Lettre d'information SNALC - 23 novembre 2023 Professeurs des écoles

Lettre d’information SNALC –  23 novembre 2023

Professeurs des écoles

Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur
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OBJECTIVITÉ ET VISIBILITÉ
Le ministre de l’Éducation nationale fraîchement nommé a rapidement été confronté à des défis majeurs. À peine les controverses autour de l’interdiction de l’abaya se sont-elles calmées, qu’il a dû faire face à une série de situations et d’événements complexes à gérer : suicides d’élèves, attentats, actes antisémites… Difficile de mettre en avant, comme il le souhaitait, la priorité de l’apprentissage des fondamentaux à l’école lorsque des problèmes sociaux et des actes graves plus ou moins liés à l’actualité internationale viennent remettre en question la quiétude, la laïcité et la sécurité de nos écoles.

Pour autant, reconnaissons que le Ministre semble faire preuve de combativité sur tous les fronts. Si nous saluons sa volonté de faire de l’école un lieu d’exigences pour les apprentissages, il semble avoir négligé un facteur important : la santé mentale des enseignants, épuisés et découragés par la multiplication depuis des années des nouveautés contraignantes et contre-productives, des enquêtes inutiles et chronophages, et surtout des promesses séduisantes qui restent lettre morte.

Les professeurs des écoles ont désespérément besoin d’objectivité et de visibilité dans les exigences institutionnelles. Malheureusement, bien qu’intéressantes, les premières initiatives du ministère depuis l’arrivée de Gabriel Attal en font cruellement défaut.

On notera la nouvelle mission « exigence des savoirs », à laquelle le SNALC adhère car elle va dans le sens de l’école qu’il défend depuis toujours. Cependant, nous avons des réserves concernant le questionnaire associé, où les choix de réponses proposées sont très orientés et oscillent parfois entre des expressions signifiant « très favorable » et « satisfaisant ». Le SNALC a donc décidé de lancer son propre questionnaire bien plus centré sur la réalité.

Dans un autre registre, une autre enquête chronophage a vu le jour, notamment pour les directeurs d’école : le récent questionnaire sur le harcèlement dans le cadre de pHARe. Bien sûr, le SNALC ne remet pas en question l’objectif louable de cette initiative visant à lutter contre ce fléau. Cependant, les retours que nous avons reçus témoignent d’une incompréhension quant à sa mise en place soudaine et à sa passation sans préparation réelle des enseignants. Ces derniers auraient aimé plus d’explications sur l’utilisation des informations recueillies, ainsi que sur les mesures qui seront prises (ou pas) au niveau de la classe ou de l’école.

D’autres sujets d’actualité, tels que la sécurité des écoles et des établissements, occultent certaines réalités du moment, comme les nombreux problèmes informatiques auxquels sont confrontés des collègues qui comptaient sur la fiabilité de SIAM pour tenter leur chance, cette année encore, de changer de département. Sans surprise, rien n’est fait pour augmenter le taux de mutation bien trop faible. Une autre réalité qui risque de susciter la colère des enseignants est le passage à la classe exceptionnelle. En effet, ce dernier manquait déjà de transparence, il sera désormais totalement opaque ; si bien qu’un tirage à la courte paille semblerait bien plus objectif.

Pour conclure, l’histoire nous a montré qu’il ne suffit pas d’avoir les bons mots, les bonnes idées, la bonne attitude. Le ministre de l’Éducation nationale qui a pris ses fonctions après l’élection du Président Emmanuel Macron nous a prouvé que l’apparence ne fait pas tout et que si les premières impressions peuvent être positives, le bilan peut lui être catastrophique. Nous jugerons sur les actes.

Christophe GRUSON

secrétaire national du SNALC chargé du premier degré

MOUVEMENT INTER DEPARTEMENTAL 2024

Saisissez vos vœux jusqu’au mercredi 29 novembre 2023 à 12h (heure de Paris).

Consultez notre dossier en ligne et les explications de la page 22 à la page 30 de notre supplément Quinzaine Universitaire.

[Dossier mouvement]

QUESTIONNAIRE HARCÈLEMENT : UNE PRESSION SUPPLÉMENTAIRE

Même si tout un chacun salue la volonté du gouvernement de faire de la lutte anti-harcèlement une priorité, le SNALC déplore le manque de temps laissé aux équipes pour préparer les différentes actions à mener.

[…Lire la suite]

CLASSE EXCEPTIONNELLE : LES RÈGLES CHANGENT

Les lignes directrices de gestion (LDG) relatives à la carrière viennent d’être revues. Les conditions de promotion à la classe exceptionnelle ne vont pas dans le bon sens pour le SNALC.

