Évaluations d’école : compte rendu du SNALC du 13 décembre 2023

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Audience multilatérale du 13 décembre 2023
Compte rendu du SNALC

THÈME

Audience demandée par un courrier commun de cinq des sept organisations représentatives, dont le SNALC.

L’ESSENTIEL

Le ministère rappelle le cadre de la loi. Le Conseil d’Évaluation de l’École entend le caractère chronophage des évaluations, mais indique qu’il faut le « lisser sur cinq années », puisque les évaluations ont lieu tous les cinq ans. Il indique qu’il convient d’anticiper et de s’organiser sur cinq ans. Le cadre des évaluations du second degré a déjà été ajusté puisque la démarche y a commencé plus tôt ; cela pourra être fait dans le premier degré. Il se propose de prolonger l’échange avec nous. Le ministère nous propose également la fameuse notion de « partage des bonnes pratiques ».

LE SNALC A INSISTÉ SUR…

  • la charge de travail créée par ces évaluations d’école, qui est loin d’être prise en compte par l’institution ;
  • le manque complet d’intérêt de ces évaluations pour les collègues : elle ne servent à rien !
  • la façon dont ces évaluations placent d’autres acteurs (notamment les parents) en position de clients de l’école ;
  • l’ajout de nouvelles missions et charges de travail pour les directions d’école, alors qu’on leur avait promis un allègement ;
  • les tensions potentielles avec la hiérarchie, quand bien même ce n’est pas l’IEN de la circonscription qui pratique l’évaluation externe ;
  • sa demande d’abandon de ces évaluations d’école, ou, à défaut, la demande de les organiser uniquement sur la base du volontariat.
  • La vision idyllique que le conseil d’évaluation de l’école nous propose des évaluations ayant eu lieu dans le second degré : la réalité est toute autre.

L’AVIS DU SNALC

Il est évident que l’architecture même des évaluations d’école est problématique, et engendre une charge de travail dont le résultat est, au mieux discutable, et au pire toxique. Une réelle volonté politique ne trouverait pas que modifier la loi est un obstacle insurmontable pour répondre à ce problème.

En tout état de cause, si certains éléments problématiques peuvent relever de l’organisation locale, c’est au ministère de trouver des solutions sur la question des obligations de service et du temps de travail, qui relèvent bien du niveau national.

 


Affectation des personnels enseignants, d'éducation et des psychologues de l’éducation nationale à Saint-Pierre-et-Miquelon – Rentrée scolaire 2024

Mobilité des personnels du second degré

Affectation des personnels enseignants, d’éducation et des psychologues de l’éducation nationale à Saint-Pierre-et-Miquelon – Rentrée scolaire 2024

Note de service du 30-10-2023 (NOR : MENH2326370N )


Attractivité et conditions de travail : CR du SNALC du 8 décembre 2023

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Groupe de travail sur l’attractivité du métier d’enseignant
« Conditions de travail »
Compte rendu du SNALC

THÈME

Troisième groupe de travail sur l’attractivité du métier enseignant, portant sur les conditions de travail.

L’ESSENTIEL

  • Un constat sur les effectifs des classes mais ne présentant que des moyennes 1er degré / 2nd degré, sans pistes d’amélioration.
  • Une grande partie de la réunion consacrée à l’action sociale : quelques éléments intéressants (étendre ou créer des aides pour le logement ou pour renforcer l’attractivité de l’Île de France, accélérer le versement de certains éléments de rémunération, etc.).
  • Proposition de négocier un accord avec les organisations syndicales, sur la qualité de vie et les conditions de travail des agents, dès le 1er trimestre 2024.
  • Déblocage de fonds pour accélérer la rénovation du bâti scolaire (500 millions d’euros par an jusqu’en 2027).
  • Desserrage du calendrier : les annonces seront faites début février et non début janvier.
  • Le 21/12 au CSA ministériel : présentation d’un schéma emploi revu (1er et 2nd degré).
  • Une équipe de chercheurs travaille sur la question de la mobilité en vue du mouvement 2025 ; des pistes seront données au printemps prochain.

