Le mouvement 2020-2021 a commencé : rendez-vous dans notre rubrique MUTATIONS

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Il est impératif de faire calculer et vérifier votre barème au plus tôt par les élus expérimentés du SNALC. Un barème erroné ne pourra plus être corrigé en CAP et compromet définitivement vos chances de muter.

Toutes les informations importantes : https://snalcnice.fr/mutations/


Revalorisation : LE SNALC demande les plans de l'escalier

Revalorisation : LE SNALC demande les plans de l'escalier

Le SNALC, syndicat représentatif de tous les personnels de l'Éducation nationale, était présent lors de la réunion de cet après-midi avec le ministre, où les arbitrages ont été rendus concernant la revalorisation des personnels enseignants pour l'année 2021.
Pour le SNALC, cette première marche de l'escalier en 2021 n'a de sens que si nous obtenons la garantie d'une loi de programmation pluriannuelle, qui elle seule peut fixer les autres marches et permettre une revalorisation importante de la part fixe de nos traitements et ce, sans contreparties.
C'est pourquoi, puisque nous savons que le ministère de l'Éducation nationale n'est pas seul décisionnaire dans cette affaire, nous nous adressons à l'ensemble de la représentation nationale, au Premier ministre et au Président de la République : cette loi de programmation est la seule façon de garantir l'existence sur le long terme de cette revalorisation et de rétablir une forme de confiance avec les enseignants. Les chiffrages du SNALC sont connus et sur la (fameuse) table depuis plus d'un an : il faut maintenant conclure.
Sur l'utilisation de l'enveloppe de 400 millions (500 millions par la suite en année pleine), le SNALC valide le principe d'une prime d'équipement, qui est une prime fixe pour tous, conformément à nos demandes. Son montant (150€ net par an) n'est pour le moment pas à la hauteur, donc là aussi, il faut garantir qu'elle progresse dans les années à venir.
Le SNALC a refusé de se prononcer sur la prime d'attractivité, qui ne concerne qu'environ 30% des collègues, de façon dégressive en fonction de l'ancienneté. Si nous accueillons favorablement le fait que l'on ait abandonné les différences de traitement par corps, qui étaient purement vexatoires, nous devons obtenir une revalorisation pour tous, et donc discuter dès janvier des plans de l'escalier pour atteindre cet objectif.
Enfin, le SNALC n'oublie aucun des métiers de l'Éducation nationale. À ce titre, il a entre autres demandé qu'on aboutisse à des mesures réelles pour les directeurs d'école, et que l'on débloque une enveloppe spécifique pour les AESH. Il a également demandé l'ouverture d'un groupe de travail CPE et d'un groupe de travail professeurs documentalistes, afin de revoir le régime indemnitaire de ces collègues, qui ne seront pas concernés par la prime d'équipement. Pour le SNALC, cette exclusion n'est pas acceptable et doit immédiatement être réparée.

 


Situation sanitaire : Communiqué commun

Situation sanitaire : Communiqué commun

 FSU, UNSA Education, Sgen-CFDT, CGT Educ'action, SNALC, SUD Éducation, Sncl-Faen

 

Paris, le 16 novembre 2020

Au vu de la situation sanitaire et des tensions qu'elle fait peser sur le système éducatif, mais aussi du fait de la forte inquiétude des personnels de l'Éducation nationale sur le rôle de l'École dans la propagation de l'épidémie, les organisations FSU, UNSA Education, Sgen- CFDT, CGT Educ'action, SNALC, SUD Éducation, Sncl-Faen demandent :

 

