Lettre d'information SNALC - 19 septembre 2023 Professeurs agrégés de classe normale

Lettre d’information SNALC – 19 septembre 2023

Professeurs agrégés de classe normale

Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur
@ : contact   –   site : snalc.fr   
RENDEZ-VOUS DE CARRIÈRE 2022-2023
COMMUNICATION DE L’APPRÉCIATION FINALE

MODALITÉS DE RECOURS

Le PPCR impose aux agrégés comme aux autres enseignants trois rendez-vous de carrière en classe normale.

  • Le premier, pour le passage au 7e échelon
  • Le second, pour le passage au 9e,
  • Le troisième, la deuxième année du 9e échelon, pour déterminer la durée d’accès à la hors classe.

Pour davantage de précisions : voir fiche INFO-SNALC sur le rendez-vous de carrière

L’appréciation finale aux 6ᵉ et 8ᵉ échelons sera prise en compte pour le passage à l’échelon supérieur au titre de l’année 2023-2024. Elle est le premier des critères de classement des promouvables. 30% d’entre eux se voient accorder en fonction de leur rang dans la liste une accélération du rythme d’avancement qui correspond au gain d’un an sur la totalité de la durée de l’échelon (2 ans au lieu de 3 ans pour le 6ème échelon, 2 ans et 6 mois au lieu de 3 ans et 6 mois pour le 8ème échelon).

L’appréciation finale au 9ᵉ échelon sera utilisée pour la promotion de grade à la hors classe au titre de l’année 2024, avec effet au 1er septembre 2024. Cette appréciation est conservée sans aucune modification possible tant que l’agent n’est pas promu à ce grade.

En cas de désaccord, les agents disposent d’un délai de 30 jours francs pour former un recours gracieux (appelé aussi recours préalable) auprès du ministre.

Ils doivent adresser leur recours gracieux exclusivement dans l’application Colibris, via le bouton ci-dessous :
Colibris
En cas de refus, ou de non-réponse dans un délai de 30 jours francs qui équivaut à un refus, il est possible aux agents de demander au ministre de saisir la Commission Administrative Paritaire Académique (CAPA) où siègent les élus du SNALC pour qu’elle examine leur contestation.

Les professeurs ne peuvent saisir la CAPA (ou la CAPN) qu’après avoir formé un recours gracieux (ou préalable).

Au sein de la CAPA du second degré de votre académie ou de la CAPN pour la 29° base siègent les commissaires paritaires du SNALC qui bénéficient d’une longue expérience dans le domaine des recours des agrégés qui étaient jusqu’en 2022 exclusivement étudiées en CAPN. Pour défendre le caractère national de la gestion des agrégés, le SNALC demande le retour à des CAP par corps et une gestion en CAPN de la carrière des agrégés.

Pour joindre les élus académiques qui vous accompagneront dans votre démarche, cliquez sur votre académie :

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L’ADHÉSION AU SNALC
LE SNALC EST LE SYNDICAT REPRÉSENTATIF

LE MOINS CHER DE L’ÉDUCATION NATIONALE

Nos salaires sont trop bas. Le point d’indice est gelé.

Logiquement, le SNALC n’augmente pas ses tarifs pour la 13ème année consécutive.

Et mieux encore : le SNALC baisse ses tarifs dans la plupart des catégories !

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L’adhésion comprend : l’assistance et la protection juridiques pénales auprès de la GMF (agressions, diffamation…) ; le dispositif exclusif d’accompagnement et d’aide à la mobilité : mobi-SNALC ; et des tarifs négociés auprès de nombreux partenaires : avantages-SNALC.
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Lettre d'information SNALC Personnels de direction - 19 septembre 2023