LE SNALC A INSISTÉ SUR…

  • La taille des classes, d’autant que les dernières annonces ministérielles en font clairement un enjeu : comment faire des groupes de 15 élèves, créer des classes prépa-lycée ?
  • La question des remplacements qui va avec : augmentation des TZR, brigades, afin d’éviter d’avoir des classes surchargées, des élèves des collègues absents en primaire par exemple.
  • Le climat scolaire : le rapport Pisa constate qu’il est particulièrement mauvais en France ; or, il a des conséquences évidentes sur le bien-être au travail.
  • Le temps de travail, non abordé alors qu’il existe des chiffres sur le sujet (réunions de plus en plus fréquentes, formation continue y compris à distance, etc.).
  • Les fins de carrière déjà difficiles et qui ne risquent pas de s’améliorer avec la réforme des retraites.
  • L’école inclusive, difficile à gérer pour la quasi-totalité des enseignants.

L’AVIS DU SNALC

Le périmètre de ce GT a clairement posé un problème : l’action sociale est un sujet à part entière en lien avec l’attractivité, mais hors sujet dans un GT sur les conditions de travail. De plus, alors que ce GT est censé concerner les personnels enseignants-CPE-Psy-EN, aucun des chiffres donnés ne les concernent en particulier.

La réponse de l’administration à notre question sur le périmètre de ce groupe de travail montre clairement qu’elle n’en savait rien en amont, puisqu’elle propose d’ici la fin de l’année de le préciser. Autrement dit, ce GT n’aura pas fait avancer grand-chose sur le sujet des conditions de travail.


Lettre d'information SNALC - 12 décembre 2023 Conditions de travail et climat scolaire

Lettre d’information SNALC –  12 décembre 2023

Conditions de travail et climat scolaire

Personnels de l’Education nationale

Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur
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 Résister, protéger, accompagner :

le SNALC à vos côtés

Depuis la rentrée, l’Éducation nationale a régulièrement été au centre de l’actualité : bien trop souvent hélas pour de tristes raisons, sans rapport avec l’enseignement à proprement parler.

Le fléau du harcèlement scolaire, puis l’horreur du terrorisme ont endeuillé la communauté éducative. Pas de lien entre les deux si ce n’est le constat que l’école est bien loin d’être un sanctuaire. Au contraire, secouée par les tensions de la société, elle en devient une cible toute trouvée pour ceux qui souhaitent attaquer la République et ses principes. La question de la laïcité et des tenues vestimentaires n’est à cet égard que la partie visible de l’iceberg.

C’est pourquoi, dans ces circonstances, le SNALC se doit d’autant plus d’être force de proposition pour défendre et protéger concrètement les personnels : que ce soit dans les réunions au ministère, dans les médias ou au plus près de vous dans les académies. Chaque jour, plus que jamais, le SNALC réitère son engagement à résister, vous protéger et vous accompagner.

Élise BOZEC-BARET,

Secrétaire nationale chargée des conditions de travail et du climat scolaire

conditionsdetravail@snalc.fr

Conditions de travail :  à quand la fin du déni ?

Dès la rentrée, le SNALC alertait sur la dégradation des conditions de travail des personnels et le déni du ministère à ce sujet, tout en rappelant également son engagement humaniste auprès des personnels qu’il représente.

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Protéger

L’atroce assassinat de notre collègue Dominique Bernard par un ancien élève le 13 octobre dernier, trois ans après celui de Samuel Paty, a ébranlé l’ensemble des Français, mais encore plus les personnels de l’Éducation nationale. Voici les mots par lesquels le président du SNALC a réagi au nom de notre syndicat.

[…Lire l’édito]

Pour protéger l’école, la « résistance » doit s’organiser !

Des documents mis en ligne par le gouvernement et le ministère sont à la disposition des personnels afin de les aider en cas d’attaque terroriste. Qu’y trouve-t-on, et quelles sont leurs limites ?

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Harcèlement : un nouveau décret à utiliser avec précaution

Concernant le harcèlement scolaire, le code de l’éducation a été modifié au mois d’août dernier : il est désormais possible pour un directeur d’école de suspendre l’accès de l’école à un élève harceleur, pendant cinq jours. Comment mettre en application ce texte de manière avisée ?

[…Lire la suite]

Harcèlement,  un timide pas en avant

Le 5 septembre 2023, Nicolas, élève de 15 ans scolarisé dans un lycée des Yvelines, se suicide après avoir subi du harcèlement dans son ancien établissement. Ses parents avaient pourtant alerté l’établissement au moment des faits ainsi que le rectorat de Versailles, sans que le problème ne soit réglé.

