contre-ordres, comme dernièrement sur les heures supplémentaires. Ce sont les dossiers laissés en jachère, et soudain rouverts avec un calendrier intenable. Prenez la réforme du concours et de la formation initiale. Depuis novembre dernier, il ne s’est rien passé. Aucun retour sur les remontées faites par le SNALC. Et là, en 15 jours, sans documents, en n’ayant comme base de travail que la prise de notes que l’on fait à la volée de ce que dit la ministre, il faut conclure. Créer une nouvelle licence, un nouveau master, de nouvelles maquettes de concours, des parcours dérogatoires, des « ENSP » tout en maintenant les « INSPE » durant la transition… Tout ça pour (seulement en partie) défaire ce qui a été fait par Jean-Michel Blanquer cinq ans plus tôt, contre l’avis et les analyses du SNALC, d’ailleurs.  [Lire la suite]

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1489 – école

SNALC congres Strasbourg mai 2023 - Photo Philippe Sautier (3)

J-Rémi Girard
Président du SNALC

Alors qu’il n’a généralement que les mots « gouvernance » et « pilotage » à la bouche, le ministère est dans un état de désordre rarement atteint. Et la politique menée s’en ressent.

Côté syndical, ce sont les réunions planifiées, reportées, annulées qui s’accumulent. Ce sont les ordres et les contre-ordres, comme dernièrement sur les heures supplémentaires. Ce sont les dossiers laissés en jachère, et soudain rouverts avec un calendrier intenable. Prenez la réforme du concours et de la formation initiale. Depuis novembre dernier, il ne s’est rien passé. Aucun retour sur les remontées faites par le SNALC. Et là, en 15 jours, sans documents, en n’ayant comme base de travail que la prise de notes que l’on fait à la volée de ce que dit la ministre, il faut conclure. Créer une nouvelle licence, un nouveau master, de nouvelles maquettes de concours, des parcours dérogatoires, des « ENSP » tout en maintenant les « INSPE » durant la transition… Tout ça pour (seulement en partie) défaire ce qui a été fait par Jean-Michel Blanquer cinq ans plus tôt, contre l’avis et les analyses du SNALC, d’ailleurs. Le tout en créant des voies sans issue à l’université, avec une licence de préparation au professorat des écoles (LPPE) qui aura du mal à mener à autre chose qu’au métier de PE. Et que se passe-t-il si l’on n’obtient pas le concours ? La question est ouverte… [Lire la suite]

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


Lettre d'information du SNALC - mai 2024 Professeurs certifiés

Lettre d’information du SNALC – mai 2024

Professeurs certifiés

Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur
certifies@snalc.fr
PROFESSEURS CERTIFIÉS :

LE GRAND ENFUMAGE

Paupérisés, flexibilisés, dévalorisés, dépossédés, menacés, voilà les mots qui résument l’évolution de notre statut de professeurs certifiés.

Paupérisés, nous ne gagnons en moyenne guère plus que le SMIC.

Déconsidérés, nous sommes méprisés par la société et par notre institution.

Flexibilisés, nous sommes devenus des tâcherons malléables.

Dépossédés, nous n’avons plus de pouvoirs pédagogiques.

Menacés, nous ne pesons rien face à la puissance des algorithmes appelés à nous remplacer.

Le SNALC ne partage pas le point de vue de ceux qui font mine de s’étonner. La volonté de nos dirigeants, quelle que soit leur couleur, n’est ni une dérive ni un reniement. C’est au contraire un accomplissement rationnel et maîtrisé. Sous couvert de paroles aux consonnances progressistes, il a permis de dégrader notre statut au point qu’aujourd’hui, notre situation est insoutenable. Nous avons été déclassés économiquement, socialement et culturellement.

Le SNALC dénonce cet enfumage. Il s’oppose par la parole et par les actes à la déconstruction de notre statut. Il s’y emploie sans compromission au nom de tous ceux qui le sollicitent et ont comme lui une certaine idée du professorat et de sa dignité.

Je vous propose une analyse du délitement de notre statut. N’hésitez pas à me faire part de vos remarques et retours d’expérience : certifies@snalc.fr

Je vous souhaite une bonne lecture.

Eugénie DE ZUTTER,

Responsable nationale du SNALC pour les professeurs certifiés

PAUPÉRISÉS

L’histoire de notre salaire est celle d’une dévalorisation sans fin. Année après année, nous avons de force été paupérisés.

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FLEXIBILISÉS

Depuis plusieurs années des mesures substantielles ont été prises par l’institution visant à flexibiliser notre statut, c’est-à-dire nous obliger à changer notre façon de travailler. Le but est de faire des économies afin de pallier la pénurie de professeurs.