Lettre d’information SNALC Personnels de direction – 19 septembre 2023
Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur
@ : perdir@snalc.fr   –   site : snalc.fr   
ÊTRE PERSONNEL DE DIRECTION EN 2023 : UN SACERDOCE ?
Combien d’entre nous se sont-ils jamais posés la question de devenir personnel de direction ? Les modalités d’accès sont diverses pour ne pas dire facilitées : concours, liste d’aptitude, détachement. Autant de façons différentes d’appréhender une profession qui, comme tous les métiers de l’Éducation nationale, est riche de sens, passionnante et, hélas, bien souvent trop peu considérée, mal payée et chronophage. Ajoutez à cela que les actualités regorgent de situations où les chefs d’établissement et leurs équipes sont pointés du doigt, désignés coupables des défaillances d’un système dont ils peinent à mettre en œuvre toutes les « subtilités ». Parvenir à concilier les exigences voire les injonctions institutionnelles avec la réalité du terrain relève d’un exercice digne d’un funambule.

Pourtant, les annonces du nouveau ministre amènent à espérer que cet état de fait que le SNALC dénonce depuis trop longtemps puisse évoluer favorablement. Par exemple, le respect de la laïcité et des valeurs de la République constitue une lutte quasi-quotidienne dans certains territoires nationaux. Les collègues syndiqués au SNALC font état de situations de pression intenables. Dans un tel contexte, le SNALC attend avec impatience la diffusion prochaine (avant la rentrée de ce 1er septembre ?) d’une circulaire ministérielle pour cadrer le port de tenues vestimentaires à caractère religieux ou politique. Le SNALC espère de ce texte un cadrage national fort sans ambigüité, dans le prolongement de la loi de 2004. C’est la condition sine qua non pour que cesse la remise en question de décisions locales, la médiatisation de situations et le recours à un arbitrage hiérarchique quand il n’est pas juridique. Les collègues personnels de direction expriment leur lassitude face à des situations où leurs décisions sont trop souvent contestées, voire cassées.

La vigilance s’impose aussi sur un sujet grave comme celui du harcèlement dont le ministre Gabriel Attal a annoncé qu’il ferait une de ses priorités. C’est un chantier que le SNALC suivra avec attention.

Être personnel de direction en 2023, c’est aussi être garant de la transmission des savoirs, d’un savoir ouvert, libre qui garantisse l’épanouissement, le bon développement des jeunes qui nous sont confiés. Dans cette perspective, la reconquête de la fin de l’année scolaire avec le report en juin des épreuves de spécialités correspond à une attente forte du SNALC. Il n’en reste pas moins que le sujet des options au lycée, peu valorisées dans le cadre du nouveau bac, l’absence de moyens horaires pour préparer les épreuves orales au collège dans le cadre du DNB, ou au lycée pour le grand oral, restent des sujets sur lesquels le SNALC attend des avancées.

Dans le même ordre d’idée, la crise du recrutement, le manque d’attractivité de nos métiers, la mise en œuvre du Pacte inquiètent le SNALC. La préparation de rentrée ressemble de plus en plus à un parcours du combattant : le BMP («Bloc moyen provisoire ») temps plein attendu est remplacé par deux stagiaires mi-temps, qu’il convient de libérer sur les mêmes demi-journées : allez, on ajuste ! Tel professeur a fait une demande de rupture conventionnelle avec un avis favorable en mai ? Les services ne valident finalement pas fin août : ce professeur reviendra-t-il ou pas ? Il faut organiser un recrutement d’urgence sur un poste spécifique à 4 jours de la rentrée… L’intervention des professeurs du 1er degré dans le cadre de l’heure de soutien et d’approfondissement du Pacte ne peut se faire que le mercredi en fin de matinée pour des raisons de compatibilités horaires. Il faut donc que la logique organisationnelle globale de l’établissement s’adapte à cela… Et le personnel de direction explique, dialogue et tente toujours d’arranger l’ensemble de ses équipes, quand bien même le texte, à l’origine de ces problématiques, semble ignorer le fonctionnement réel de l’établissement.