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Abaya : le choix de la raison

L’interdiction de l’abaya a fait couler beaucoup d’encre à la rentrée. Pour le SNALC, seul syndicat de l’Éducation nationale à avoir voté pour la loi de 2004, il s’agit d’une mesure permettant enfin d’éviter aux personnels en première ligne de devoir déterminer par eux-mêmes ce qui relève ou non du religieux.

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LES 10 RECOMMANDATIONS DU SNALC POUR ÊTRE PLUS FORT AU TRAVAIL
Même si «cela n’arrive qu’aux autres », nous vous invitons à prendre connaissance des 10 recommandations du SNALC : autant d’erreurs à ne pas commettre, de conseils à appliquer, de pièges à repérer… [Lire la suite]
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Logiquement, le SNALC n’augmente pas ses tarifs pour la 13ème année consécutive.

Et mieux encore : le SNALC baisse ses tarifs dans la plupart des catégories !

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LA LAÏCITE, MIEUX QU’UN WEBINAIRE, UNE CONFERENCE-DEBAT !

Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur

ACADEMIE DE NICE

 

 

LA LAÏCITE, MIEUX QU’UN WEBINAIRE, UNE CONFERENCE-DEBAT !

 

Le SNALC NICE vous invite à une journée (entièrement) dédiée à la laïcité,  avec Henri PEÑA-RUIZ

LE VENDREDI 23 FÉVRIER AU COLLEGE HENRI MATISSE (NICE) DE 9 H à 16H30

Nous célébrons ce 9 décembre, journée de la laïcité, l’anniversaire de la loi de 1905. Créé lui-même en 1905, le SNALC a toujours défendu avec force ce principe fondateur de notre République.

Alors que l’école laïque est aujourd’hui la cible de l’obscurantisme et du terrorisme, pourquoi et comment transmettre ce principe, vecteur d’émancipation, de tolérance et de concorde, et y faire adhérer nos élèves ?

 

 

 

UNE CONFÉRENCE-DÉBAT SUIVIE D’UN ATELIER DE MISE EN PRATIQUE :

 

•  Pourquoi la laïcité ? Par Henri Peña- Ruiz, spécialiste renommé et reconnu de la laïcité, membre de la commission Stasi en 2004, lauréat du prix de la laïcité en 2014. La conférence sera suivie d’un débat abordant les questions vives de l’actualité.

• Pour que vive l’école laïque : atelier animé par Solange de Jésus, membre du bureau national du SNALC, chargée des principes et valeurs de la République.

 

 

 

 

Programme prévisionnel de la journée :

 

 

– 9 h-9 h 30 : Accueil-café offert par le SNALC.

– 9 h 30-10 h 30 : Conférence-débat :  Pourquoi la laïcité ? Par Henri Peña-Ruiz, philosophe et écrivain, spécialiste de la laïcité, auteur, entre autres de :

    • Dieu et Marianne. Philosophie de la laïcité, PUF, coll. « Fondements de la politique », Paris, 1999 (ouvrage couronné par le prix de l’instruction publique en 2000). Réédition revue et augmentée, PUF, coll. « Quadrige », Paris, 2012.

    • Qu’est-ce que l’école? Gallimard, coll. « Folio actuel », Paris, 2005.

    • Histoire de la laïcité, Genèse d’un idéal, Gallimard, coll. »Découvertes », 2005.

    • Dictionnaire amoureux de la laïcité, Plon, 2014. Éd. revue et augmentée, 2016.

Retrouver Henri Peña-Ruiz sur Youtube en cliquant ICI

– 10 h 30-12 h : Échanges avec la salle.

– 12 h-14 h : repas libre

– 14 h-16h30 : Atelier animé par Solange de Jésus, membre du bureau national du SNALC, chargée des principes et valeurs de la République; Il sera centré sur la mise en œuvre pratique du discours et des outils pour défendre et transmettre ce principe dans l’exercice de nos métiers autour de questions comme :

    • Comment tenir un discours clair sur la laïcité ?

    • Quels outils pour faire vivre la laïcité à l’école ?

    • Occuper la fonction de référent laïcité en établissement : un poste stratégique.