  • l'organisation de points réguliers entre le ministère et les organisations représentatives, notamment à chaque fois que des annonces importantes sont faites publiquement. À ce jour, une seule réunion a eu lieu depuis le début de l'année, ce qui est très insuffisant ;
  • la mise en œuvre du cadre national relatif au plan de continuité pédagogique et l'élargissement aux collèges et aux écoles des possibilités aujourd'hui offertes en lycée en termes d'organisation pédagogique ;
  • un soutien sans faille de l'administration envers l'ensemble des personnels afin de leur apporter de l'assistance quand ils en ont besoin, et surtout d'éviter de leur compliquer la tâche par des contrôles tatillons, notamment sur les fonctionnements pédagogiques retenus ;
  • le recrutement de personnels (remplaçants, assistants d'éducation) comme annoncé par le ministre lors de la conférence de presse du 12 novembre, afin non seulement d'améliorer les conditions d'exercices actuelles, mais également d'anticiper sur les scénarios futurs ;
  • l'arrêt de toute utilisation et de toute communication par le ministère de chiffres dont la fiabilité est remise en cause par les méthodes de collecte, chiffres qui pourraient conduire à sous-estimer la propagation du virus au sein des écoles, collèges et lycées et, en cela, mettre en danger la santé des personnels et des

Grève sanitaire : Un cri d'alerte des écoles et des collèges

Grève sanitaire : Un cri d'alerte des écoles et des collèges

La journée de grève à laquelle participait aujourd'hui le SNALC s'est conclue de la façon attendue : plutôt suivie dans les écoles, très suivie dans les collèges, et peu suivie dans les lycées, notamment dans ceux ayant obtenu des allègements d'effectifs depuis ce lundi.
Pour le SNALC, cette grève montre deux choses.
La première, c'est que lorsqu'on nous écoute, on peut améliorer les choses. Ainsi, les aménagements dans les lycées sont réellement bien accueillis partout où ils ont pu être mis en place. Et pourtant, l'impréparation du ministère quant à la mise en oeuvre de son propre plan de continuité pédagogique était flagrante, malgré les nombreuses alertes du SNALC. Heureusement, les équipes réussissent en des temps records à mettre sur pied des fonctionnements certes imparfaits, mais qui permettent d'éviter le décrochage et de poursuivre un enseignement de qualité, le tout en limitant fortement le brassage et en sécurisant bien davantage que la semaine dernière l'ensemble des espaces de nos lycées.
La seconde, c'est que le protocole pseudo-renforcé est toujours aussi inapplicable et insensé dans beaucoup d'écoles et dans la plupart des collèges. Les collègues l'ont clairement fait savoir aujourd'hui.
Alors même que nous poursuivons tous l'objectif d'éviter la fermeture de nos écoles et établissements, le SNALC tient à rappeler qu'un nouveau cadrage national clair, permettant la distanciation et limitant les brassages partout, est indispensable.
À ce sujet, le SNALC tient à formuler un certain nombre de rappels :
• Les personnels grévistes ne sont ni des irresponsables ni des paresseux et s’ils ont été si nombreux ce jour, c’est aussi à cause du manque de considération à leur égard ;
• Dialoguer uniquement avec les syndicats de personnels de direction sur les questions sanitaires ne peut permettre au ministère de comprendre l'ensemble de la situation. Il existe des organisations représentatives de tous les personnels, dûment élues par ces derniers, et qui ont prouvé qu'elles étaient plutôt de bon conseil. C'est en ne nous écoutant pas depuis plusieurs mois que l'on en est arrivé là. Le SNALC demande donc que les journées de grève ayant permis cette évolution ne soient pas décomptées aux collègues ;
• Les personnels de l'Éducation nationale ne sont pas des épidémiologistes. Ainsi, laisser une large place à l'autonomie des écoles, collèges et lycées dans les décisions sanitaires est dangereux, et mène dans certains endroits à des aberrations. Le cadrage national doit être beaucoup plus clair, et beaucoup moins « dans la mesure du possible » ;
• La gestion de la crise sanitaire est globale. Les personnels n'acceptent plus de voir des chiffres faux être largement communiqués pour justifier que tout va bien à l'école, et que les contaminations, c'est forcément ailleurs. Nous n'accusons pas le ministère de produire intentionnellement des chiffres faux, mais le consensus est désormais largement établi sur le fait que le processus de fabrication de ces chiffres n'est pas fiable. En Allemagne, la chancelière elle-même reconnaît que seuls 25% des contaminations sont traçables (source). De même, certains propos tenus sur le degré de contagiosité des collégiens mériteraient que l'on présentât des excuses.