Être personnel de direction en 2023, c’est aussi avoir une certaine aptitude à l’amnésie pour ne pas s’user prématurément à faire et à défaire des réformes, à être un temps, celui du covid notamment, un manager à la pagaie, pour redevenir aujourd’hui, selon les mots du ministre, les « pilotes pédagogiques » de nos établissements respectifs.

Il n’est peut-être ni si loin, ni si inaccessible ce temps où Jean ZAY affirmait que : « les écoles doivent rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas » (circulaire du 31 décembre 1936)

En tout cas, à tous et à toutes, nous souhaitons une belle rentrée, une belle année scolaire ; sachez que vous pouvez compter sur l’engagement du SNALC pour défendre notre profession.

Stéphanie HAMM

Responsable nationale du SNALC

chargée des personnels de direction

perdir@snalc.fr

GROUPE DE TRAVAIL MOBILITÉ DES PERSONNELS DE DIRECTION
Compte rendu du SNALC – Groupe de travail du 14 septembre 2023

La journée consacrée à l’examen du bilan pour l’année 2022/2023 des lignes directrices de gestion (LDG) ministérielles relatives à la mobilité : attractivité du métier, égalité hommes-femmes, dérogations…

[Lire le compte rendu]

NOTE DE SERVICE MOBILITÉ DES PERSONNELS DE DIRECTION
Mobilité des personnels de direction à la rentrée 2024

La note de service relative aux opérations de mobilité des personnels de direction pour la rentrée 2024 est parue au BO n°32 du 31 août 2023

[Lire l’article]

LE PACTE MAIS TOUJOURS PAS DE PACTOLE
Le Pacte est l’illustration de la méconnaissance voire du mépris de la réalité du métier de personnel de direction. Le transfert de différentes missions des services académiques vers les établissements, à moyens humains constants, a considérablement augmenté la charge de travail du Perdir. Qu’importe, ce dernier, en véritable couteau suisse prend encore du galon : il devient VRP du Pacte.

[Lire l’article]

L’ADHÉSION AU SNALC :  90 €
Le SNALC est le syndicat  représentatif le moins cher de l’Éducation nationale.

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L’adhésion comprend : l’assistance et la protection juridiques pénales auprès de la GMF (agressions, diffamation…) ; le dispositif exclusif d’accompagnement et d’aide à la mobilité : mobi-SNALC ; et des tarifs négociés auprès de nombreux partenaires : avantages-SNALC.

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Le SNALC est indépendant et libre de toute attache à une organisation politique, confessionnelle ou idéologique (Statuts, article 1). Les cotisations sont les seules ressources du SNALC : il n’a de compte à rendre qu’à ses adhérents.

Le SNALC est représentatif pour tous les personnels de l’Education nationale : il siège au CSA ministériel.

En savoir plus sur le SNALC

Crédits images : dans les articles en lien


Enquête du SNALC: Le Pacte dans les collèges et lycées généraux et technologiques

Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur
Enquête du SNALC
Le Pacte
dans les collèges et lycées généraux et technologiques
Merci de ne pas tenir compte de ce message si vous n’êtes pas concerné par ce sujet.

La part fonctionnelle de l’ISOE – autrement dit  » le Pacte  » – se met en place en cette rentrée 2023-2024. Le SNALC s’est déjà prononcé à plusieurs reprises sur ce dispositif. Mais afin de continuer à porter votre parole dans les échanges que nous avons avec le Ministère et de faire de vraies remontées de terrain, nous avons besoin de vos retours sur le fonctionnement de votre établissement, sur votre réaction et celle de vos collègues face à cette nouveauté.