 

 

 

 

 

Colloque ouvert à tous (adhérents ou non)

 

Le SNALC est heureux de vous inviter à ce colloque où pourront être abordées, avec des intervenants de qualité, toutes les questions que vous vous posez sur la laïcité, thème plus que jamais d’actualité.

Pour s’inscrire au colloque cliquer ICI

 

 

 

 

NOS GUIDES

Le SNALC vous informe régulièrement par l’intermédiaire de ses Guides.

Ceux-ci ont vocation à recenser l’ensemble de vos droits, obligations et protections liés à votre statut.

 

 

 

 

Contacts :

06 83 51 36 08   –   04 94 91 81 84   –   06 65 79 14 70

nice@snalc.fr   –   snalc.83@free.fr

L’ADHESION AU SNALC

Le SNALC est le syndicat le moins cher de l’Education nationale (comparons…). Assistance et protection juridiques pénales comprises (agressions, diffamation, harcèlement…). Dispositif exclusif d’aide à la mobilité : mobi-SNALC. Tarifs négociés auprès de nombreux partenaires : « Avantages-SNALC ».

Le SNALC n’a pas augmenté ses cotisations pour la 13e année consécutive étant donné que nos salaires n’évoluent pas.

Le SNALC est totalement indépendant : les cotisations sont ses seules ressources. Il n’a de compte à rendre qu’à ses adhérents.


QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1483

ÉDITO : SOYONS EXIGEANTS

Alors que la dernière enquête PISA confirme la crise de notre système éducatif et que le ministre vient de faire de nombreuses annonces suite à sa mission « exigence des savoirs », est-on enfin en train de mettre la transmission des savoirs au premier plan ? Notre ministère s’était surtout complu ces dernières années dans le tout compétences, et nettement moins dans le domaine de l’exigence. Pensons à l’abandon quasi définitif du redoublement sans qu’aucune alternative ait été mise en place, par exemple. Non pas que le redoublement soit la panacée, mais le passage automatique de classe en classe sur le grand tapis roulant du système, et ce, quel que soit le niveau de l’élève, l’est encore moins. De ce point de vue, rendre le pouvoir de décision aux professionnels que nous sommes est un signal positif, bien au-delà du débat sur l’utilité ou non du redoublement. [Lire la suite]

DOSSIER DU MOIS : 

EXIGENCE DES SAVOIRS : LA CONTRE-ENQUÊTE DU SNALC

  • Les résultats et l’analyse par niveau d’enseignement :
    • école
    • collège
    • lycée professionnel
    • lycée général et technologique
  • Synthèse des propositions du SNALC

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1483 – école

ÉDITO : UNE ÉCOLE SANS POUSSIÈRE SOUS LE TAPIS

Alors que la dernière enquête PISA confirme la crise de notre système éducatif et que le ministre vient de faire de nombreuses annonces suite à sa mission « exigence des savoirs », est-on enfin en train de mettre la transmission des savoirs au premier plan ? Notre ministère s’était surtout complu ces dernières années dans le tout compétences, et nettement moins dans le domaine de l’exigence. Pensons à l’abandon quasi définitif du redoublement sans qu’aucune alternative ait été mise en place, par exemple. Non pas que le redoublement soit la panacée, mais le passage automatique de classe en classe sur le grand tapis roulant du système, et ce, quel que soit le niveau de l’élève, l’est encore moins. De ce point de vue, rendre le pouvoir de décision aux professionnels que nous sommes est un signal positif, bien au-delà du débat sur l’utilité ou non du redoublement. [Lire la suite]

Afin d’être au plus près de vos attentes et de vous informer au mieux, la revue du SNALC a évolué dès cette rentrée, avec désormais deux numéros mensuels au lieu d’un : l’un centré sur le second degré et le supérieur, et le second sur les problématiques spécifiques de l’école primaire.


Lettre d'information SNALC - 9 décembre 2023 Professeurs de lycée professionnel

Lettre d’information SNALC –  9 décembre 2023

Professeurs de lycée professionnel

Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur
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NON AU GRAND CHAMBOULE-TOUT DE LA RÉFORME DES LYCÉES PROS
Le SNALC dit non au grand chamboule-tout de la réforme des lycées pros et appelle à la mobilisation le 12 décembre 2023 avec l’intersyndicale voie professionnelle. [En savoir plus]
Le SNALC interpelle Carole Grandjean sur le plateau de France bleu
Le 6 décembre 2023, Jean-Rémi Girard, président du SNALC, est l’invité de Wendy Bouchard dans l’émission « Ma France », avec la ministre déléguée à l’enseignement Carole Grandjean.