Santé des agents : Préavis de grève 

Santé des agents : Préavis de grève 

Monsieur le Ministre, La situation sanitaire liée à la propagation de la pandémie de la COVID-19 nécessite une protection totale et complète de la santé des agents publics. Cette obligation réglementaire est de la responsabilité des employeurs publics qui doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer cette protection. Or nous ne pouvons que constater et regretter que ce ne soit pas toujours le cas. La situation actuelle nécessite la présence massive et urgente de personnels dans les écoles, collèges, lycées. C’est pourquoi nous vous demandons de procéder dès à présent au recrutement de ces personnels, en particulier en ayant recours aux listes complémentaires des concours, et en réabondant les listes complémentaires lorsque cela s’avère nécessaire. Nous demandons donc des conditions sanitaires suffisantes. En particulier, les allègements d’effectifs demandés par les équipes éducatives doivent être mis en place. C’est pourquoi la FSU, la FNEC-FP-FO, la CGT Educ’action, le SNALC, SUD Education, le SNCL-FAEN appellent l'ensemble des personnels, titulaires et contractuels, à faire grève le mardi 10 novembre.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos respectueuses salutations.


Allègements des effectifs : un premier pas salutaire

ALLÈGEMENTS DES EFFECTIFS : UN PREMIER PAS SALUTAIRE

Dans le très grave contexte sanitaire que nous connaissons, encore rappelé tout à l'heure par le Ministre de la Santé, le SNALC a pris connaissance des nouvelles prises de positions du Ministre de l'Éducation nationale. Ce dernier, dans des messages adressés au personnels, indique enfin qu'« afin d’assurer la continuité pédagogique pour les élèves tout en garantissant la protection maximale pour les personnels et les élèves des lycées, des plans de continuité pédagogique vont être mis en place chaque fois que cela sera nécessaire. Ces plans vont permettre de maintenir un accueil des élèves sur au moins une partie du temps scolaire et d’assurer la continuité de leur apprentissage. »La version pour les chefs d'établissement détaille davantage le cadre d'organisation, et annonce qu'une instruction ministérielle sera bientôt adressée.Pour le SNALC, c'est une prise de conscience très tardive, mais c'est une prise de conscience. Depuis la deuxième quinzaine de septembre, nous appelions le ministère à préparer les conditions de mise en œuvre de son plan de continuité pédagogique et à commencer à l'appliquer là où le virus circulait. Nous espérons n'avoir pas été entendus trop tard.Le SNALC appelle donc tous les personnels des lycées à mettre en œuvre au plus vite des organisations permettant la distance physique en classe et à la cantine, et assurant de limiter le brassage dans tous les autres lieux. Il demande aux recteurs et DASEN de faciliter les choses, et de privilégier l'urgence sanitaire sans attendre la réalisation d'un beau plan de continuité de 20 pages. Il rappelle qu'un travail d'échange de qualité doit être mené avec les parents, pour que tout le monde comprenne bien les enjeux sanitaires et travaille à des solutions acceptables par tous.À ce sujet, le SNALC rappelle au ministère et aux rectorats que nous avons besoin de personnels, mais aussi d'un travail immédiat avec les collectivités locales pour pouvoir accueillir les élèves dans des tiers lieux, avec un encadrement et du matériel informatique, les jours où ces derniers ne sont pas dans le lycée.Enfin, le SNALC demande que cette disposition soit élargie aux collèges et aux écoles primaires qui le souhaitent, en garantissant là aussi que les enfants soient pris en charge les jours où ils ne sont pas en présence, dès que les parents en font la demande.Conscient que c'est aussi par la pression unitaire que nous avons obtenu ces directives, le SNALC maintient son appel à la grève du 10novembre, mais uniquement pour les écoles et établissements dans lesquels ces annonces resteraient lettres mortes.