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DÉVALORISÉS

Nous sommes nombreux à ressentir le peu de prestige associé à notre métier. Longtemps considéré comme ayant une forte valeur sociale et intellectuelle, il est aujourd’hui discrédité par la société et méprisé par l’institution.

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DÉPOSSÉDÉS

Notre marge de manœuvre au sein des établissements a été progressivement réduite.

Notre liberté pédagogique a été amoindrie par la multiplication d’instances concoctées par des personnes qui n’ont jamais enseigné ou qui n’enseignent plus depuis longtemps.

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MENACÉS

Le SNALC s’inquiète de la politique ministérielle visant à développer l’usage des logiciels éducatifs dans toutes les classes. Outre le sujet des moyens hallucinants débloqués pour concrétiser ce dessein, le SNALC s’interroge sur le devenir de notre statut de professeur à moyen terme.

 

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LES 10 RECOMMANDATIONS DU SNALC POUR ÊTRE PLUS FORT AU TRAVAIL

Même si «cela n’arrive qu’aux autres », nous vous invitons à prendre connaissance des 10 recommandations du SNALC : autant d’erreurs à ne pas commettre, de conseils à appliquer, de pièges à repérer…

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POURQUOI REJOINDRE LE SNALC ? AU MOINS 7 BONNES RAISONS

1-L’indépendance du SNALC

2-La représentativité du SNALC

3-Au SNALC, pas de langue de bois

4-Des ressources à votre disposition

5-Avantages SNALC : exclusif pour les adhérents

6-Une vraie assistance juridique avec l’adhésion

7-Le syndicat le moins cher de l’Éducation nationale

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Et mieux encore : le SNALC baisse ses tarifs dans la plupart des catégories !

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Formation initiale : au pas de course et droit dans le mur

Communiqué de presse du SNALC du 7 mai 2024

Ce lundi 6 mai, le SNALC et les autres organisations représentatives étaient reçues, en présence de la ministre, pour enfin échanger la réforme de la formation initiale des professeurs. Cette réunion, qui s’est tenue sans document, ouvre une phase de concertation qui se conclura le 21 mai (!) par un CSA ministériel pour un début de mise en œuvre à la rentrée prochaine. Bref, encore une parodie de dialogue social menée au pas de charge avec un projet déjà largement bouclé, mais plein à craquer de problèmes et d’incohérences.

La méthode est, pour le SNALC, tout à fait inacceptable. Hélas ! Le fond de la réforme présentée contient des éléments tout aussi inacceptables. En effet, comme les réformes précédentes, celle-ci mélange diplôme, formation et recrutement, ce qui va encore créer des horreurs.

Ainsi, le SNALC s’oppose :

  • à l’obligation de rester cinq années dans l’Éducation nationale sous peine de devoir rembourser les 900 euros mensuels d’indemnité perçus lors de l’année de M1 – car oui, on est passé de 1 400 à 900 euros mensuels ;
  • à l’obligation de passer un Master « ENSP » une fois le concours obtenu, plutôt que de laisser le choix du master. Pour le SNALC, on va empêcher les professeurs de se diriger vers la recherche ou vers l’agrégation ;
  • à la logique des « fast track » dans le premier degré qui mettra en concurrence et en rupture d’égalité des candidats issus de licences disciplinaires ayant l’obligation de passer l’intégralité du concours et des candidats issus d’une licence ad hoc (LPPE) pouvant être dispensés de l’ensemble des épreuves écrites.

Alors qu’il était favorable à ramener le concours plus tôt dans le cursus, le SNALC s’oppose donc à une réforme mal pensée, menée au pas de charge, rabotée en termes de rémunération, qui crée des voies sans issue à l’université et qui, par tous les moyens, veut interdire l’excellence disciplinaire.

 

https://snalc.fr/formation-initiale-compte-rendu-de-laudience-du-6-mai-2024/


Formulaire de suivi PE -> Hors Classe ou Classe Exceptionnelle

Toutes les équipes du Snalc Nice sont mobilisées, afin de suivre les dossiers vers la HC et la CE.

Dans le but de demander un suivi personnalisé, vous pouvez compléter le formulaire ci-dessous :

https://snalcnice-ecoles.fr/hors-classe-rentree-2024/


LE SNALC CONTRE LA MODIFICATION DU STATUT DES AGRÉGÉS

Si vous ne voyez pas ce message correctement, consultez-le en ligne.

Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur

snalc.fr - @SNALC_national

LE SNALC CONTRE LA MODIFICATION DU STATUT DES AGRÉGÉS

© istock

Communiqué de presse du SNALC du 6 mai 2024

Le SNALC s’oppose à la modification du statut des agrégés présentée au comité ministériel du 7 mai.