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RECONVERSION : RÊVE IMPOSSIBLE OU SAUVE-QUI-PEUT DÉSABUSÉ ?

La rentrée 2023 a eu une saveur amère pour beaucoup d’enseignants. La réforme des retraites et le pacte dénoncés par le SNALC dégradent les conditions de travail et entament le moral des équipes. Dans ce contexte, certains professeurs des écoles se résignent à trouver une solution individuelle à ce mal-être collectif : la reconversion.

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QUEL TEMPS DE TRAVAIL DOIS-JE EFFECTUER ?
Que vous veniez d’entrer dans la profession ou que vous pratiquiez déjà depuis plusieurs années, la question du temps de travail est peut-être encore un mystère pour vous. En fais-je suffisamment ? Trop ? Pas de panique, le SNALC fait le point.

[…Lire la suite]

10 RECOMMANDATIONS POUR ÊTRE PLUS FORT AU TRAVAIL

Même si « cela n’arrive qu’aux autres », nous vous invitons à prendre connaissance des 10 recommandations du SNALC : autant d’erreurs à ne pas commettre, de conseils à appliquer, de pièges à repérer…

[Lire la suite]

Et pendant ce temps…
  • Création d’un nouveau dispositif de signalement

L’ arrêté du 31 juillet 2023 prévoit la création d’un dispositif de recueil et de traitement des signalements des actes de violence, de discrimination, de harcèlement et d’agissements sexistes dans la fonction publique.

Ce dispositif est créé à l’attention des agents publics, victimes ou témoins de ces actes et il peut également être mobilisé pour des cas de violence intra familiales et conjugales détectées sur le lieu de travail mais subies dans la sphère privée.  […Lire la suite]

  • Allocations IUFM : Le décret se profile

Un accord interministériel sur les allocataires IUFM pour leurs droits à la retraite a enfin été trouvé. Il serait tenu compte pour moitié de la période de perception de l’allocation.

Ainsi, une année d’allocation donnerait droit à 2 trimestres pour la retraite. Deux années d’allocation donneraient droit à 4 trimestres. Ces trimestres s’ajouteraient au nombre de trimestres déjà cotisés et cela influerait donc sur le montant de la pension au moment de la liquidation des droits.  […Lire la suite]

L’ADHÉSION AU SNALC

90 € pour un an

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LE MOINS CHER DE L’ÉDUCATION NATIONALE

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Logiquement, le SNALC n’augmente pas ses tarifs pour la 13ème année consécutive.

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Une réforme des lycées pros terminable

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Le SNALC rejette les annonces faites à la presse par la ministre Carole Grandjean sur l’organisation de la terminale professionnelle.

Sur le fond, le ministère détourne un grand nombre d’heures de cours pour répondre à une commande présidentielle : augmenter le nombre de semaines de stages, alors que nos élèves ont besoin d’École. Cela se fait contre l’avis majoritaire de la profession. La récente enquête du SNALC auprès des professeurs de lycée professionnel indique que 84 % d’entre eux estiment n’avoir pas assez de temps pour enseigner correctement, et 79 % sont contre une évolution du nombre de semaines de stages.

De plus, le calendrier de la nouvelle année de terminale et du bac est ubuesque. Épreuves de bac au mois de mai, avec deux épreuves supplémentaires fin juin, alors que beaucoup élèves n’auront pas eu cours pendant 6 semaines : le ministère a la mémoire très courte, puisqu’il reproduit en pire la catastrophe du calendrier du bac Blanquer pour les voies générales et technologiques.

Le SNALC dénonce enfin une parodie de négociation, le ministère ayant refusé de tenir des réunions multilatérales avec l’ensemble des organisations représentatives, malgré nos demandes répétées.

Le SNALC, dans le cadre d’une intersyndicale majoritaire, appelle tous les personnels à échanger et à organiser partout des heures d’information syndicale et des assemblées générales d’établissement pour préparer et réussir une mobilisation d’ampleur mardi 12 décembre.


Passation des concours du 2d degré : compte rendu du SNALC

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Audience sur la proposition de Loi portée par le Député Alexandre PORTIER

20 novembre 2023
Compte rendu du SNALC

Le SNALC était représenté par Sébastien VIEILLE, secrétaire national chargé de la pédagogie.

THÈME

M. le député PORTIER compte profiter de la niche parlementaire LR pour proposer une Loi modifiant l’année de passation des concours du second degré.