Puisque notre Ministre est défaillant, prenons nos responsabilités

Puisque notre Ministre est défaillant, prenons nos responsabilités

Le SNALC fait le constat que notre propre ministre nous met, personnels de l'Éducation nationale, dans une situation intenable à partir de lundi. Le choix contraint dans lequel il nous a enfermés, c'est soit celui de la soumission à un protocole sanitaire « dans la mesure du possible », qui n'est ni fait ni à faire, et dont les rares nouvelles mesures sont souvent inapplicables ; soit la mise au pilori en place publique et médiatique si nous osons nous opposer. Le ministre peut bien ne pas tenir les engagements qu'il a pris publiquement au printemps sur les « groupes restreints » d'élèves et qu'il a fait mettre par écrit en juillet (dans le plan de continuité pédagogique) : il sait et nous savons tous que la lutte sur le plan de la communication est inégale entre lui et nous. Le SNALC refuse pourtant de se laisser enfermer. Puisque notre ministre est défaillant, il appelle l'ensemble des personnels de l'Éducation nationale à prendre les décisions que le ministre refuse de prendre pour protéger personnels, élèves et familles, dans le cadre des prérogatives de chacun (IEN, directeur d'école, chef d'établissement). Par exemple, pour les collèges et les lycées, le SNALC appelle chaque chef d'établissement à se saisir de l'article R421-10 du code de l'éducation, qui indique qu'il « prend toutes dispositions, en liaison avec les autorités administratives compétentes, pour assurer la sécurité des personnes et des biens, l'hygiène et la salubrité de l'établissement ». Un chef d'établissement peut donc pallier la défaillance ministérielle et mettre en place un accueil par demi-classes ou groupes à effectifs réduits, avec alternance sur la journée ou la semaine. Le SNALC appelle chaque personnel, mais aussi les collectivités locales, les fédérations de parents d'élèves et les associations partenaires de l'école, à collectivement soutenir les chefs d'établissement, directeurs et IEN dans cette démarche, afin que tout élève qui ne pourrait rester à son domicile les jours où il ne se rend pas en cours soit accueilli et encadré dans d'autres lieux mis à disposition, avec du matériel informatique. Nous ne demandons pas aux parents de faire cours aux élèves et voulons maintenir les écoles, collèges et lycées ouverts tant que cela ne met pas en péril l'équilibre de notre système de santé. De même, nous devons pouvoir mettre en place toute organisation qui permet aux personnels de se réunir lundi matin jusqu'à 10h sans laisser des élèves à la porte de nos écoles, collèges et lycées (accueil par les collectivités, accueil par des personnels volontaires pour l'assurer dans les écoles et établissements, etc.), dans le respect du plan VIGIPIRATE « urgence attentats ». Puisque notre ministre ne nous accorde ni son soutien, ni sa protection, alors passons-nous de ministre et mettons en place nous-mêmes les conditions sanitaires acceptables à la poursuite de l'École. Et rendons un hommage décent à Samuel Paty. Enfin, le SNALC en appelle au Président de la République et au Premier Ministre. Vous devez prendre conscience de la gravité de la situation dans l'Éducation nationale, sur laquelle vous avez probablement été mal informés et mal conseillés, et prendre les décisions qu'il vous revient de prendre, au plus vite.

 


Que justice soit rendue à notre collègue

Que justice soit rendue à notre collègue

C'est avec effroi que le SNALC a appris l'assassinat d'un professeur d'histoire-géographie du collège du Bois d'Aulne de Conflans Sainte-Honorine D'après les premiers éléments évoqués, notre collègue aurait été tué car il aurait exercé son métier : enseigner. Nous sommes évidemment en attente d'informations fiables. Le SNALC adresse toutes ses condoléances à la famille de la victime. Nous suivrons bien entendu cette affaire et n'hésiterons pas à interpeller les autorités compétentes en fonction des éléments dont nous disposerons. Mais ce soir nous pleurons notre collègue et demandons que justice lui soit rendue.