Extrait de l’émission :

« Un mot quand même pour dire qu’on est tout à fait d’accord pour restaurer cette autorité de l’enseignant.

On aimerait aussi qu’on respecte l’analyse des enseignants et de leurs organisations représentatives. La réforme du lycée professionnel portée par Carole Grandjean, c’est quand même plus de 200 heures de cours en moins pour les élèves de lycée professionnel sur l’ensemble de leur scolarité.

On a du mal à comprendre en quoi on est dans un choc des savoirs et dans une exigence des savoirs avec moins de cours et plus de temps en entreprise. C’est pour ça que toutes les organisations syndicales sont opposées à cette réforme et qu’il faudrait peut-être revenir dessus.

Si on veut un choc des savoirs, il faut peut-être aussi écouter les représentants des enseignants sur ce point-là. »

NB : Le Ministère a publié, le soir même, un nouveau projet avec -170 h de cours dont -30 h en 2de et -42 h en 1re. Faire le choix de renforcer les enseignements fondamentaux en terminale : le Ministère aurait-il perdu le sens de l’adjectif « fondamental » ? (Cf grille horaire Bac Pro projet ministériel du 06 décembre 2023).
Réforme des LP : les syndicats et la FCPE claquent la porte de la CSL

Alors que les épreuves professionnelles représentent de gros coefficients pour l’obtention du diplôme, 85 heures d’enseignement professionnel seraient supprimées en terminale. [Lire la suite]

Exigence des savoirs : la contre-enquête du SNALC

Dans le cadre de la mission ” Exigence des savoirs ” mise en place par le Ministre de l’Education nationale, les personnels ont été consultés via une grande enquête dans laquelle le SNALC a vu un nombre important de biais. Le SNALC a donc décidé de construire sa propre enquête. [Lire la suite]

Réforme des LP : le SNALC reçu par la conseillère sociale du ministre

Compte rendu du SNALC. L’essentiel : Évolution de la carte des formations. Mise en place d’un parcours différencié en terminale et les modalités de l’enseignement du français et des mathématiques, au nom du choc des savoirs fondamentaux prôné par le Ministre… [Lire la suite]

Tale et grille horaire Bac pro : encore moins d’école et de PLP

Refonte grille horaire Bac Pro rentrée 2024 pour l’introduction de 6 semaines de parcours différencié en terminale avec un nouveau calendrier examen. Création de deux EDT élèves et enseignants pour l’année de terminale : tronc commun et parcours différencié. Perte de 60 heures en 2de et 56 heures en 1ère de cours.[Lire la suite]

Une réforme des lycées pros terminable
Le SNALC rejette les annonces faites à la presse par la ministre Carole Grandjean sur l’organisation de la terminale professionnelle. Sur le fond, le ministère détourne un grand nombre d’heures de cours pour répondre à une commande présidentielle : augmenter le nombre de semaines de stages, alors que nos élèves ont besoin d’École. Cela se fait contre l’avis majoritaire de la profession. [Lire la suite]
Réforme des LP : conférence de presse et mobilisation le 12 décembre
Pour stopper le démantèlement organisé de nos lycées pros et contre la dégradation de la classe de terminale nos organisations mèneront le combat en intersyndicale. L’intersyndicale voie pro appelle tous les personnels à préparer et réussir une mobilisation d’ampleur le mardi 12 décembre pour exiger le retrait de cette réforme des lycées pros. [Lire la suite]
L’EPS : bonne à tout faire ?
Un (énième) projet de réforme des LP prévoit que les élèves de Terminale Bac Pro qui se destineraient au supérieur pourront passer par une période de 6 semaines en fin d’année de «préparation à la poursuite d’études». [Lire la suite]
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LE MOINS CHER DE L’ÉDUCATION NATIONALE

Nos salaires sont trop bas. Le point d’indice est gelé.