L’ESSENTIEL

Pour M. Portier, cette proposition de Loi s’attaque au problème structurel que constitue la pénurie de candidats. Cette pénurie, problématique en soi induit aussi une diminution des exigences aux concours et un recours massif à des contractuels.

Le député précise que la condition salariale est trop vaste pour pouvoir être abordée pendant une niche parlementaire car elle relève du PLF. Mais il compte aussi faire entendre qu’une revalorisation substantielle et inconditionnelle est nécessaire.

La proposition de Loi sera présentée le 29 novembre et ses buts sont de :

  • Permettre l’inscription au concours dès l’année de licence
  • Avoir, une fois la licence et le concours obtenus, deux années de formation sur la pédagogie et sur des enjeux importants du système, comme l’inclusion par exemple.

LE SNALC A INSISTÉ SUR…

Pour le SNALC, le retour à un concours de niveau Bac+3 peut être intéressant à condition que :

  • Ce concours soit disciplinaire
  • Les deux années de formation soient aussi consacrées à la préparation d’un master qui pourra être MEEF ou disciplinaire (la préparation du master devra être adaptée en raison de la charge de travail durant la formation)
  • Les deux années de formation soient rémunérées et ne jettent pas directement les lauréats du concours en situation de travail. Le SNALC veut une entrée progressive dans le métier laissant vraiment le temps de se former
  • La formation doit avoir pour but l’exercice du métier en tant que professionnel capable de mettre en œuvre la liberté pédagogique au service des élèves. Elle ne doit pas confiner à transmettre les « bonnes pratiques ».

Le SNALC saisit que tout ne se joue pas dans un texte de Loi et sera vigilant sur ce que construirait le Ministère si cette proposition était adoptée.

L’AVIS DU SNALC

Contrairement à d’autres syndicats, le SNALC ne rejette pas à priori l’idée d’un concours à Bac+3. Mais il convient de conserver la masterisation. Un niveau inférieur serait un moyen pour le Ministère de justifier de ne pas revaloriser les professeurs. De plus, l’image renvoyée à l’opinion publique ne serait pas bonne. Enfin, le maintien d’un niveau master facilite la transition vers l’agrégation.

Le niveau d’exigence du concours pose aussi problème. Nous tenons à ce qu’il garantisse un niveau de maîtrise disciplinaire élevé.


francebleu – Quelle école pour demain ?

« … On voit alors fleurir tout un tas de sujets très intéressants sur lesquels, d’ailleurs, on travaille parfois, mais où l’on est censé finalement servir de béquille à toute la société sachant que l’école est en crise aujourd’hui. »
Jean-Rémi GIRARD
Président du SNALC

Quelle école pour demain ? Jean-Rémi Girard, professeur et président du SNALC, est revenu sur les propositions émises sur “l’école de demain” dans le cadre de la grande consultation citoyenne avec make.org. sur francebleu le 16 novembre 2023.

francebleu – Wendy Bouchard

À nos côtés, Jean-Rémi Girard, qui est professeur de français et président du SNALC, le syndicat national des lycées, des collèges et des écoles du supérieur. Bonjour Jean-Rémi Girard.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Bonjour Wendy Bouchard.

francebleu – Wendy Bouchard

Alors, on entend bien que l’école concerne tout le monde et que tout le monde a un avis sur l’école. Il y a une charge mentale quand même du côté des enseignants qui est colossale parce qu’on dit toujours que l’école est le lieu de tous les possibles. Si on n’arrive pas à résoudre un problème, il faut que cela se passe à l’école.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Oui, d’ailleurs, c’est une tendance que l’on observe de plus en plus. C’est-à-dire, comme on a pas mal de difficultés parfois dans les familles, dans la société en général, la facilité est de dire qu’il suffit de mettre cela à l’école. On voit alors fleurir tout un tas de sujets très intéressants sur lesquels, d’ailleurs, on travaille parfois, mais où l’on est censé finalement servir de béquille à toute la société sachant que l’école est en crise aujourd’hui. On a du mal à recruter des enseignants, il y a une désaffection pour nos métiers, et ce n’est pas simple de gérer d’une part un système qui est essentiel dans la société, un des piliers de la République auquel on demande de plus en plus, et en même temps, sur le plan individuel des professeurs, des accompagnants d’élèves en situation de handicap, des personnels qui ont le moral dans les chaussettes, comme le montrent les enquêtes du ministère lui-même.

francebleu – Wendy Bouchard

En tout cas, on va vous soumettre un certain nombre de propositions écrites ou orales, parce qu’on a 4 ou 5 auditeurs qui veulent déjà participer, et qui ont participé à cette consultation en ligne sur Make.org. Axel Dauchez, je vous donne par exemple l’idée de Simon. Simon a 29 ans et il dit qu’il faut rétablir la note de vie scolaire au collège et au lycée pour inciter les élèves à adopter un bon comportement voire l’améliorer. La note de vie scolaire, Jean-Rémi Girard..?

