
Arrêté relatif à la reconnaissance des compétences numériques des métiers de l’enseignement et de l’éducation
Groupe de travail du 15 juin 026
Compte rendu du SNALC
LE THÈME
La Direction générale des ressources humaines (DGRH), la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), la Direction du numérique pour l’éducation (DNE) et la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP) réunissent les organisations syndicales représentatives afin de recueillir leurs avis sur l’arrêté et ses annexes, avec pour objectif de les soumettre au CSAMEN du 30 juin prochain. À défaut, ils ne seront pas soumis pour avis, mais pour information.
L’ESSENTIEL
L’arrêté met en place une attestation et une certification pour les personnels enseignants et éducatifs, en s’appuyant sur PIX pour l’attestation et sur un référentiel fondé sur le cadre de référence des compétences numériques, pour la certification.
Ni la certification ni l’attestation ne seront obligatoires. Les étudiants en master devront passer la certification, sans toutefois être spécifiquement contraints de l’obtenir pour valider leur master et être titularisés.
L’attestation s’adressera aux utilisateurs peu ou moyennement chevronnés du numérique éducatif. La certification concernera les plus experts.
L’administration n’a pas su préciser si l’obtention de l’une ou l’autre pourrait avoir un impact sur les postes ouverts, ou non, lors du mouvement.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
Le SNALC n’a rien contre PIX pour les élèves, mais n’était pas demandeur d’un PIX-Édu pour les enseignants. Par ailleurs, le référentiel qui figure en annexe 1 de l’arrêté est clairement problématique. En procédant à un simple copier-coller d’un document européen, le ministère se dote d’un référentiel totalement inopérant. Il encourage l’usage du numérique, s’appuie sur des compétences qui n’en sont pas et exige des actes qui ne relèvent pas des enseignants, le tout sans tenir compte des spécificités du premier et du second degrés.
Le SNALC réclame un véritable référentiel de compétences, adossé à une formation, afin de permettre une montée en compétences dans le respect de la liberté pédagogique.
L’AVIS DU SNALC
Le ministère n’a pas encore compris que le numérique ne doit pas constituer une contrainte supplémentaire pour les enseignants et les personnels éducatifs. Il doit être un outil au service des enseignants, pour leur permettre d’exercer leur métier dans de meilleures conditions.