Date limite de réponse : 1er octobre 2023

Pour le SNALC, Sébastien Vieille
Secrétaire national chargé de la pédagogie
pedagogie@snalc.fr

Nous vous remercions par avance de votre participation à cette enquête
répondre à l’enquête
Vous pouvez aussi accéder à l’enquête en copiant-collant directement cette adresse dans votre navigateur : https://oxiforms.com/?0qvfe


Attractivité du métier d’enseignant : audience du 19 septembre 2023

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Audience bilatérale sur l’attractivité du métier d’enseignant
Compte rendu du SNALC

THÈME

Échange entre le SNALC et le ministère (avec présence du ministre) suite à la réunion du 13 septembre

L’ESSENTIEL

Le SNALC a présenté ses priorités et ses propositions sur la question de l’attractivité, et donné ses positions sur certains sujets complémentaires proposés par le ministère.

Les grands points abordés ont été la rémunération, la carrière, les mutations, le recrutement, la formation, les conditions de travail.

LE SNALC A INSITÉ SUR…

  • Le nécessaire rattrapage salarial, qui n’a toujours pas été réalisé. Les mesures de l’an dernier sont insuffisantes et le SNALC défend une programmation pluriannuelle, qui pour une fois n’oublie pas les collègues en deuxième et troisième tiers de carrière, afin de reconstituer un vrai déroulé de carrière. Le SNALC a apporté ses analyses sur les problèmes liés aux rendez-vous de carrière (critères, avis pérenne…)
  • La nécessité de retrouver des possibilités de mutations pour les collègues. Le mouvement est de plus en plus bloqué, dans le second comme dans le premier degré. Les différentes mesures prises (mouvement en deux phases, suppression des compétences des commissions paritaires, suppressions de postes…) ont dégradé considérablement la mobilité. Non seulement cela peut décourager des étudiants de passer le concours, mais cela décourage aussi des contractuels. Le SNALC a rappelé le nécessaire respect des statuts, comme par exemple celui des agrégés, insuffisamment pris en compte pour muter en lycée.
  • La nécessité d’une entrée progressive dans le métier, avec des périodes d’observations et de pratique accompagnée en école/établissement. Le SNALC s’est toujours opposé au positionnement du concours en fin de M2 et aux stagiaires à temps plein devant élèves. Les démissions de stagiaires, plus nombreuses chaque année, nous donnent raison.
  • Son opposition totale à la politique que le ministère est en train de mettre en place sur la formation continue, qui serait à terme à 100 % hors du temps devant élève. C’est une dégradation objective des conditions de travail, une augmentation objective de la charge de travail. Comment ose-t-on faire ça à un métier qui est déjà en crise ?
  • La réduction de la taille des classes, qui est une nécessité pour retrouver le plaisir d’enseigner. Le SNALC est aussi revenu sur la politique de l’école inclusive, ainsi que l’état pitoyable du bâti scolaire (et ses conséquences, notamment en matière de températures).

L’AVIS DU SNALC

Le SNALC constate que le ministère prend le temps d’écouter, mais nous jugerons aux actes. Sans des mesures salariales fortes, on n’arrivera non seulement pas à résorber la crise des recrutements, mais on risque même de l’aggraver par une rapide augmentation des départs volontaires. Le ministre est désormais au courant de la situation : nous saurons très vite si l’École est une réelle priorité ou si, une fois encore, ce n’est que de la com’.

Le SNALC continuera également de porter sa proposition de rattrapage salarial via une loi de programmation pluriannuelle auprès des députés ce mercredi.


École inclusive : compte rendu de la réunion du 18 septembre 2023

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ÉCOLE INCLUSIVE

Compte rendu de réunion ministérielle

 