Personnels à risques : décisions importante du conseil d'état

Personnels à risques : décisions importante du conseil d'état

Le SNALC a pris connaissance de la décision prise ce jour par le juge des référés du Conseil d'État. Ce dernier vient en effet de suspendre la liste restreinte des critères de vulnérabilité établie par le décret du 29 août dernier. « Dès lors, en l’absence d’une nouvelle décision du Premier ministre, les critères retenus par le précédent décret du 5 mai 2020 s’appliquent à nouveau. » Le SNALC a immédiatement écrit au ministère pour lui demander confirmation des effets de cette décision pour les personnels de l'Éducation nationale. Selon nous, cette décision implique que tous les personnels à risques de la liste « large » de mai dernier doivent être mis en télétravail et, si ce n'est pas possible, bénéficier d'une Autorisation Spéciale d'Absence (ASA), et ce dès demain vendredi et jusqu'à ce qu'une nouvelle liste soit officiellement publiée. Depuis la rentrée, cette disposition n'était réservée qu'aux personnels de la liste « restreinte » du 29 août. Le SNALC est en attente de la réponse du ministère, qu'il espère rapide. Dans l'intervalle, il invite tous les personnels vulnérables de la liste « large » de mai dernier à faire établir un document certifiant qu'ils répondent à un ou plusieurs critères de vulnérabilité, et à en informer par anticipation leur supérieur hiérarchique, dans l'attente d'une confirmation officielle. Le SNALC rappelle à toutes et à tous que ces 11 critères de vulnérabilité sont disponibles ici.


Compte Rendu d'audience avec le ministre

Le SNALC a décidé de rendre publics ses comptes rendus d'audience avec le ministère, afin que l'ensemble des personnels soit informé de façon transparente sur la teneur des échanges, sur ce que nous portons et sur les réponses du ministère.

Après un propos introductif du ministre, l'échange porte essentiellement sur les conditions de rentrée et les rémunérations. Le SNALC développe également d'autres points, dans un temps très limité.

 

Rentrée scolaire et situation sanitaire

Le ministre indique que le masque sera systématique pour les adultes et pour les élèves des collèges et lycées.

Le SNALC demande une attention particulière du ministre au sujet des îles qui sont rentrées avant la métropole. On parle actuellement de stabiliser le protocole sanitaire en vue de la rentrée et on oublie que la rentrée a déjà eu lieu — par exemple à la Réunion — sans directives ou préconisations sanitaires claires. Les collègues de la Réunion ont l’impression de servir de cobaye. Le SNALC signale que le rectorat de la Réunion adopte une attitude transparente et claire pour faire face à cette rentrée.

Le SNALC demande un protocole clair :

  • Qui décide de fermer et quand, sur quels critères ?
  • À partir de quand passe-t-on dans le système « mixte » et selon quels paramètres ?
  • Quelle est la doctrine précise en terme de port de masque ?
  • Comment se passera la gestion des cours de récréations et des cours extérieurs ?
  • Cantine : il nous faut des indications claires.

Le SNALC indique plusieurs situations pédagogiques où le masque viendra compliquer les choses (langues vivantes et surtout LSF, chorales…). Il demande des précisions claires en EPS : qu’a-t-on le droit de faire et de ne pas faire ? Comment se comporter en piscine ou dans un gymnase ?

Le ministre prend note des remarques. Tout ne sera pas dans le protocole sanitaire. Il y aura des documents d’aide à la décision (à l’attention des chefs d’établissement et des directeurs d’école), des vademecum, des annexes. Ce sera le cas pour l'EPS. Il fait remarquer que les solutions doivent être parfois locales car par exemple les cours de récréation sont diverses.


L'analyse du SNALC

La doctrine sur le masque suit ce que recommandent les autorités sanitaires. En revanche, beaucoup de points importants demeurent très flous, et ne peuvent être renvoyés au local.
Si le SNALC n'a pas demandé un protocole de 60 pages comme on a pu le connaître par le passé, il estime que ce dont nous disposons actuellement est léger, et fait porter une part importante de responsabilités sur les personnels. Il jugera les annexes promises sur pièce, mais ces dernières arrivent très tard (et même trop tard là où l'école a déjà repris).