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francebleu – Annonces de Gabriel Attal pour l’école. Le SNALC interpelle Carole Grandjean

« … je ne crois pas que Gabriel Attal annonce forcément une hausse du taux de redoublement. Ce qu’il annonce, c’est que la décision revient aux enseignants et que ça remet l’expertise professionnelle de nos collègues au centre de la chose. »
Jean-Rémi GIRARD
Président du SNALC

Une France qui s’inquiète du niveau de nos écoliers en mathématiques et en Français. Face à ce constat, le ministre de l’éducation nationale Gabriel Attal veut un « choc des savoirs », et faciliter le redoublement, laisser le dernier mot aux enseignants, installer dans les classes des groupes de niveau dès la 6e en maths et en Français, ainsi qu’une réforme du brevet pour en faire une condition de passage en seconde.

Sur francebleu le 6 décembre 2023, Wendy Bouchard est revenue sur toutes ces annonces avec la ministre déléguée à l’enseignement Carole Grandjean et Jean Rémi Girard, président du syndicat SNALC.

francebleu – Wendy BOUCHARD

Bonjour Jean-Rémi Girard, vous qui êtes professeur de français et président du SNALC, bonjour à vous. Faciliter le redoublement qui ne soit plus tabou, faire redoubler les élèves, y compris dans les petites classes. Carole Grandjean parlait à l’instant des niveaux des élèves en fin de CP, redoubler son CP, ce serait, par exemple, une bonne piste.

SNALC – Jean-Rémi GIRARD

Alors, nous, au SNALC, on pense effectivement que s’il doit y avoir redoublement, il vaut mieux qu’il intervienne tôt dans le parcours de l’élève plutôt que tard. Un élève qui a des difficultés majeures en lecture en CP ou en CE1, si on attend la quatrième pour qu’il redouble, ça n’aura absolument aucun effet, et ça n’en avait déjà pas quand le redoublement était plus massif en France. Mais je ne crois pas que Gabriel Attal annonce forcément une hausse du taux de redoublement. Ce qu’il annonce, c’est que la décision revient aux enseignants et que ça remet l’expertise professionnelle de nos collègues au centre de la chose. Et ça c’est très important, puisque aujourd’hui, que les élèves aient 2 ou 18 ans, de toute façon, ils savent qu’ils vont passer. Ça n’est pas forcément très sain, parce que le problème pour les élèves et pour leur estime de soi, ce n’est pas de redoubler, le problème c’est d’être en échec.

Ensuite, il y a des alternatives au redoublement, et Gabriel Attal en propose d’ailleurs une qu’on trouve beaucoup plus intéressante même que le redoublement. C’est que les élèves de troisième qui n’obtiendraient pas le brevet aient une année de préparation supplémentaire avant d’entrer au lycée, mais qui ne soit pas une deuxième année de troisième et qui soit faite d’ailleurs au lycée. Ça, ce qu’on appelle des années de propédeutiques, c’est beaucoup plus efficace que le redoublement. Il faut en revanche des moyens humains pour le faire, aujourd’hui on n’a probablement pas les enseignants pour ouvrir ces classes.[…]

francebleu – Wendy BOUCHARD

Je laisse réagir quand même Jean-Rémi Girard sur le sujet parce que ces groupes de niveau sont opérants dans certains collèges, et le seront, souhaite Gabriel Attal, à partir de la rentrée prochaine dès la sixième. Puis ensuite, on accélère tout au long du collège. Pourquoi pas dans les petites classes aussi, Jean-Rémi Girard, pour répondre à Cathy et à sa petite fille qui est en CE1 ?

SNALC – Jean-Rémi GIRARD

Alors, déjà, on n’a pas les personnels, on n’a pas les locaux, et on est tout à fait d’accord, Cathy, que si on avait plus d’enseignants, ce serait super parce qu’on pourrait prendre soit les élèves très en difficulté, soit les élèves avec beaucoup de facilité, et travailler avec eux d’une manière très efficace.

francebleu – Wendy BOUCHARD

Parce que l’idée est qu’on rajoute un professeur dessus, ou c’est le même professeur qui évalue ces élèves ?