18 septembre 2023

THÈME

Point global sur l’école inclusive

L’ESSENTIEL

  • Formation : veiller à permettre plus de formations pour les AESH. Groupe de travail dès ce mois-ci.
  • Accompagnement humain.
  • Autres mesures destinées à améliorer l’accessibilité de l’École : attribution d’un numéro INE à chaque élève.
  • Mesures liées à la conférence nationale du handicap : il n’est pas prévu de fusionner les fonctions des AESH et des AED, mais de créer un nouveau cadre d’emploi d’ARE sur une base volontaire [Note du SNALC : on sait comment ça se termine, ces choses-là…].
  • Calendrier pour une mise en œuvre à la rentrée 2024, avec des groupes de travail tout au long de l’année :
    • Mise en œuvre progressive des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS), visant à remplacer les PIAL, à partir de la rentrée 2024, sur 3 départements.
    • Cahier des charges des PAS travaillé entre octobre 2023 et mars 2024.
    • Déploiement d’un parcours de formation lié à la mission du pacte sur l’école inclusive [Note du SNALC : maintenant, il faut signer le pacte pour être formé…].
    • Nouvelle circulaire travaillée pour publication en juin 2024.
    • Projet de publication du cadre d’emploi des ARE au printemps 2024.
    • Travaux pour la mise en place de 100 structures médico-sociales dans les murs de l’École à l’horizon 2027.

LE SNALC A INSITÉ SUR…

  • La gestion budgétaire de plus en plus inhumaine de l’École inclusive.
  • La maltraitance institutionnelle envers les AESH, mais aussi envers les personnels enseignants. Un point d’alerte encore plus fort sur l’école primaire, où les collègues sont de plus en plus démunis.
  • L’absence de reconnaissance de la charge de travail supplémentaire créée par la politique de l’école inclusive (avec un point de vigilance supplémentaire sur les professeurs principaux).
  • La nécessité d’un bilan des PIAL, qui n’a toujours pas été fait alors même que ces derniers sont source de dysfonctionnements
  • La création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.
  • Sa demande de ne pas suivre la conférence nationale du handicap, qui veut fusionner les métiers d’AED et d’AESH. C’est une insulte lancée à la face de ces deux métiers.
  • La nécessité de créer une instance partenariale incluant les syndicats représentatifs. Aujourd’hui, la politique de l’École inclusive se fabrique sans les personnels, qui sont pourtant ceux qui la mettent en œuvre.
  • Un point d’alerte sur les structures spécialisées et le manque de places disponibles.

L’AVIS DU SNALC

On ne peut continuer ainsi. La politique de l’École inclusive est en train d’exploser sous nos yeux. Elle crée une grande souffrance chez les personnels comme chez les élèves et les familles car elle est de moins en moins centrée autour des besoins réels des élèves en inclusion. Le SNALC a alerté depuis longtemps sur cette situation.

La gestion des AESH comme leur rémunération est une honte, et ce n’est pas en les déprofessionnalisant — comme le suggère la Conférence Nationale sur le Handicap (CNH) — que l’on va arranger les choses. Les PIAL doivent être abandonnés. La réponse du ministère sur le « statut d’emploi d’ARE », fût-elle volontaire, est choquante. C’est une sorte de chantage : pour que des AESH puissent travailler à temps plus complet, il leur faudrait changer de cadre d’emploi et élargir leurs missions. Le SNALC demande qu’on améliore le métier d’AESH, pas qu’on le mette en concurrence avec un autre.

Pour le SNALC, il est impératif d’inclure les représentants des personnels dans la définition de la politique de l’École inclusive : ils en ont toujours été exclus jusqu’à présent. C’est le seul moyen pour que l’ensemble des acteurs prenne conscience des difficultés concrètes des personnels de l’Éducation nationale, de la souffrance au travail créée, des burn-out provoqués…

Si le projet est de décliner les annonces de la Conférence Nationale sur le Handicap, qui ont été faites sans aucune concertation avec les personnels de l’Éducation nationale, le SNALC mettra en débat dans ses instances nationales sa participation à ce processus.


Dans le Primaire, des contes à dormir debout

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Il était une fois, dans le 1er degré sous contrat, deux mythes contés au coin du feu, bien pratiques pour faire faire des heures en plus, non rémunérées, aux professeurs des écoles.

Le premier conte narré pour les endormir, appelé « Veillée d’août de charité », était qu’une journée de pré-rentrée supplémentaire, le jeudi 31 août cette année, devait avoir lieu mais qu’elle n’était pas décomptée des 108h. On ne peut que comprendre les directeurs et directrices, les réunions sont des moments tellement palpitants et pleins de joie ! Se fait-on payer pour un loisir ?