SNALC – Jean-Rémi Girard

Alors, la note de vie scolaire, j’ai connu parce que j’étais professeur de collège à une époque où ça existait encore. C’était fabriqué de manière artificielle en réalité. Ce qui marchait pas mal en revanche, c’est que moi et d’autres collègues d’ailleurs avions adopté, c’était dans nos cours d’avoir une évaluation sur l’attitude, le travail, le fait d’apporter ces affaires, mais au sein du cours. Parce qu’à partir du moment où on fait une note globale sur le trimestre de tout le monde, ça commence à devenir très compliqué de l’articuler, de la réfléchir collectivement, et elle ne veut souvent plus dire grand-chose à la fin. En revanche, dans sa classe, effectivement, ça peut être, je l’ai vécu, je l’ai utilisé, et ça avait une grande, grande, grande efficacité.

francebleu – Wendy Bouchard

Voilà une de ces 1304 propositions. Elles sont en général très concrètes, Axel Dauchez. C’est ça la vertu de ces consultations aussi ? […] Bien sûr, recentrer les apprentissages. On comprend très bien ce que vous voulez dire, et Jean-Rémi Girard peut réagir.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Alors, c’est une idée très intéressante, et d’ailleurs, certaines disciplines ont connu une sorte d’évolution vers de plus en plus d’abstraction, ce qui les rend de moins en moins faciles parfois à comprendre, y compris pour les élèves. Je pense à la technologie. La discipline de la technologie, nous, on faisait de la technologie et on était en train de fabriquer des objets. En fait, c’est une discipline qui a perdu beaucoup de cet aspect-là, et on est en train d’y revenir un petit peu, sauf que maintenant on n’a plus le matériel, on n’a plus ce qu’il faut en termes de matériel non plus, et ça a probablement été une grande perte. D’ailleurs, on vient de supprimer, je rappelle, la technologie en classe de sixième. C’est probablement une grosse erreur.

Après, c’est toujours très compliqué si on va sur l’aspect de ce qui servira plus tard ou ce qui a une utilité immédiate. C’est toujours très compliqué de savoir qui décide de ce qu’il y a une utilité immédiate. Je suis professeur de français, par exemple. La poésie a rarement une utilité immédiate. Néanmoins, il me semble que c’est quelque chose de très important à l’école, et je ne pense pas du tout que l’auditrice dise quelque chose de différent. Mais c’est toujours compliqué de savoir à quel moment le côté ‘ça va vous être utile’ marche, parce que parfois ça ne vous est pas utile, et parfois des choses, on ne sait pas que ça va nous être utile plus tard non plus.

francebleu – Wendy Bouchard

Ça peut peut-être aussi passer par des interventions extérieures. Hier, on parlait de la Semaine de la Création de l’Artisanat, et je recevais une association formidable qui s’appelle ‘De l’Or dans les mains’ et qui va justement démontrer que les métiers manuels sont extrêmement importants dans les collèges pour sensibiliser les jeunes.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Oui, ça, c’est ce qu’on appelle la découverte des métiers. C’est très important parce que les élèves en fin de troisième, ils ont un premier palier d’orientation où ils peuvent aller vers la voie professionnelle, et c’est quelque chose qui existe dans les textes du ministère. On est censé faire de la découverte des métiers, mais il n’y a pas d’horaire, c’est assez flou. C’est souvent en fonction de ce qu’on a localement, mais on n’est pas obligé non plus de choisir un métier simplement parce qu’il est présent dans un rayon de 50 km. Donc, cet aspect-là, le fait d’avoir des contacts importants avec le monde du travail pour au moins montrer une certaine diversité des choses, des champs des possibles, ça, c’est vrai, c’est intéressant.