SNALC – Jean-Rémi GIRARD

Par exemple, en primaire, il y a un peu moins de dix ans, c’était plus de maîtres que de classes, où on avait un enseignant supplémentaire dans une école, ce qui était déjà un premier pas, et déjà ça, on n’a pas réussi finalement à le maintenir et à le financer. Alors, il y a eu les classes à douze en éducation prioritaire en CP et en grande section, mais l’éducation prioritaire concerne une minorité d’écoles. Et on est bien d’accord que les taux d’encadrement, les tailles de classe aussi, sont un problème majeur. PISA le dit très clairement, avec le climat scolaire le plus compliqué pour apprendre. Nous sommes le pays où il y a le plus de bavardage, où les élèves vont mettre le plus de temps à se mettre au travail en classe. Et ça, si on avait des classes moins chargées, si on avait plus d’enseignants pour faire justement des groupes à effectifs réduits, ce serait beaucoup plus efficace. Mais ces enseignants, une fois encore, il faut les recruter. Aujourd’hui, il faut arrêter de supprimer des postes, ce que l’on fait depuis six ans quand même, on va peut-être le rappeler. Il faut en créer. Le ministre a parlé de création de postes, on aimerait bien les voir. Là, on supprime encore plus de 2000 postes d’enseignants.[…]

francebleu – Wendy BOUCHARD

Sanctuariser l’école, Jean-Rémi Girard, vous nous parliez des classes dissipées, beaucoup de bavardage, justement, difficulté à se concentrer. Le non-respect, ou le moindre respect, de l’autorité du professeur, on le ressent aussi clairement en France et au gré de ces dernières années, Jean-Rémi ?

SNALC – Jean-Rémi GIRARD

Ah, très clairement, le SNALC a fait une enquête auprès des collègues de l’école primaire jusqu’au lycée. Et la question de l’autorité, c’est une question qui revient ultra massivement, et cette question de manque d’autorité, de manque de respect, on est à 90% de nos collègues qui le disent. Il faut savoir qu’à l’école primaire aujourd’hui, selon une enquête de l’Éducation nationale, il y a plus d’incidents entre les enseignants et les accompagnants adultes de l’élève qu’entre l’enseignant et l’élève lui-même. C’est-à-dire que le manque de respect, alors il ne vient évidemment pas de parents comme Cathy, ça on l’a très bien compris, mais néanmoins, voilà, là on a encore eu des chefs d’établissement qui ont été frappés dans un collège de l’Isère, à Strasbourg, au lycée Kléber, on a un collègue qui a été menacé de mort par un élève, etc. Et ça c’est récurrent, l’école aujourd’hui est globalement moins respectée comme institution et ça se sait et ça se voit. Et ça c’est un problème majeur et ça, ça ne se résout pas d’un coup de baguette magique, même avec un ministre qui serait super volontaire, etc. C’est un problème de société globale, qui est lié aussi au fait que pour être respecté, il faudrait que le métier d’enseignant soit respectable, c’est-à-dire qu’il soit considéré dans la société, qu’il soit payé à sa juste mesure, qu’il soit effectué dans des conditions de travail correctes. Les élèves aujourd’hui voient que beaucoup de leurs profs sont fatigués, sont blasés, ils en ont marre aussi, on essaie de le cacher bien entendu parce qu’on est des professionnels, de temps en temps c’est pas toujours simple.

 

« …PISA le dit très clairement, avec le climat scolaire le plus compliqué pour apprendre. Nous sommes le pays où il y a le plus de bavardage, où les élèves vont mettre le plus de temps à se mettre au travail en classe. Et ça, si on avait des classes moins chargées, si on avait plus d’enseignants pour faire justement des groupes à effectifs réduits, ce serait beaucoup plus efficace… »
Jean-Rémi GIRARD
Président du SNALC

francebleu – Wendy BOUCHARD

Peut-être davantage de liberté aux professeurs dans l’application de ces programmes, tout en respectant un certain nombre de critères. Que pensez-vous des mots de Laurence ?