Pourtant, l’arrêté du 15 décembre 2020 indique que « pour les enseignants, deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, pourront être dégagées, durant l’année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques ».

Il s’agit donc d’une possibilité et non d’une obligation. Surtout, il s’agit bien de formation. Ainsi, cette journée de pré-rentrée supplémentaire n’en est pas une mais doit en revanche être décomptée des 108h et plus précisément des 18h qui  sont dévolues à la formation en leur sein. Comme le rappelle le Conseil d’Etat à ce sujet, il n’existe pas de catégorie fourre tout en dehors des 108h ou des 24 heures de cours hebdomadaires.

24h ? Car oui, il s’agit du deuxième conte, « La 25ème heure », et il est bien meilleur que le précédent. Dans l’enseignement privé sous contrat, les professeurs des écoles, ces nantis, devraient faire bénévolement une heure de cours de plus hebdomadaire que leurs homologues du public, soit 25h. Cette étrange coutume faite pour honorer les enseignants de primaire est malheureusement illégale. En effet, les agents publics que sont les professeurs des écoles du privé sous contrat sont régis par le décret n°2008-775 du 30 juillet 2008 et par la circulaire n° 2013-019 du 4-2-2013 qui sont les mêmes que celles de leurs collègues du public et qui stipulent qu’ils doivent faire 24h de cours devant élèves. C’est leur statut.

Nous invitons donc tous nos lecteurs à informer leurs collègues du caractère légendaire de cette 25ème heure de cours. Oui, le chagrin sera grand chez certains, mais que voulez-vous, il faut bien dire aux grands enfants qui entretiennent ces contes que le Père Noël n’existe pas.

Nous rappellerons en conclusion de ce récit que chaque collègue qui accepte de travailler sans être payé nuit à l’ensemble du métier et contribue à sa détérioration. Nous sommes des salariés et des professionnels. Il existe un grand nombre d’associations ayant besoin de bénévoles, ce que nous ne sommes pas.

Loin des fables, le SNALC privé vous accompagnera pour faire cesser ces contes à dormir debout. Ces mensonges vous volent du temps et de l’argent. Nous ne pouvons le tolérer.

lemondedesgifs.over-blog.com


Rentrée 2023 : Des chantiers importants (Et il y a du boulot!)

 

Pour le SNALC, avec les annonces de l’été et les réformes qui se mettent en place, beaucoup de difficultés nous attendent et beaucoup de luttes sont à mener. Des exemples dans cette vidéo. Les vidéos concernant le PACTE, c’est ici:    • Le Pacte dans le premier degré      • Le pacte enseignant est dangereux  


CPF – OUVERTURE D’UNE NOUVELLE CAMPAGNE jusqu’au 16/10/2023

CPF – OUVERTURE D’UNE NOUVELLE CAMPAGNE jusqu’au 16/10/2023

La campagne est ouverte du :

lundi 11 septembre au lundi 16 octobre 2023 inclus

Toutes les informations sont sur Esterel Nice.

Les demandes de mobilisation au CPF sont à formuler depuis le lien ci-dessous :

https://demarches-nice.colibris.education.gouv.fr/formation/rh-demande-de-mobilisation-du-compte-personnel-de-formation-cpf-hors-paf/

Le Snalc est à votre disposition pour toutes questions.


France Inter – fin des textes à trous et plus d’écrits, nouvelles recommandations de Gabriel Attal !