« La France est l’un des pays dans lequel le climat de discipline, ce qu’on appelle le climat de discipline, est le moins bon, c’est-à-dire qu’on passe plus de temps à faire de la discipline en classe.»
Jean-Rémi GIRARD
Président du SNALC

francebleu – Wendy Bouchard

La suggestion selon laquelle dès le primaire, il faut organiser des ateliers pratiques sur le respect dans les lieux publics, comme au Japon où l’on a plein de sujets comme cela, en effet, sur le civisme, sur l’apprentissage. Jean-Rémi Girard, vous êtes bien placé pour savoir que c’est important à l’école.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Bien sûr, alors il y a de l’enseignement moral et civique dès l’école primaire qui continue. Nous sommes demandeurs d’ailleurs qu’on revoie les programmes d’enseignement moral et civique de l’école et du collège qui nous semblent s’éparpiller dans beaucoup de directions et qu’on pourrait peut-être recentrer sur les choses essentielles. Maintenant, ce qui est dit montre aussi ce phénomène de ‘il y a quelque chose qui ne marche pas très bien’. Il faudrait que l’école fasse cela. C’est-à-dire qu’à un moment, si on est à la fois sur le civisme, sur le développement durable, sur le changement climatique et sur tous ces sujets qui sont importants, et le harcèlement scolaire, un sujet absolument essentiel, à un moment, il faut aussi qu’on fasse la transmission des savoirs, qu’on fasse le français, les mathématiques, la géographie

francebleu – Wendy Bouchard

[…] Jean-Rémi Girard va vous répondre parce que c’est vrai que Gabriel Attal a qualifié de résultat inquiétant les évaluations nationales qui ont été passées en septembre dernier. Pour la première fois, les élèves de quatrième ont été évalués, de même que les élèves de CP, CE1, CM1 et de sixième. Il y a un affaissement du niveau général, Jean-Rémi Girard ?

SNALC – Jean-Rémi Girard

Alors oui, cela s’est montré par les enquêtes du ministère. On n’a même pas besoin d’aller chercher les enquêtes internationales pour cela. Par exemple, le département statistique du ministère réalise une dictée qui a commencé la première fois en 1987 sur un panel d’élèves sortant de CM2, et on l’a menée à intervalles réguliers. Effectivement, le niveau orthographique et grammatical est en chute libre depuis la première fois qu’on a fait passer cet exercice.

francebleu – Wendy Bouchard

Mais c’est ce que vous demandez, n’est-ce pas ? Vous souhaitez vous recentrer sur les fondamentaux.

SNALC – Jean-Rémi Girard

C’est très important de se recentrer sur les fondamentaux, et ce que décrit Cathy comporte également une part qui est objectivée très clairement sur le fait que l’on joue beaucoup le rôle de gendarme, si je puis dire. Cela est montré dans l’enquête PISA, car cette enquête pose également des questions à ce sujet. La France est l’un des pays dans lequel le climat de discipline, ce qu’on appelle le climat de discipline, est le moins bon, c’est-à-dire qu’on passe plus de temps à faire de la discipline en classe. Alors, parce que nos classes sont parmi les plus chargées d’Europe, cela joue sans aucun doute, car effectivement les enseignants sont assez épuisés en France.

francebleu – Wendy Bouchard

Il y a beaucoup de Français qui demandent justement que les effectifs soient réduits.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Oui, ce serait une nécessité. À un moment, on ne peut pas enseigner les langues vivantes. Imaginez les collègues qui font de l’anglais par paquet de 30. À un moment, il ne faut pas croire que le niveau oral va être miraculeux, même avec les outils numériques qu’on utilise aujourd’hui pour essayer de pallier un peu ça.

francebleu – Wendy Bouchard

[…] Merci en tout cas, car on ressent votre investissement et la nécessité que les parents aussi cherchent de l’autorité.

SNALC – Jean-Rémi Girard

Beaucoup cherchent cela, et on a du mal parfois, encore plus à l’école primaire, parce qu’il n’y a que les enseignants et personne d’autre. Le directeur, la plupart du temps, est en classe. Il faut voir aussi que les relations sont parfois tendues avec certains parents, et que nous, on n’a pas toutes les clés pour gérer cela. Parce que nous, on gère les élèves, les parents, c’est plus compliqué, et notre hiérarchie ne nous soutient pas tout le temps non plus. Voilà, donc c’est important que les parents soient acteurs et c’est important qu’on arrive à s’entendre.

francebleu – Wendy Bouchard

Jean-Rémi Girard président du SNALC, merci beaucoup.

 

« …À un moment, on ne peut pas enseigner les langues vivantes. Imaginez les collègues qui font de l’anglais par paquet de 30. À un moment, il ne faut pas croire que le niveau oral va être miraculeux… »
Jean-Rémi GIRARD
Président du SNALC


Lettre d'information du SNALC - 16 novembre 2023 Personnels AED et AESH

Lettre d’information du SNALC –  16 novembre 2023

Personnels AED et AESH

 

 

Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur

LES ANTI – MIDAS

Midas, personnage de la mythologie grecque, avait le pouvoir de transformer en or tout ce qu’il touchait. Ces dernières années, nos responsables politiques semblent avoir le pouvoir inverse, c’est à dire celui de dégrader, voire détruire, tout ce qu’ils touchent.