SNALC – Jean-Rémi GIRARD

On est tout à fait d’accord sur le fait qu’il faut que les programmes soient centrés sur les choses absolument nécessaires pour que les élèves réussissent leur scolarité, évidemment avec une culture scientifique, une culture artistique parce que pour nous, ça fait partie de cet essentiel et particulièrement à l’école primaire. On a rajouté ce qu’on appelle les éducations A, c’est-à-dire que finalement l’école de plus en plus prend en charge beaucoup de choses dont spontanément on aurait plutôt tendance à dire qu’elle relève de la famille. Mais on sait que les familles en France sont très diverses, que parfois ça fonctionne plus ou moins bien et on demande à l’école de plus en plus de choses dans des conditions de moins en moins bonnes d’ailleurs, avec des gens qui ont de moins en moins envie de venir faire ce métier et à l’arrivée, faut pas s’étonner qu’en empilant “vous devez faire ceci” et “vous devez faire cela”, un collège doit faire la sécurité routière, enfin, parler de la sécurité routière, le développement durable, le climat, et c’est très important tout ça. Il ne s’agit pas de dire que ce sont des sujets accessoires, mais un élève qui ne maîtrise pas les mathématiques et la physique-chimie, le changement climatique, il va avoir du mal à le comprendre.

Un mot quand même pour dire qu’on est tout à fait d’accord pour restaurer cette autorité de l’enseignant. On aimerait aussi qu’on respecte l’analyse des enseignants et de leurs organisations représentatives. La réforme du lycée professionnel portée par Carole Grandjean, c’est quand même plus de 200 heures de cours en moins pour les élèves de lycée professionnel sur l’ensemble de leur scolarité. On a du mal à comprendre en quoi on est dans un choc des savoirs et dans une exigence des savoirs avec moins de cours et plus de temps en entreprise. C’est pour ça que toutes les organisations syndicales sont opposées à cette réforme et qu’il faudrait peut-être revenir dessus. Si on veut un choc des savoirs, il faut peut-être aussi écouter les représentants des enseignants sur ce point-là.

 

« …La réforme du lycée professionnel portée par Carole Grandjean, c’est quand même plus de 200 heures de cours en moins pour les élèves de lycée professionnel sur l’ensemble de leur scolarité. On a du mal à comprendre en quoi on est dans un choc des savoirs et dans une exigence des savoirs avec moins de cours et plus de temps en entreprise…»
Jean-Rémi GIRARD
Président du SNALC


Vers un collège modulaire : le projet du SNALC pour le collège

© iStock ‐ Sneksy

L’idée d’un collège modulaire n’est pas nouvelle pour le SNALC. En avril 2013, notre secrétaire national chargé de la pédagogie, Jean-Rémi GIRARD – aujourd’hui, président du SNALC – construisait ce projet dont l’ambition était double : d’une part mieux gérer l’hétérogénéité qui était depuis longtemps l’un des écueils du collège, d’autre part renforcer la maîtrise des élèves dans des disciplines qui conditionnent lourdement la réussite scolaire, le français et les mathématiques – que l’on ne nommait pas encore fondamentaux.

À cette époque, le ministère avait fait un choix différent pour sa réforme du collège qui allait se concrétiser en 2016, avec les résultats que l’on connaît aujourd’hui.

L’enquête sur « l’exigence des savoirs », que le SNALC a menée en novembre 2023, montre que l’hétérogénéité n’a jamais été aussi prégnante dans les classes, créant un climat difficile à gérer. Les résultats des élèves dans les enquêtes nationales et internationales montrent que notre institution ne parvient pas à faire progresser près d’un quart de nos élèves.

Pour le SNALC, cette situation n’est pas acceptable. D’aucuns diront que proposer des réformes n’est pas le travail d’un syndicat, mais nous ne saurions nous contenter de demander « plus de moyens » sans proposer des changements profonds et nécessaires. Bien sûr, la diminution des effectifs, la revalorisation des professeurs pour rendre notre métier plus attractif ou tout simplement parce que notre profession la mérite compte tenu de son niveau d’études et de son degré d’implication, sont des revendications du SNALC et des conditions sine qua non pour un meilleur système scolaire. Mais si l’on ne change pas de logiciel, les mêmes erreurs se reproduiront.

Le SNALC propose donc des changements de programmes, une meilleure formation et un projet de collège modulaire mis à jour. Imaginé par le SNALC, ce projet de collège permettrait à chacun d’avancer à son rythme, sans enfermer quiconque dans une orientation déterministe et surtout en évitant de laisser des élèves sur le bord du chemin, dans des classes trop chargées et trop hétérogènes. Et si pour une fois dans l’Éducation nationale, réforme rimait avec progrès ?

 

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