« …une fois encore, le ministre de l’Éducation nationale, son rôle n’est pas de venir faire ponctuellement une recommandation pédagogique à des enseignants qui, je vais le dire, connaissent leur discipline mieux que lui. … »
Jean-Rémi Girard
Président du SNALC

Gabriel Attal, qui publie […] une tribune dans le journal Le Monde intitulée “Je crois aux forces de l’écrit” […], demande notamment l’abolition des textes à trous et la mise en place d’un test de rédaction à l’entrée de la 6e…

Jean-Rémi Girard, président du SNALC,  réagit sur France Inter le 15 septembre  2023

France Inter

L’abolition des textes à trous et un test de rédaction à l’entrée en 6e, le ministre de l’Éducation veut mettre le paquet sur l’écrit à l’école. Nous serons en ligne avec Jean-Rémi Girard, président du SNALC, le syndicat national des lycées et collèges. Ça tombe bien, il est professeur de français. On parlera de cette longue lettre, de cette longue tribune publiée par Gabriel Attal dans le journal Le Monde.

[…]

Autour de 200 postes restent à pourvoir dans les collèges et les lycées, dit aujourd’hui Gabriel Attal, 155 à l’école primaire, ajoute le ministre de l’Éducation nationale. De quoi au moins étonner les syndicats d’enseignants. Lundi, dans un sondage réalisé auprès de 500 établissements, il manquait en moyenne un enseignant dans la moitié des collèges et des lycées, mais selon le ministère, cette étude ne distingue pas les postes non pourvus des absences ponctuelles des professeurs qui ont vocation, je cite, à être remplacées rapidement. Gabriel Attal, qui publie par ailleurs ce soir une tribune dans le journal Le Monde intitulée “Je crois aux forces de l’écrit”, fait un clin d’œil à peine voilé à la fameuse phrase de François Mitterrand. Dans ce texte, Gabriel Attal répond à la lettre ouverte publiée il y a quelques jours dans le même journal par de nombreuses personnalités, dont des écrivains, qui lui demandaient précisément de redonner à l’écrit ses lettres de noblesse. Le ministre de l’Éducation nationale demande notamment l’abolition des textes à trous et la mise en place d’un test de rédaction à l’entrée de la 6e, ce qu’il a d’ailleurs répété également lors d’un déplacement dans une école primaire de l’Eure-et-Loir. Aujourd’hui, que faut-il en penser ? On pose la question à Jean Rémi Girard. Bonsoir.

Jean-Rémi Girard

Bonsoir.

France Inter

Vous êtes le président du SNALC, le syndicat national des lycées et collèges. Vous êtes vous-même professeur de français, donc j’imagine que vous êtes sensible à cette initiative du ministre, plus de textes à trous dans les apprentissages au cours moyen et au collège, dit Gabriel Attal, qui demande que cela s’applique dès cette année. Vous comprenez cette recommandation, Jean Rémi Girard ?

Jean-Rémi Girard

Non, pas particulièrement. D’une part, il y a quand même la liberté pédagogique des enseignants qui est garantie par la loi, donc ce n’est pas le ministre dans une tribune qui peut venir changer quoi que ce soit à cela. Ensuite, les textes à trous, ce n’est pas forcément la panacée, et effectivement, ce n’est pas une très bonne idée d’en abuser probablement, mais très ponctuellement, ce n’est pas forcément complètement idiot. Enfin, une fois encore, le ministre de l’Éducation nationale, son rôle n’est pas de venir faire ponctuellement une recommandation pédagogique à des enseignants qui, je vais le dire, connaissent leur discipline mieux que lui.

France Inter

Le ministre, qui avait déjà demandé il y a quelques jours 2 heures par jour consacrées à la lecture en CP ainsi qu’un texte écrit par semaine en CM2, interfère trop dans le travail des enseignants. En gros, c’est ce que vous nous dites ?