Ainsi, les assistant(e)s d’éducation et les accompagnant(e)s des élèves en situation de handicap devraient être transformés en accompagnant(e)s à la réussite éducative (ARE) et les pôles inclusifs d’accompagnement localisés en pôles d’appui à la scolarité (PAS).

Alors que les pôles inclusifs d’accompagnement localisés sont déjà une catastrophe pour l’inclusion scolaire et les conditions de travail des accompagnant(e)s des élèves en situation de handicap, pour ces pôles d’appui à la scolarité, l’exécutif a dégainé (une fois de plus…) le 49.3 à l’Assemblée nationale, ce qui suffit à prouver qu’ils ne constituent pas une amélioration pour les élèves en situation de handicap et les personnels.

Quel mépris envers les familles d’élèves en situation de handicap, qui n’ont pourtant pas ménagé leurs efforts ces dernières semaines, via les associations et médias, pour alerter sur les dangers de ces PAS et s’y opposer fermement. En effet, avec les PAS, c’est la fin des droits opposables des CDAPH1 et de la possibilité de recours contentieux en cas de non-respect des notifications MDPH2, notamment individuelles, par l’Education nationale.

Le choix politique de regrouper les fonctions, pourtant bien distinctes, des assistant(e)s d’éducation et des accompagnant(e)s des élèves en situation de handicap pour créer un métier d’accompagnant(e) à la réussite éducative, consiste à nier leur rôle respectif crucial dans l’institution, à ériger la contractualisation et de facto la précarité en norme d’emploi et constitue in fine une insulte lancée à la face de ces deux métiers.

Par ailleurs, nommer ce nouveau métier, « accompagnants à la réussite éducative », devenu immédiatement l’acronyme ARE, déjà utilisé pour « aide au retour à l’emploi », n’est incontestablement pas ce qu’il y a de plus judicieux…

Les assistant(e)s d’éducation et les accompagnant(e)s d’élèves en situation de handicap sont eux-mêmes désignés quasi exclusivement par les acronymes AED et AESH. Ne serait-il pas souhaitable d’en finir avec ces acronymes ?

Enfin, si l’École inclusive est incontestablement en train d’exploser sous nos yeux, la réponse de nos dirigeants est à nouveau quantitative ou budgétaire et non qualitative, en se contentant d’ajuster les besoins des élèves aux moyens octroyés par l’Éducation nationale, tandis que ces derniers restent très largement insuffisants.

Avec l’imposition des pôles d’appui à la scolarité, cette politique de l’inclusion scolaire, décidée unilatéralement, est un système perdants – perdants. Elle sacrifie en même temps les élèves en situation de handicap et leurs familles, victimes d’une remise en cause de la loi de 2005 et les assistant(e)s d’éducation et les accompagnant(e)s des élèves en situation de handicap, contraints à une déprofessionnalisation par la création du métier d’accompagnant(e) à la réussite éducative.

Jusqu’où oseront-ils aller dans l’inclusion scolaire au rabais et la maltraitance des personnels ?

En attendant, le SNALC continue à porter les revendications catégorielles bien légitimes des assistant(e)s d’éducation d’une part et des accompagnant(e)s des élèves en situation de handicap d’autre part et à se battre pour que les réformes envisagées transforment l’existant en mieux et non en pire !

1. Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées

2. Maison Départementale des Personnes Handicapées

 

Danielle ARNAUD

Secrétaire nationale du SNALC chargée des personnels contractuels

 

 

DES AVANCÉES MAJEURES EN MATIÈRE DE PRÉVOYANCE

Un accord interministériel sur l’amélioration des garanties en prévoyance dans la fonction publique d’État a été signé le 20 octobre dernier. Cet accord porte sur les risques résultant de l’incapacité de travail, de l’invalidité et du décès.

Les assistants d’éducation et les AESH sont directement concernés par cet accord puisque l’un de ses objectifs est de faire converger les garanties apportées aux contractuels et aux fonctionnaires.

[…Lire la suite]

 

 

PRISE EN CHARGE DES FRAIS DE TRANSPORT : DU NOUVEAU ?

Les AESH et les AED subissent de plein fouet l’inflation ; le poste de dépense des transports est un incompressible, le plus souvent en hausse ces derniers mois.

Deux dispositifs permettent d’atténuer le coût de ces frais : le forfait mobilités durables et le remboursement des titres de transport public. Le SNALC vous explique comment vous en saisir.