Personnels à risque

Le SNALC demande avec insistance des réponses claires et précises au sujet des collègues à risques (vulnérables) : certificat d’isolement, ASA, travail à distance, etc. Il rappelle que contrairement au privé, la fonction publique a manqué de clarté l’an dernier sur ces sujets. Les collègues auront-ils des masques FFP2 ?

Il nous est répondu qu'une circulaire va bientôt sortir. On était l‘an dernier sur le régime des ASA. Ce ne sera plus le cas : la règle est de revenir au travail avec masque. Les collègues « à très fort risque » seront en arrêt maladie. Pour ces collègues à risque il y aura des masques chirurgicaux mais pas de FFP2 réservés aux personnels soignants.


L'analyse du SNALC

Cette position propre à la fonction publique est inacceptable.
Il y a une forme d'utilisation presque malsaine de l'arrêt maladie alors que l'agent n'est pas malade : tout repose finalement sur une sorte d'arrangement avec son médecin traitant. D'autre part, des personnes reconnues à risque pourraient parfaitement fournir du travail à distance, d'autant plus si la situation sanitaire se dégrade.
Aucune garantie à l'heure actuelle sur la suppression du jour de carence dans ce cas, ni sur le fait que l'agent ne passera pas à mi-traitement au bout de 3 mois.
Le SNALC invite évidemment tous les collègues concernés à se rapprocher au plus vite de leur médecin traitant. Il continuera à faire pression par tous les moyens possibles pour faire évoluer la position de l'administration.


Scénario d'enseignement « mixte »

Le SNALC revient sur le système « mixte » prévu en cas de dégradation de la situation sanitaire. Tel que c’est prévu dans les documents sur la continuité pédagogique, c’est le trou noir sur les élèves qui restent à distance (puisque les enseignants sont à temps plein en présence avec des demi-groupes d'élèves). Que font-ils et avec qui ? Certaines municipalités ont recensé les lieux l’on pourra rassembler ces élèves, ce qui correspond à une proposition du SNALC. Mais cela ne semble pas abouti.

Le ministère nous renvoie aux documents que nous venons de citer (et que nous connaissons).


L'analyse du SNALC

À force de ce concentrer sur la reprise de tous les élèves en présence, on a clairement laissé à l'état d'ébauche abstraite le cas où il serait nécessaire de limiter le nombre d'élèves en classe. Le système scolaire ne dispose aujourd'hui ni des personnels, ni du matériel, ni des locaux pour appliquer concrètement ce scénario, ce que le SNALC avait signalé déjà avant les vacances d'été.
Pour le SNALC, si la situation sanitaire se dégrade, ce sera une nouvelle fois le règne de la débrouille, et il faudra chercher (sans être sûr de les trouver) des lieux autres que le domicile de l'élève pour que ce dernier puisse travailler.
Le SNALC défendra individuellement et collectivement les collègues qui se verraient demander de faire un double travail (présentiel et distanciel). En l'absence de fourniture de matériel ou de prime ad hoc, il défendra également tout collègue ne souhaitant pas utiliser son matériel personnel si l'enseignement à distance était de nouveau à l'ordre du jour.


Revalorisation des enseignants

Le ministre confirme une première étape de revalorisation en 2021 (« première marche »).
Il y a aura deux grands temps de négociations : jusqu’à octobre pour cette première marche concernant l’année 2021, puis en novembre/décembre pour une revalorisation dans une logique pluriannuelle intégrant une réflexion sur le métier même du professeur.
Il rappelle qu’il y aura les États généraux du numérique à Poitiers en novembre et qu’une conférence sur le métier du professeur au XXIe siècle se tiendra en décembre.

Le SNALC rappelle que ses positions sont connues du ministère (nous avions déjà entamé, avant de l’interrompre à cause du confinement, un cycle de négociation l’an dernier). Nous ne sommes pas opposés à l’indemnitaire du moment qu’il s’agit de la part fixe, pour tous et sans contreparties.