Jean-Rémi Girard

Ça fait beaucoup d’écumes médiatiques en fait, parce que c’est très joli de dire ça, ça ne va pas forcément changer les pratiques dans les classes où l’on fait lire les élèves en CP étonnamment et où l’on fait écrire les élèves en CM2. Maintenant, il faut voir dans quelles conditions on le fait. C’est-à-dire que le CM2, ce sont souvent des classes qui sont très chargées, ce sont souvent des classes qui peuvent être de plus en plus difficiles avec beaucoup d’adaptation individuelle à faire avec des élèves qui ont différents plans d’accompagnement. Effectivement, les enseignants font, j’allais dire, ce qu’ils peuvent et ils ne vont pas forcément être aidés par une nouvelle injonction par semaine qui leur tombe dessus. Si on veut faire un travail sérieux, et nous, au SNALC, on est prêt à faire un travail sérieux sur les programmes de français. Et bien justement, il faut qu’on travaille sur les programmes, puisque c’est le texte commun à tous les enseignants de France, donc travaillons sur les programmes, voyons s’il y a des choses qui peuvent être améliorées, à partir de là, on peut travailler sur la formation initiale des enseignants et essayer d’avoir de la formation continue parce qu’on n’en a pas beaucoup dans ces domaines-là, mais ça ne sert à rien de faire une grande tribune dans Le Monde pour dire “on va interdire les textes à trous”, ça n’a pas d’intérêt en fait.

France Inter

Le ministre, toujours dans cette tribune, dit également qu’il veut créer dès cette année un double concours national d’écriture pour les élèves en fin de primaire, en fin de collège, et même un pour les enseignants, dont je le cite, “le talent mérite d’être mieux reconnu.” Qu’en dites-vous ?

Jean-Rémi Girard 

Alors, pour les élèves, il y a déjà des tas de concours d’écriture qui existent, ce n’est peut-être pas la peine d’en créer un nouveau. Pour les enseignants, s’ils veulent reconnaître notre talent, moi je pense qu’une augmentation salariale serait plus justifiée qu’un concours. Accessoirement, mes collègues et moi avons déjà passé un concours, on n’a pas besoin de faire un concours d’écriture pour l’Éducation nationale, de toute façon, on n’a pas le temps.

France Inter

À bon entendeur pour l’augmentation de salaire. Merci beaucoup. Jean-Rémi Girard, président du SNALC, merci d’avoir répondu aux questions de France Inter.

« … s’ils veulent reconnaître notre talent, moi je pense qu’une augmentation salariale serait plus justifiée qu’un concours. Accessoirement, mes collègues et moi avons déjà passé un concours, on n’a pas besoin de faire un concours d’écriture pour l’Éducation nationale, de toute façon, on n’a pas le temps… »
Jean-Rémi Girard
Président du SNALC


Climat scolaire, harcèlement, laïcité : le ministre durcit le ton

© Estelle_MEUNIER

Quelques jours après sa nomination, le ministre Gabriel Attal a publié deux importants décrets sur la protection des élèves et le respect des principes et valeurs de la République.

Le décret 2023-783 du 16 août 2023 impose aux directeurs d’école de réunir l’équipe éducative dans les plus brefs délais en cas de harcèlement d’élèves.

Le décret 2023-782 du 16 août 2023 permet au DASEN de demander au maire la radiation d’un élève harceleur si les mesures déjà arrêtées par le directeur d’école n’ont pas permis de garantir la santé et la sécurité des autres élèves. Pour le secondaire, le décret étend le champ de la procédure disciplinaire en cas de harcèlement d’élèves situés dans un autre établissement.

En outre, information passée inaperçue et cependant d’une importance majeure, ce décret fait obligation au chef d’établissement d’engager une procédure disciplinaire pour des faits portant atteinte aux valeurs de la République et à la laïcité ; il précise aussi les modalités de tenue et de composition du conseil de discipline réuni dans ce cas, afin d’en garantir l’ordre et la sécurité.

À l’ère du #PasDeVague et de la « bienveillance » sans cesse prônée par l’institution à l’égard d’élèves défiant de plus en plus l’autorité, le SNALC se félicite de la publication de ces décrets. Ils sont un premier pas vers la reconnaissance d’une dégradation importante du climat scolaire et l’exigence du respect des principes et valeurs autant que des personnes. Reste à savoir si et comment ils seront appliqués.


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