 

 

 

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AESH : ENQUÊTE « REVALORISATION, PRIME DE POUVOIR D’ACHAT EXCEPTIONNELLE ET ARE »

Le SNALC a besoin de dresser un premier bilan de la mise en œuvre des mesures de revalorisation et de connaître la position majoritaire des AESH sur la fusion envisagée des AED et AESH pour créer le métier d’accompagnant(e) à la réussite éducative (ARE).

 

 

 

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CDISATION DES AED ET CRÉATION DES ARE : LE SNALC ALERTE LE MINISTRE

Courrier adressé le 8 novembre 2023 par le SNALC à M. Gabriel Attal, ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse.

 

 

 

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SÉCURISATION DES ÉTABLISSEMENTS ET PROTECTION DES PERSONNELS : COMPTES RENDUS DU SNALC

Suite à l’attaque terroriste du vendredi 13 octobre à Arras, le ministre a souhaité réunir les organisations représentatives sur les thèmes de la sécurisation des établissements, de la protection des personnels. Deux concertations ont déjà eu lieu, les 17 et 31 octobre. Le SNALC vous invite à lire ses comptes rendus.

 

 

 

 

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AESH : CAS CONCRETS

Tous les mois nous partageons les réponses à des questions concrètes d’AESH, reçues par les délégués SNALC.

 

Ce mois-ci, les thèmes abordés sont :

  • la présence des AESH en conseil d’école ;
  • le non-versement de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat ;
  • le temps partiel thérapeutique ;
  • les emplois du temps « à trous » dans le secondaire.

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Crédits : dans les articles en lien


Réforme des LP : conférence de presse

© iStock_waltkowalski

L’intersyndicale de la voie professionnelle  s’est réunie sur le projet de réforme des lycées pros imposée par la ministre C. Grandjean ce mercredi 15 novembre 2023.

L’intersyndicale de la voie professionnelle vous invite à prendre connaissance de l’expression unitaire ci-dessous. 

Communiqué de presse intersyndical 

L’intersyndicale voie pro exige le retrait du projet de réforme Grandjean contre le lycée professionnel

La ministre déléguée à l’enseignement et la formation professionnels s’arcboute sur ses positions de casse du lycée professionnel en voulant imposer une dégradation brutale et scandaleuse de la classe de terminale. Le calendrier imposé est de surcroît intenable et irrespectueux du travail des personnels car la mise en œuvre de ce projet est envisagée dès la rentrée 2024.

Concrètement, le parcours commun des élèves de lycée pro serait diminué de 6 semaines et les épreuves aux examens avancées afin d’introduire un parcours personnalisé de 6 semaines. Ce projet est bien une forme de recyclage de l’échec criant du bac Blanquer.

Après un bac pro 3 ans, c’est un bac pro 2,5 ans, voire 2 ans qu’organise le ministère. Au prétexte de diversification, le ministère détournerait un grand nombre d’heures de cours pour répondre à une commande présidentielle : augmenter le nombre de semaines de stages. Inacceptable quand nos élèves ont besoin de plus et mieux d’école. C’est toute l’architecture du bac pro qui est laminée.

Imposer des stages en juin en lieu et place des épreuves actuelles est absurde et dangereux pour les élèves des lycées pros qui seront en concurrence avec les élèves de 2nde GT dont le capital réseau pour trouver des entreprises d’accueil est plus important.

Comme si cela ne suffisait pas, cette dévalorisation du bac pro s’accompagne, dès cette année, de la refonte de la carte des formations qui prévoit la réduction de 15 % des places de formation actuelles décrétés « non-insérantes » à la rentrée 2026. Ce qui ne laisse guère de doute sur l’ampleur des suppressions de postes et des reconversions forcées que vont subir les collègues.

Ce n’est ni l’intérêt des élèves ni celui des personnels qui conduit cette réforme. Avec les personnels, nous refusons ce projet : le ministère portera la lourde responsabilité d’un accroissement du décrochage scolaire, de résultats en baisse aux examens et d’une dégradation sans précédent des conditions de travail des personnels. C’est clairement une annualisation du temps de travail des PLP qui se profile.

Le ministère veut prendre de court les PLP, les élèves et leurs organisations représentatives dans un agenda très rapide : les textes passeront au Conseil supérieur de l’Éducation le 14 décembre. C’est une nouvelle fois un profond mépris envers les PLP et leurs syndicats.

Pour stopper ce démantèlement organisé de nos lycées pros et contre cette dégradation de la classe de terminale nos organisations mèneront le combat en intersyndicale.