Le ministre indique qu'il y aura de l’indemnitaire universel (prime numérique).


L'analyse du SNALC

Les tenants et les aboutissants de cette fameuse revalorisation semblent n'avoir pas changé ; les dangers qui vont avec non plus. Sur le sujet, nous vous renvoyons à nos analyses détaillées des réunions de février et mars 2020 :
www.snalc.fr/national/article/5313/


 

Personnels enseignants

Le SNALC rappelle que les LDG (Lignes Directrices de Gestion) carrière sont en discussion actuellement . Il rappelle que loi de transformation de la fonction publique a introduit une possibilité de recours contre les décisions défavorables prises par l’administration au titre du mouvement et de promotion de corps et de grade. Si les recours ont été définis dans les LDG mobilité, le ministère nous a déjà annoncé sans vraiment le justifier qu’il n’y aura pas de recours en terme de promotion de corps et de grade. Le SNALC souhaiterait des explications sur ce non respect de la loi.

Le ministère indique que les différentes positions syndicales ont bien été notées et qu'il y a eu des discussions avec la DGAFP sur ce sujet. Nous aurons bientôt des réponses et des explications.

Le SNALC interroge la secrétaire d'État à l'éducation prioritaire sur la revalorisation de la prime REP+ qui devait se dérouler sur trois années (rentrée 2018, rentrée 2019 et rentrée 2020). Il précise que l’arrêté actant la troisième et dernière tranche de cette revalorisation n’est toujours pas sorti et se demande si l’intention du ministère est de repousser cette dernière étape ou si la parution de l’arrêté est imminente.

Le ministère indique que ministre avait souhaité conditionner cette dernière de tranche à l’implication des équipes dans certains dispositifs. On a pris du retard mais cela fera partie de prochaines négociations.

Le SNALC redit sa volonté de voir avancer rapidement le dossier sur la direction d'école, et prend note que des réunions sont prévues très prochainement.

 

AESH

Le SNALC revient sur le sujet de la revalorisation financière des AESH ainsi que sur leur temps de travail. Qu’en est-il ? A-t-on abandonné ces négociations ? Les AESH sont dans l’attente.

Le ministère précise que ce n’est pas abandonné et qu’on en rediscutera bientôt.


L'analyse du SNALC

Nous continuerons évidemment de porter les légitimes revendications des AESH et veillerons à ce que les négociations aillent à leur terme.


 

Concours internes

Le SNALC rappelle la situation des admissibles aux concours internes, et indique à nouveau la position intersyndicale d'admission des admissibles.
Le SNALC indique qu'à tout le moins, compte tenu de la situation exceptionnelle, l'ensemble des candidats sur liste complémentaire pourraient être déclarés admis. Ce sont en effet des collègues que les jurys ont jugé dignes d’être reçus s’il y avait plus de postes au concours. Il demande plus de mansuétude à l’égard de ces collègues.

Le ministère rappelle ses contraintes budgétaires, et précise qu’il y a 660 collègues sur liste complémentaire et que 130 ont déjà été appelés dans le cadre des doublons. Nous aurons bientôt un point sur ce thème, avec des documents.

Le SNALC rappelle son autre proposition : que les admissibles de cette années conservent leur admissibilité pour la prochaine session.

Le ministère indique que cette proposition est toujours jugée anticonstitutionnelle.


L'analyse du SNALC

Nous avons fait depuis le début de très nombreuses propositions au ministère. Dans un contexte aussi particulier, où il y a plus que jamais besoin d'un surplus de professeurs, la position budgétaire du gouvernement est insupportable.


 

Réforme du lycée

Le SNALC termine par un point de fort mécontentement au sujet de la réforme du LGT. Une proposition (suppression des E3C1) exprimée presque unanimement par des acteurs majoritaires représentant plusieurs champs (enseignants et personnels, parents) a été rejetée de façon plus que cavalière. Le SNALC constate que le ministre n’ait pas su saisir la main tenue pour montrer que, pour une fois, le dialogue social fonctionne.