Pour le SNALC, il n’y aucune urgence ni aucun besoin de déconcentrer la carrière des professeurs agrégés. La gestion nationale a, au contraire, de nombreuses vertus, notamment dans l’équilibre entre les disciplines.

Le SNALC votera contre le texte du ministère, qui constitue un énième affaiblissement d’un concours qu’il conviendrait plutôt de valoriser.

 

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Contact :

Jean-Rémi GIRARD, président du SNALC, jr.girard@snalc.fr , 06 16 72 86 56

Veuillez me désinscrire de tous les mails envoyés directement par le SNALC


Violence à l’école : encore une concertation de pur affichage ?

© Capture d’écran de la présentation vidéo du ministère sur YouTube le 3 mai 2024

Communiqué de presse du SNALC du 3 mai 2024

Ce vendredi 3 mai 2024, était lancée par le biais d’un direct sur YouTube, la grande concertation sur « le respect de l’autorité ».

Ce temps, suivi par des représentants de l’institution, représentants syndicaux, représentants des parents et élèves, ne laissait place à aucune interaction, pas même dans les commentaires. Le ministère devrait relire la définition du mot « visioconférence » avant de l’employer. Il a en revanche permis à un philosophe, une chercheuse en sciences de l’éducation et un sous-directeur de la DEPP de faire des présentations (celle de la DEPP n’étant pas dénuée d’intérêt – voir ci-dessous).

La ministre a rappelé les pistes déjà envisagées par le premier ministre, et présenté les siennes propres : mesure de responsabilisation au primaire, harmonisation des punitions, pause numérique sans smartphone.

Mais ce temps lançait surtout une concertation qui durera quelques semaines, tout en sachant que des ponts émaillent lesdites semaines et que le premier volet sera surtout réservé aux recteurs, DASEN, inspecteurs et partenaires de l’école.

Comme trop souvent, le SNALC remarque qu’une concertation sur des sujets importants se fait très vite, trop vite. Le calendrier annoncé n’a aucun sens, les DASEN devant rendre leur copie aux recteurs pour le 8 mai au soir (!). Le SNALC rappelle au ministère que le 8 mai est un jour férié.

Comme trop souvent, le SNALC remarque que cette concertation va peu permettre d’entendre les personnels de terrain, et même leurs représentants. Nous avons également noté qu’aucune des pistes envisagées ne semblait requérir de moyens horaires, financiers ou humains. Ce n’est pas avec des discours sur les « bonnes pratiques » qu’on viendra en aide à nos collègues.

Le SNALC fera son travail en représentant les personnels dans ce qui s’annonce déjà comme un grand moment d’affichage politique de com’ creuse.

Vidéo You Tube du 3 mai 2024 – Présentation de la DEPP


Formation continue des enseignants en dehors du service d’enseignement (courrier à la ministre)

Madame Nicole BELLOUBET

Ministre de l’Education Nationale
– CABINET –
110 rue de Grenelle
75357 Paris SP 07

Objet : Formation continue des enseignants en dehors du service d’enseignement

Madame la Ministre,

Je m’adresse à vous au sujet de la formation professionnelle continue des enseignants.

Plusieurs de nos adhérents nous ont signalé avoir été convoqués, à l’initiative de leur rectorat et de l’école académique de formation continue, pour assister à des temps de formation placés en dehors des horaires d’ouverture de leur établissement aux élèves. Cela a été le cas en soirée de 17h à 19h, des mercredis après-midi, ou des samedis parfois.

Ces convocations adressées à nos collègues présentent toutes des caractéristiques de convocations « habituelles ». Elles emploient la même terminologie de « convocation », « ordre de mission », « OM », « cette présente lettre vaut ordre »…

Mais on peut aussi lire sur ces convocations des indications quelque peu contradictoires comme :

  • « je vous invite à participer au stage suivant »;
  • « Si vous ne pouvez pas assister à ce stage, renvoyez cette convocation visée par votre chef d’établissement ou par votre supérieur hiérarchique » en indiquant un « motif légal » ou non légal;
  • « Si vous êtes absent lors de cette formation, vous devez justifier cette absence auprès de votre supérieur hiérarchique et la signaler dans l’application académique Sofia-FMO ».

Afin de lever toute ambiguïté, Madame la ministre, pouvez-vous nous indiquer quelle est la base réglementaire de ces convocations, et dans quelle mesure les enseignants convoqués à ces temps de formation en dehors des horaires d’ouvertures de leur établissement aux élèves sont tenus d’y assister. Leurs absences éventuelles peuvent-elles entraîner des retenues sur salaire pour service non fait ou encore, avoir des conséquences sur l’appréciation ultérieure de leur valeur professionnelle ?

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre plus respectueuse considération.

Jean-Rémi Girard
Président du SNALC

 


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