L’intersyndicale voie pro  SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNETAA-FO, CGT Éduc’action, SNALC, SUD Éducation, CNT appelle tous les personnels à échanger et organiser partout des heures d’information syndicale et des assemblées générales d’établissement pour préparer et réussir une mobilisation d’ampleur le mardi 12 décembre pour exiger le retrait de cette réforme des lycées pros.

 

Courrier intersyndical de préavis de grève le 12 décembre 2023

Madame la ministre, Monsieur le ministre,

Malgré les multiples désaccords et les alertes exprimées par nos organisations syndicales concernant la réforme des lycées pros, vous faites le choix de passer en force contre les personnels et contre l’intérêt des élèves en imposant une transformation brutale de la classe de terminale.

Dans la période très tendue que nous traversons et au regard des enjeux et exigences éducatives ambitieuses que nous portons, nous réaffirmons que c’est plus d’école dont ont besoin nos élèves et pas plus de PFMP. Nos organisations syndicales rappellent que les lycées professionnels forment à des métiers mais aussi éduquent les jeunes à la citoyenneté. Vous imposez une modification des cartes des formations dont les impacts sur les personnels seront très lourds en particulier en matière de reconversions forcées et qui va, de surcroît, aggraver l’attractivité de nos métiers.

L’intersyndicale dépose donc un préavis de grève le mardi 12 décembre 2023 afin que les personnels de l’Éducation nationale soient administrativement couverts dans leur démarche et leurs actions.

Veuillez agréer, Madame et Monsieur les ministres, l’assurance de notre attachement profond au service public d’Éducation nationale.

Pour le SNUEP-FSU
Sigrid GERADIN

Pour le SNEP-FSU
Coralie BENECH

Pour la CGT Educ’action
Isabelle VUILLET et Michael MARCILLOUX

Pour le SNETAA-FO
Pascal VIVIER

Pour le SNALC
Jean-Rémi GIRARD

Pour Sud Education
Fatna SEGHROUCHNI

Pour la CNT
David CONNAUGHTON


Mise à disposition de la Polynésie française des personnels enseignants du premier degré spécialisés - rentrée d’août 2024

Mouvement

Mise à disposition de la Polynésie française des personnels enseignants du premier degré spécialisés – rentrée d’août 2024

Note de service du 23-10-2023 (NOR : MENH2328499N)


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Congés formation professionnelle

La circulaire pour les demandes de congés formation professionnelle 2024-2025 est disponible.

https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/10/Circulaire-CFP-2024-2025.pdf

L’essentiel à retenir :

N’attendez pas ! Les délais sont courts : inscription sur ESTEREL (mes applications, mon dossier, COFPI) du mercredi 8/11/2023 au vendredi 24/11/2023, accusés de réception (vérifiés, signés et accompagnés de PJ) avant le 8/12/2023 décembre

Sont concernés les titulaires, les stagiaires titulaires d’un autre corps et les contractuels

dossier suivi par Mme Bourdeau, tel 04 93 53 71 19, courriel : sgpe.actes-collectifs@ac-nice.fr

Si vous voulez un jour espérer obtenir ce congé il faut anticiper ! Dès vos premières années d’enseignement ! Vous êtes concernés si vous avez au moins 3 ans de service effectif dans l’administration.

Le délai actuel pour l’obtenir dépasse souvent 10 ans de demandes… celles-ci n’ont pas besoin d’être consécutives. Persévérez !

Les congés formation pour préparer l’agrégation sont limités à 8 mois.

Les congés formation peuvent être fractionnés par mois entre le 1er septembre 2024 et le 30 juin 2025.

L’indemnité mensuelle forfaitaire est de 85 % du traitement brut au moment de la mise en congé.

Mutations inter

voici les liens pour la circulaire

https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/11/Circulaire-MNGD-inter-2024-.pdf

lien pour l’arrêté :

https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/11/Arrete-INTER-2024.pdf

lien pour les annexes :

https://esterel.ac-nice.fr/intracom/index.php?pda_v3_pf=/_pda/2023/11/Annexes-INTER-2024-.pdf

Ne restez pas seul face à ce casse-tête, faites-vous aider par le SNALC Nice pour établir votre stratégie de vœux. Consultez notre page dédiée et n’hésitez pas à nous contacter.

https://snalcnice.fr/mouvement-inter-2024/

Participez à nos visio et trouvez les réponses à toutes vos interrogations :

https://snalcnice.fr/visio-inter-2024-organisees-par-le-snalc-nice-2nd-degre-psyen-cpe/

Virginie Carreaux


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